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Un article pour rien, un !

marche.noelAussi incroyable que cela puisse paraître (vive le fait de travailler seul !), je n'ai écrit qu'un seul article pour rien entre novembre 1995 et mars 2008 ! Cet article - de 2007 - que je dus laisser de côté concernait l’arrivée de l’enseigne Félicie Gontran rue François-Mitterrand (pour les femmes) et galerie du Petits Prix (pour les hommes). « D’aucuns penseront qu’il était temps que cette enseigne soit présente dans notre cité : elle totalise 300 points de vente en France et a été conçue en 1841 !!! » Un certain Arnaud Neutron m’avait contacté et je l’avais interrogé comme les autres. Hélas, il m’a rappelé le lendemain pour annuler la publication…Sa direction de Paris, qui était chaude le mardi, ne l'était plus le jeudi... Je l'écris sans aucun risque d'être contredit : il y a des salariés qui ont des patrons qui ne savent pas ce qu'ils veulent... 

Un poème pour le Vieux Zinc !

marche.noelPour vanter le retour du Vieux Zinc, je décidai d’innover en composant un poème car deux autres restaurants étaient déjà à l’affiche du numéro concerné : Quand en l’an 2005, le Vieux Zinc dut fermer Les Lavallois, surpris, en furent attristés Normal : comment, gaiement, imaginer Le centre de la ville à tout jamais privé D’un vieux café connu, vraiment très apprécié Après plusieurs années passées à commercer Dans les pays de l’Est, un fils de charcutier Félix Cubarré, originaire d’Ernée Racheta le vieux café sans le débaptiser Et avec Monika, sa charmante moitié Redonna vie à la vieille brasserie Réjouissant ainsi ses très nombreux amis Heureux de pouvoir à nouveau y déguster Tous les jours sauf lundi, le midi, en soirée Des produits frais maison de grande qualité En salle ou à l’étage quand un groupe l’a demandé...

La suite dans le livre...

 

Cinq C'était Laval

marche.noelLes commerçants aussi, eurent droit à des doubles pages. La première rendit hommage à un établissement qui fit longtemps office de palace dans notre cité, et qu’un ouvrage copieusement illustré par des photos et des menus d’époque, a fort agréablement narré en 2004, L’hôtel de Paris. L’auteur de ce livre original, Stanislas Bereta, m’a permis de rencontrer sa grand mère Madeleine, celle qui, avec son mari Bignon, tint l’hôtel entre 1940 et 1972. Elle m'offrit quelques anecdotes à dévoiler dont une concerne mon jazzman préféré, Sidney Bechet…

La deuxième double page liée aux commerçants parut dans le C’était Laval du n°100 (février 2005). Elle décrit une charcuterie qui venait de disparaître du « Paysage Alimentaire Lavallois » après 66 ans d’existence. Cette histoire ô combien cochonne (mais que les prudes et les enfants peuvent lire sans être choqués !) me permit de rencontrer l’une des figures des Copains de l'Ancienne Cité, un "p'tit père" comme on dit, Robert Boursier, qui travailla chez ses parents, chez sa mère et chez lui enfin de 1958 à décembre 2004…

Le troisième s’intéressa à un mariage qui dure depuis plus de 130 ans : celui unissant la famille Vascier à la quincaillerie. A l’heure où les deux descendants en activité – Jean-Luc et Fabrice - viennent de quitter leur quartier du Pré Touffu – où ils étaient installés depuis 1968 – pour le Jardin du Marteau, j’ai retracé les étapes d’une veille maison née rue du Trio Sacré en 1880 et dont le nom le plus connu auprès du grand public est celui de Boulgom depuis l’an 2000.

Le quatrième concerna l’épicerie fine Papin-Launay qui vécut de 1909 à juin 2005. Cet article me permit d’interroger l’oncle et la tante de la dernière patronne, qui avait pris la suite de ses parents en 1968. Cette rencontre me donna des sueurs froides car, pendant l’entretien, Pierre Bézier, 92 ans, est tombé de sa chaise provoquant la frayeur de sa femme Hélène – elle aussi née Bézier. J’ai cru que ce nonagénaire incroyablement bien conservé (il avait arrêté l’année d’avant de jouer au tennis) n’allait point se relever…

La cinquième concerna, elle, l'imprimerie-papeterie Lacroix aujourd'hui disparue...


Lacroix

marche.noelLe 5e C'était Laval consacré aux commerces de la cité concerna la petite imprimerie-papeterie que le dénommé Octave Lacroix reprit en 1936 et que son Fidel de fiston et sa fille Jeannette maintinrent courageusement, malgré la concurrence des grandes surfaces, jusqu'en 2009. Si cet article est cher à mon coeur ce n'est pas seulement parce que j'allais, gamin, lire à la devanture de chez Octave les convocations pour les matchs de foot du ouiquende sous les couleurs de l'USL, c'est aussi parce que ma prose permit à ces deux "héritiers" de pouvoir "garder la vieille maison" quelques mois de plus...

Avec force détails (deux pages, c'est le pied !), j'y évoque le développement de la maison Lacroix lors des Trente glorieuses et le pourquoi de sa chute auprès de ses trois plus gros clients… Côté écoliers, il y a eu l’arrivée des grandes surfaces ; côté entreprises, celle des fournituristes et côté administrations, certaines ont jugé plus rentable d’avoir chez elles leur propre imprimerie intégrée… Quant au beau stylo que l’enfant se voyait offrir le jour de sa communion solennelle, la baisse de la pratique religieuse combinée à l’arrivée de l’informatique…

La suite dans le livre...


Ah, ces foutues marques !

marche.noelEn mai 2004, j’accepte de faire connaître deux frangins originaires du Mali qui vendent des vêtements aux particuliers à domicile. Pour étoffer cet articulet, je demande quelques noms de marques et Bernard-Marquis, l'un des frangins que j’interroge, m’en donne trois que je publie. Le problème c’est que je reçois, un mois après, un coup de fil de la responsable juridique d’une « grande » marque citée dans mon article. « Monsieur, la société que vous avez citée n’a pas le droit de vendre nos vêtements, seul M. X le peut… »

La jeune femme en question a contacté le jeune vendeur qui, avec son culot habituel, lui a dit que « les journalistes, vous savez bien, écrivent n’importe quoi ! » Je n’apprécie guère ce genre de réponse car si quelqu’un est bien incapable d’inventer le nom d’une marque de vêtements à Laval, c’est bibi… Bref, la société X exige un droit de réponse dans le prochain journal… Cette façon de voir les choses ne me convenant guère, je promets de régler le problème avec le commerçant en question…

Ce que je fis dans la foulée mais non sans peine car ce monsieur était aussi mécontent que désagréable. Enfin, pour obtenir son accord, je dus lui promettre un article pour fêter – ils n'allaient plus tarder - les trente ans de sa boutique de fringues, solution préférable au droit de réponse qui, lui ai-je dit (et je ne mentais pas) aurait tué la rubrique des commerçants « A la Une »… Ce serait dommage d’interrompre ce coup de pouce à cause d’une marque de vêtements, non ? Je n'eus jamais de réponse...

La suite dans le livre...

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