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Anciens maires sans nom de rue à Laval

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Si tous les hommes sont égaux, certains le sont davantage que d’autres…

Ce trait d’esprit (de Georges Orwell) s’applique aux anciens maires de Laval…

Il y a ceux dont on parle quotidiennement car ils ont donné leur nom à une rue et ceux qui n’ont pas (encore ?) eu cet honneur ! Ils sont au nombre de 18. Découvrons leurs actions par ordre chronologique…

 

 Léon Foureau (1760-1768)

Ce juge royal qui avait eu une première élection difficile, est le premier à habiter l’hôtel de Ville…

Charles-René-Thomas Frin du Guy Boutier (1769-1790)

Il fait paver les rues du Gué d’Orger (1770), du Val-de-Mayenne (1773) et des Ursulines (1775). En 1774, il ouvre le chemin d’Avesnières…

François Hubert (1790-1791)

Maître-chirurgien et obstétricien, il ne reste qu’une année à la Mairie, rapport à la situation…révolutionnaire !

François-Joseph Le Pescheux-Dauvais (1791-1794)

Ce médecin accepte les fonctions de maire que plusieurs ont refusées à cause des risques mortels qui caractérisent la sinistre époque dite de la Terreur... Mais il ne meurt qu’en 1827, bravo l’artiste !

Antoine Piquois (1794-1800)

Ce maire a suffisamment de cran pour célébrer la chute de Robespierre en rappelant « les assassinats, les dilapidations commis sous le signe de la tyrannie ».

Etienne Boudet (1800-1810)

Cet homme couvert d’honneurs et de titres (membre du Corps législatif, chevalier de la légion d’honneur et de Saint-Louis…) prit part à toutes les guerres de la Révolution et se retrouva, en 1796, commandant militaire de la force armée de la Mayenne (2 000 hommes).

Jérôme-Charles Frin de Cormeré (1810-1813)

Sa vie fut un roman ! Trésorier des guerres en 1783 puis receveur particulier des finances dans l’élection de Laval, il jouit d’une fortune considérable au début de la Révolution. Après moult aventures, il devient receveur des impositions directes à Laval en 1796 puis receveur général du département en 1797, maire de Laval enfin, en 1810. Meurt dans l’exercice de ses fonctions…

Arsène Avril de Pignerolles (1829-1830)

Il remplace Jean-François de Hercé par ordonnance royale du 10 octobre 1829. S’il permet que le drapeau tricolore soit planté le 8 août 1830 – mais sans cérémonie -, cet authentique légitimiste démissionne dès l’annonce de la proclamation de Louis-Philippe. Il meurt en exil, à Prague, près de son cher Charles X.

François Perrier La Saulais (1830-1832)

Propriétaire, ancien adjoint nommé par ordonnance royale du 11 septembre 1830.

Jules Le Clerc d’Osmonville (1844-1847)

Officier de la légion d’honneur, commandeur de l’ordre de Saint-Grégoire-le-Grand, député au corps législatif, président du Tribunal de commerce, conseiller général… le successeur de Pierre Queruau-Lamerie se fera longtemps appelé citoyen Jules Leclerc.

Esprit Segretain (1853-1857)

Sa vie est connue grâce à sa correspondance avec son ami Louis Veuillot, rédacteur du journal catholique L’Univers. Battu aux législatives de 1857, ce frondeur spirituel se retire de la mairie de Laval plein d’amertume et de rancœur.

Ambroise François Xavier Blanchet (1857-1860)

Il fait percer la rue de l’hôtel de ville et construire les trois quais de la rive droite. Il décide de créer l’établissement de la Providence.

Jules René Fay Lacroix (1875-1878)

Avocat-avoué, commandant de la Légion d’Honneur et membre du Conseil général de la Mayenne.

Louis Marchal (1878-1879)

Les Lavallois doivent à cet ingénieur la construction de l’hôtel des postes et télégraphes.

André Pinçon (1973-1994)

Il réaménage le centre-ville, lance un nouveau plan de circulation, fait construire la salle polyvalente (à la place du Palais de l’Industrie) et la bibliothèque, crée le centre d’études supérieures de droit et d’économie de la Mayenne-Laval, aménage les allées de la Résistance, supprime les anciennes halles…

Yves Patoux (1994-1995)

En un an et demi de mandat, l’ancien adjoint aux finances d’André Pinçon aura juste le temps de «chapeauter» le déménagement des services administratifs dans l’ancienne poste.

François d’Aubert (1995-2004 puis 2005-2008)

Tout en participant à plusieurs gouvernements, il fait venir Cinéville et construire Médiapole dans le centre-ville, lance Laval Mayenne Technopole, crée plusieurs festivals et animations très prisées (illuminations, marché de Noël…), permet au 42ème régiment de s’installer à Laval…

Roland Houdiard (2004-2005)

Devenu ministre de la Recherche, François d’Aubert doit céder son fauteuil de maire à son plus fidèle lieutenant (avec Paul Lépine) qui lui tiendra sa place au chaud jusqu’en septembre 2005. Le temps de faire avancer certains dossiers, le parking de la Gare, par exemple…

A quand une plaque ?

Une question pour finir : s’il semble improbable que les « plus anciens des anciens » aient un jour leur plaque de rue, les quatre derniers devraient avoir cet honneur tôt ou tard.

Gageons que le premier servi devrait être Yves Patoux décédé le 25 mars 2002.

 

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