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Le retour des francs (doux rêve)

francpeintureDans le C’était Laval de septembre, j’avais illustré mes deux pages consacrées à certaines « rentrées » par une oeuvre du peintre André Le Boz représentant des francs. Ce cadeau de l'ancien obstétricien qui aida ma mère à me mettre au monde à Sainte-Elisabeth le 15 février 1963, je l'avais ainsi légendé : La monnaie des rentrées évoquées. Une peinture de l’artiste lavallois André Le Boz qui réjouira tous ceux que l’euro continue de crisper… Bref, en 2003, je continuais d’envoyer quelques petits coups de pied contre la "nouvelle" monnaie unique qu’on n’imagine plus quitter la scène aujourd’hui. Quoique…

La suite dans le livre...

Vive le passé (C'était Laval)

abb-laizLa dernière livraison de la revue du Club des Gauchos à Poils Gris me permet de mieux connaître deux beaux personnages, deux érudits fort dissemblables bien que tous deux nés en Mayenne : Jules Trohel et René Etiemble. Bien que magnifiquement illustré le C'était Laval suivant est vite devenu sans intérêt car il livre le programme des Fugues du Patrimoine 2003 ! Plus intéressants, les numéros qui viennent après me permettent d'évoquer la naissance des crèches lavalloises, le clown Krado, l’histoire du quai Béatrix (exposée aux archives municipales) et quelques rentrées de septembre... Vint ensuite un C'était Laval narrant la vie aventureuse de Jean-François de Hercé, un ancien maire de Laval si pieux qu'à la mort de sa chère et tendre, il devint prêtre et, brillant en tout, termina sa carrière ecclésiastique comme évêque de Nantes... Le numéro suivant rend hommage à un autre prêtre, le Père Laizé (photo), et le dernier C'était Laval de l'année évoque le passage de l'armée vendéenne dans notre cité, en 1793...

Francis Fouasse (In Memoriam)

fouassePrésident des socios du Stade Lavallois pendant 23 ans, Francis Fouasse nous a quittés le 12 novembre, à 55 ans, emporté par un cancer. Dynamique et d’un commerce agréable, il laisse le souvenir d’un supporter de qualité supérieure c’est-à-dire d’un partisan d’une équipe de football capable de respecter l’adversaire en toutes circonstances. En D1 comme en D2. Avec un club de 700 ou 1 500 adhérents. Salarié d’une grande entreprise de restauration, il était l’un des seuls Lavallois à choisir le lieu de ses vacances d’été en fonction des déplacements du Stade Lavallois…

Merci Philippe Muray !

doc_scanns_jc_068Pour dénoncer cette montée en puissance de l’indifférenciation, du Tous pareil devant sa télévision et ses écrans plats, ces transformations qui, chaque jour, apportent un nouveau dont on se passerait volontiers, j’ai placé, dès 2003, des petits textes du grand écrivain français Philippe Muray (décédé en 2006), lequel a passé les dix dernières années de sa trop courte vie (60 piges, cancer foudroyant) à scruter l’évolution de notre nouvelle société, du nouveau monde. Un monde effrayant, terrifiant, sous des allures faussement bonhomme…

Non au risque zéro !

En décembre 2005, en songeant à l’inexorable montée des mises aux normes en tous genres, j’ai choisi un texte puisé dans l’excellent Moderne contre Moderne (Exorcismes spirituels IV, Les Belles Lettres), que j’ai intitulé tout naturellement  Non au risque zéro ! :

« L’incertitude, liée jadis à la vie, et qui pouvait dans bien des cas en faire le charme, est bannie. Le militantisme de la prévention la remplace. C’est aussi en vertu de ce principe devenu article de foi que les plaintes s’accumulent à propos de n’importe quoi… Celui ou celle qui en appelle aux tribunaux pour stress et avanies diverses dans l’exercice de ses fonctions, ou pour tension nerveuse et brimade potentielle, est un guerrier de la croisade pour ce risque zéro dont l’horizon obsède nos temps post-historiques. Mais ce n’est plus un tombeau dans cette croisade qu’il s’agit d’aller reconquérir. Ce n’est même plus un cimetière. C’est la paix des cimetières. Car nulle part ailleurs que là ne réside le risque zéro, c’est-à-dire la paix intégrale. »  C’est tout à fait ça !

L’écran de télévision

Autre texte excellent de Philippe Muray, que j’avais eu grand plaisir à placer dans le numéro de mai 2007  :

« A Bruxelles, de sinistres inconnus préparent l’Europe des règlements. Toutes les répressions sont bonnes à prendre, depuis l’interdiction de fumer dans les lieux publics jusqu’à la demande de rétablissement de la peine de mort, en passant par la suppression de certains plaisirs qualifiés de préhistoriques comme la corrida, les fromages au lait cru ou la chasse à la palombe. Sera appelée préhistorique n’importe quelle occupation qui ne retient pas ou ne ramène pas le vivant, d’une façon ou d’une autre, à son écran de télévision : le Spectacle a organisé un nombre suffisant et assez coûteux, de distractions pour que celles-ci, désormais, puissent être décrétées obligatoires sans que ce décret soit scandaleux. Tout autre genre de divertissement est un irrédentisme à effacer, une perte de temps et d’audimat. » Qui peut nier la pertinence de ce petit texte ?  Sûrement pas ceux qui ne peuvent se passer de télé !

Vieilleries du temps jadis

Dans le numéro de novembre 2007, j’ai placé l’extrait suivant qu’aucun élu honnête ne saurait démentir :

« Un village perdu au fin fond d’une province et qui refuserait de se voir désenclavé à mort, numérisé, maillé, muté en espaces multimédias (avec bistrot-tabac-Internet sur la place de l’Eglise), ou encore transformé en discothèque géante, en terrain de raves perpétuelles (la techno à la ferme), serait immédiatement mis en examen pour intolérance, xénophobie, cyberphobie ou conservatisme frileux ; et cela fait maintenant pas mal d’années que l’insupportable usage du terme frileux (…) sert à vouer à l’opprobre ceux qui s’opposeraient, de quelque façon que ce soit, à l’achèvement de la destruction mondialiste du monde. Les planétocrates, désormais, ne veulent plus entendre parler de rien qui ressemble encore à un attachement aux vieilleries du temps jadis. »  (Après l’Histoire)  Les planétocrates, nous en connaissons tous, y compris dans les rangs de ceux qui étaient les plus à cheval sur le respect du temps jadis…

Une allée pour le clown Krado (C'était Laval !)

c.kradoIl était une fois un petit homme au cœur immense qui fit le clown pendant 36 ans. Histoire de faire rire la galerie, bien sûr. Mais aussi – mais surtout ! – de récolter de l’argent pour lutter contre un mal qu’il avait lui-même enduré 59 mois et demi derrière les barbelés du stalag 17 en Autriche : la faim. Personnage épatant, inoubliable, Krado a désormais son allée à Laval. Une allée faite pour lui : elle est modeste et située près d’une rue que ce chrétien a su « illustrer » toute sa vie, celle de la charité…

La suite dans le livre...

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