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Le Cyber Espace municipal (Perso)

internetEn 1998, la Ville a ouvert un Cyber Espace pour que les gens apprennent à manipuler une souris, charger un cédérom et surfer sur le ouèbe… Agacé par la manière dont les grands media traitent le sujet (inéluctabilité et pommade), j’introduis un "carré de couleur" sur la page concernée : Faut-il avoir peur de l’ordinateur ? « L’informatisation accélérée de la société préoccupe de nombreux parents, éducateurs, étudiants, etc. qui, à juste titre, se méfient de ce mouvement culturel planétaire qui tend à privilégier le virtuel sur le réel, l’information sur le sens et la communication électronique sur le contact physique.

S’il est encore trop tôt pour répondre à la question : l’ordinateur crée-t-il des petits génies ou des ânes bâtés ? Il est désormais possible d’avancer deux vérités : 1°) Refuser de s’en servir est aussi stupide que de ne plus s’en passer : 2°) Cet outil exceptionnel n’est qu’un outil.  Et il ne peut donner de bons résultats que s’il laisse une place essentielle à l’encadrement humain. D’où la nécessité – c’est le cas au Cyber Espace comme au centre multimédia du Clep – de pouvoir compter sur des animateurs conscients de ces vérités…

La suite, dans le livre…

Problèmes avec les psy (Perso)

blasonlavalPour lutter contre le malaise chez les adolescents, les professionnels de la santé et de la pédopsychiatrie ont créé  en cette année 1998 un lieu d’écoute où les jeunes peuvent parler, se confier, vider leur sac, bien lourd à porter en cette période où les repères sont aussi présents que les palmiers au pôle nord. Ce lieu a un nom, E.S.P.A.C.E (Espace Santé Prévention Adolescents Centre Ecoute), et une adresse - le 22, rue Auguste Beuneux, que les 12-20 ans peuvent fréquenter gratos, sans rendez-vous…

« J’avais 20 ans. Je ne laisserai personne dire que c’est le plus bel âge de la vie. » Cette pensée de Paul Nizan (1905-1940) est plus que jamais d’actualité dans notre France d’aujourd’hui. Un chiffre, un seul, énorme, effrayant, honteusement passé sous silence (on préfère parler du FN ! et encore du FN ! et toujours du FN !), suffit à confirmer que l’adolescence peut aussi être l’âge de tous les dangers : 20 000 jeunes de moins de 24 ans font une tentative de suicide chaque année. Du jamais vu dans notre Histoire !

Je tiens à dire que mon passage dans cet Espace tenu par deux psychologues du beau sexe ne fut point un franc succès et que plusieurs phrases un peu sèches furent échangées... Il est vrai que ces deux "Madame Je Sais Tout" étaient si pleines de leur savoir que je finis par en être agacé. Je me souviens leur avoir balancé que si j’avais 20 ans et un mal de vivre suffisant pour franchir la porte de leur "maison", je quitterais cette dernière plus mal qu'en y étant entré... 

Jérôme Savary (People)

savaryEn 1998, au rayon music-hall, notons l’insuccès du spectacle de Jérôme Savary : Y'a d'la joie et d'l'amour, sur des chansons signées Trenet. Cet insuccès (pour ne pas employer le mot bide) est dû, en partie, au choix de la date :6 janvier. Une date trop près des fêtes de fin d’année (le portefeuille est vide) mais... c’était la seule que Savary proposait ! Lequel Savary a dû subir une petite « cure d’humilité »  à la salle polyvalente, ce qui est parfois bénéfique pour un artiste comme on dit « arrivé ».

Les noms de rues (C'était Laval)

place.herceDans les C'était Laval, ce qui plaisait toujours beaucoup c'était l'évocation des noms de rue. J’avais commencé dès le premier numéro avec ceux portés par certains anciens maires de la ville. Grand succès !  En mai 98, je revenais sur le sujet - et dans les détails s'il vous plaît ! - via une série de huit double-pages. Intitulée Que faut-il avoir fait pour laisser son nom à une voie de Laval ? cette série démontrait que les personnages dont le nom est celui d'une de nos rues, places, avenues, passages, boulevards, impasses, ruelles, quais et autres allées, se sont illustrés dans toutes les activités de la comédie humaine. Et ce, qu’ils aient ou non jamais connu Laval !

Politesse oblige, j'ai débuté par les femmes puis vinrent les artistes et les sportifs…En juin, ce fut au tour des saints et des hommes d’Eglise : « La connaissance de notre culture chrétienne étant devenue ce qu’elle est (notre époque préfère les Spice girls à saint Martin et Cie), ouvrons le petit Robert au mot saint : Personne qui est après sa mort l’objet de la part de l’Eglise d’un culte public et universel en raison du très haut degré de perfection chrétienne qu’elle a atteint durant sa vieCompte tenu de la difficulté d’atteindre jamais ce type de sommet (aimer son prochain comme soi-même exige plus d’efforts qu’il n’en faut pour présenter un "prime time" sur TF1), mais également du long, très long passé chrétien de notre « cher et vieux pays », personne ne sera étonné de trouver à Laval, comme dans n’importe quelle ville de France, beaucoup plus de noms de saints sur les plaques de rue que de saints tout court dans son entourage (...)

Le numéro de juillet-août s’intéresse, lui, aux médecins. A Ambroise Paré bien sûr. Mais aussi aux quatre générations de Bucquet qui, de 1798 à 1918, ont pratiqué la médecine à Laval d’où le nom de la place qui, au sommet de l’escalier des Eperons, perpétue leur mémoire. Après un numéro consacré aux hommes politiques, la série se poursuit avec les maréchaux d’Empire suffisamment nombreux pour mériter deux pages complètes ; les combattants (Du Guesclin, Ambroise de Loré, André de Lohéac, Leclerc, Félix-Grat…) Puis vinrent les chercheurs et savants (Rostand, Daniel Oelhert…) Le feuilleton s'acheva dans le Laval Infos de janvier 1999 avec des patriotes qui, ne supportant pas que la France fût occupée par les nazis, n’hésitèrent pas à mettre leur vie en jeu pour qu'elle recouvre sa liberté…

La suite dans le livre...

 

 

 

 

Petit Pierre (Nécrologie)

cimetireLe 17 avril 1998 je reçois du président de Laval Karaté 53 une lettre qui m'intrigue :  "Monsieur, j'ai lu avec beaucoup d'intérêt votre article dans Laval Infos. Je tenais à vous en remercier car je l'ai trouvé clair et très bien fait. Le petit Pierre qui y est photographié nous a quittés il y a 15 jours et je trouve que c'est un beau pied de nez qu'il nous fait et un très bel adieu que vous lui témoignez. Encore merci… »  !!! Comment ! me dis-je, ce petit gamin a quitté le club alors que nous l'avons mis en photo pour le représenter ? Un peu cavalier comme procédé...

Mais non, je n'ai rien compris ! La réalité est différente, sinistre, effrayante : le petit Pierre, scolarisé à Sainte-Justine, est mort brutalement il y a 15 jours après s'être senti mal à la piscine Saint-Pierre-Thomas (gros mal de crâne). Je crains que mon article ne peine tous ceux qui le connaissaient. Mais une carte postale me "rassure" : « Votre numéro d'avril 98, dans son article Karaté, a fait paraître la photo d'un jeune judoka, Pierre. Cette photo me touche et me fait plaisir car son image restera présente. Pierre est décédé le 3 avril, sans prévenir, en pleine vie, heureux. Pour ses copains, ses amis, sa famille, des photos de ce genre nous réchauffent le cœur. Merci. Une amie de la famille. »

La suite, dans le livre…

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