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Anciens maires avec nom de rue à Laval

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Chaque jour des Lavallois circulent place Hardy-de-Lévaré, longent la rue Victor-Boissel, stationnent place de Hercé, se promènent quai Albert-Goupil, traversent la rue Charles-Toutain, marchent avenue Robert-Buron, se garent rue Eugène-Jamin, s’arrêtent dans l’impasse Queruau-Lamerie, empruntent la rue Aimé-Billion ou vont au travail rue Adolphe Beck via le boulevard Francis-Le Basser ! Bref, onze anciens maires de Laval ornent une plaque de voie…

Découvrons-les par ordre chronologique…

 

Ambroise-Jean Hardy de Lévaré (1748-1759)

Né en 1700, le premier maire électif de Laval ressuscite une taxe, le tarif – imposée par les habitants eux-mêmes sur les objets et les produits de l’industrie –, qu’il emploie pour finir la place qui porte son nom. Il aménage plusieurs fontaines et achète l’hôtel de Pontfarcy (l’actuel centre administratif municipal) pour y installer l’hôtel de ville…

Jean-François de Hercé (1814-1829)

Cet éducateur polyglotte mène une vie très pittoresque que son arrière-petite fille écrira en 1985 dans une (auto)biographie parue sous un titre unique en son genre : Père, Maire, Evêque. Laval doit à Hercé l’achèvement du Pont-Neuf, la place de la Préfecture, l’hôtel de ville, le théâtre, la place qui porte son nom et accueillit longtemps le Palais de l'Industrie

Pierre Queruau-Lamerie (1832-1844)

Ce négociant en vin commence sa carrière d’homme public comme président du Tribunal de commerce… Maire de Laval, il inaugure l’actuelle mairie et prend quelques décisions fécondes pour la ville: le premier quai (aujourd’hui Sadi-Carnot), l’horloge du palais de justice, l’ouverture des rues Mazagran, de Nantes, du Britais, de Haute-Follis…

Charles Toutain (1860-1874)

Après avoir présidé la CCI et le Tribunal de commerce, il se démène pour sa ville et meurt dans l'exercice de ses fonctions de maire.Durant sa mandature, il poursuit la construction des quais, édifie le pont d’Avesnières, aménage la promenade de Changé, crée le service des Eaux, l’établissement du gaz, les annexions de Changé, Grenoux et Avesnières…

Aimé Billion (1879-1892)

Les Lavallois lui doivent, entre autres, le cimetière Vaufleury et le lycée qui portera le nom du peintre Henri Rousseau, l’acquisition du jardin de La Perrine, la pose de la première pierre du musée des Sciences (à l’époque musée des Beaux-Arts). Il agrandit également l’hôtel de ville et inaugure le champ de courses de Laval.

Victor Boissel (1892-1919)

Sous les mandats de ce teinturier industriel, Laval a vu naître la chapelle de l’hôpital Saint-Julien, le Palais de l’Industrie, la nouvelle prison… C’est à lui que revint l’honneur d’accueillir deux présidents de la République : Félix Faure (en 1896, pour un banquet républicain) et Raymond Poincaré, le 29 mai 1914, pour inaugurer l’usine des Eaux.

Eugène Jamin (1919-1933)

Entre 1919 et 1923, il lance la construction des bains-douches et permet au jardin de La Perrine de s'embellir prodigieusement; enfin, en 1929, il accepte que le rond-point de la place de l’hôtel de ville soit coupé en deux méritant ainsi son pittoresque surnom de « fesses à Gonnet ».

Adolphe Beck (1933-1945)

Sa rue abrite le siège du célèbre groupe laitier Lactalis … Industriel originaire d’Alsace, Adolphe Beck décède en avril 1954, dans sa 78e année. Ce que Laval lui doit ? L’aménagement de l’aérodrome Laval-Beausoleil, le premier plan d’urbanisme, la mise au point du service des eaux, le lancement de la Foire-Exposition.

Albert Goupil (1946-1956)

Imprimeur-éditeur (notamment du Dictionnaire historique de la Mayenne, écrit par l’Abbé Angot), cet orateur hors pair remplace au pied levé, en 1946, le docteur Le Basser qui, un an après son élection, avait démissionné sur un coup de tête. Goupil restera comme le maire ayant su panser les plaies de la guerre 39-45. Il a aussi créé un nouveau quartier : les Fourches…

Francis Le Basser (1956-1971)

Ses actions, en matière d’industrialisation, ont accompagné les Trente Glorieuses et l’extension démographique de Laval ; on lui doit, entre autres, la construction du quartier Saint-Nicolas et la piscine du même nom. Dans La Mayenne et moi, son successeur, Robert Buron confie qu’« il possédait au plus haut point la qualité essentielle à tout homme politique: la vitalité.»

Robert Buron (1972-1973)

Rallié au PS après le congrès d’Epinay, Buron devient maire en 1971 (alors qu’on le croyait «fini» politiquement). Il décède deux ans plus tard sans avoir eu le temps de faire grand chose. On lui doit néanmoins le jumelage Laval-Garango et d’avoir pris sur sa liste l’expert-comptable André Pinçon, lequel lui succédera en 1973 et sera réélu en 1977, 1983 et 1989…

Et les autres ?

Maintenant, reste à connaître les autres maires de Laval, ceux qui n’ont pas – encore? – donné leur nom à une rue de la ville qu’ils ont aimée au point d’y consacrer l’essentiel de leur énergie pendant, souvent, de longues années…

En comptant les trois derniers – toujours en vie en 2013, André Pinçon, François d'Aubert et Roland Houdiard – ils sont au nombre de 18.



 

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