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Des citations pour bien glander durant l'été...

melodie.bonheurEn cette période de grandes vacances, certains ont grand besoin de se donner bonne conscience pour s’adonner à l’oisiveté. Qu’ils lisent ces citations, elles les aideront à se détendre…

 

Le besoin de s'activer 

Ne rien faire est souvent mal vu. Et mal vécu aussi, y compris en vacances ! Ah, l’habitude du travail ! Du « j’ai encore ça à finir ! » Le besoin de s’activer coûte que coûte, l’obsession de ne pas « perdre son temps » ! Il est vrai que l’exemple vient d’en- haut : « Tu travailleras à la sueur de ton front !», a ordonné l’Eternel à Adam et Eve…

Tristan Bernard

Mais à propos d’Eternel, Paul Lafargue, dans son Droit à la Paresse, préfère retenir un autre fait :  « Jéhovah… donna à ses adorateurs le suprême exemple de la paresse idéale ; après six jours de travail, il se reposa pour l’éternité. »

Cette nécessité de se reposer, Tristan Bernard l’a également relevée : « L’homme n’est pas fait pour travailler. La preuve c’est que ça le fatigue ! » Autre preuve à ce qu’il avance :  « Trop de repos n’a jamais fait mourir personne ! » Quant au paresseux, il mérite des compliments car c’est « un homme qui ne fait pas semblant de travailler »,  lui…

Mais Tristan Bernard ne se contentait pas de théoriser : « Demain, j’ai un rendez-vous important, disait-il à sa femme de ménage, merci de me réveiller à 7 heures. Mais si à 8 je ne suis pas levé, ne me réveillez pas avant midi ! »

Jules Renard

La paresse, pour Jules Renard, c’est « une habitude de se reposer avant la fatigue », une habitude que les aristocrates ont beaucoup pratiquée avant la Révolution… C’était comme un marque de fabrique, avec l’obligation d’enfanter…

En témoigne ce procès-verbal de la Convention nationale du 15 floréal, an II : « La société populaire de Mayenne demande que les célibataires, les prêtres et tous les individus dont l’oisiveté atteste les sentiments antirépublicains soient exclus de toute fonction publique… »

Henry de Montherlant

Pour Montherlant, aristocrate de plume, l’oisiveté a pourtant du bon : « Si la paresse est le refus de faire non seulement ce qui vous ennuie, mais encore cette multitude d’actes – tissu de la vie – qui, sans être à proprement parler ennuyeux, sont tous inutiles, alors la paresse doit être tenue pour une des manifestations les plus authentiques de l’intelligence. »

D’où le conseil d’Alphonse Allais : «  Ne remet pas à demain ce que tu peux faire après-demain ! »

Jean Dutourd

Concernant le goût pour l’oisiveté, le fait d’éviter et de refuser l’effort, il convient d’apporter une définition claire et incontestable.

En effet, deux heures à rêver sous un chêne sera un acte louable pour le sage ; du temps de perdu pour un battant jamais au repos ! Comme l’écrit Jean Dutourd :  « Où finit la paresse, où commence la contemplation ? »

Marthe et Marie

Les chrétiens évoqueront la parabole avec Marthe et Marie ; la première se consacre à ses tâches ménagères quand l’autre s’assoit pour écouter le Christ… Glande-t-elle ? Oui, pour Marthe qui reproche à sa soeur de ne pas l’aider. Non, pour le Christ qui considère qu’écouter la parole de son Père passe avant la vaisselle…

Dans le même esprit Hobbes a écrit que « l’oisiveté est la mère de la philosophie » ; et Thackeray que « Le paresseux sans ambition se refuse entièrement à la lutte et se décerne le nom de philosophe. »

Gustave Flaubert

Baudelaire, lui, a écrit qu’« il y a des paresseux qui trouvent dans la couleur des rideaux de leur chambre une raison pour ne jamais travailler. »

Une chose semble aller de soi : la paresse vient avec le temps, les rides, les rhumatismes : " A un certain âge, les deux bras d’un fauteuil vous attirent plus que les deux bras d’une femme."

Si tous les pays sont concernés, certains peuples sont davantage pointés du doigt que d’autres. Les Corses, par exemple. Laurent Ruquier n’est pas d’accord : « On dit que les Corses sont paresseux ; c’est pas vrai… Ils sont vite abattus, c’est tout ! »

Antoine de Rivarol

A priori, les Chinois ne semblent guère attirés par la paresse, pourtant, l’un d’eux, Min Yu Tang a écrit cette pensée subtile : « A côté du noble art de faire faire les choses par les autres, il y a celui, non moins noble de les laisser se faire toutes seules. »

Néanmoins, concluons ces quelques citations avec Antoine de Rivarol dont La vie paresseuse a été joliment décrite par Louis Latzarus chez Plon en 1926 : « C’est un terrible avantage de n’avoir rien fait, mais il ne faut pas en abuser. »

Et maintenant, bonnes vacances à tous !

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