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Saint Guillaume présenté par Ouest-France

Le 29 février 2008, un article de Ouest France signé par Yvan Duvivier nous présenteGuillaume Garot, l'homme derrière le politique. C'est peu dire que le journaliste s'y montre fidèle au dicton qui fait le charme du quotidien breton à Laval : Plus c'est Garot, plus ça passe ! Pour ceux qui n'auraient point lu cette hagiographie, la voici commentée par mes soins avec, en caractères gras,  les paroles de saint Guillaume lui-même et celles de ses thuriféraires...

 

Garot par Garot

"Depuis 2000, les Lavallois ont appris à connaître l'homme politique Guillaume Garot. Mais que savent-ils de l'homme ?, demande Duvivier. Réponse de l'intéressé : "J'ai 41 ans, je suis célibataire et j'habite un appartement dans le Vieux-Laval." Hélas nous n'en saurons pas plus sur sa petite personne, sur son "misérable petit tas de secrets" (Malraux) car le "jeune député se retranche derrière un naturel pudique"...  Plus loin, Gentil Garot nous explique qu'il a "dû apprendre à devenir un personnage public et donc exposé" (sur la fortune ?, demanderont les camarades du Parti de Gauche ?) Puis Garot d'évoquer sa manière de travailler : "Oui, je suis très exigeant avec ceux qui travaillent avec moi. C'est le prix pour tenir nos engagements."

Garot par Daniel Vaillant

Ces choses dites, l'article n'est plus qu'un concert de louanges qui débute avec un ancien ministre de l'Intérieur (peu efficace), Daniel Vaillant, lequel mériterait de s'appeler Frimant ou Flambant. "Ce côté travailleur en politique, dit-il de Garot, il le tient de moi." Autre leçon de ce Monsieur Moa (qui n'a point le talent de l'autre !), leçon que Garot a retenue : "Mon école, c'est le terrain, et les gens qu'il faut servir." Et Vava de vanter "ses grandes qualités humaines" (celles de Guillaume, cette fois !) Pour l'ancien ministre, Garot peut être "d'un tempérament modeste, presque effacé..." C'est "tout sauf un apparatchik. C'est un homme de conviction, ouvert à la vraie vie." On aimerait bien savoir ce qu'est un homme ouvert à la "fausse vie" ! Un homme qui a donné la vie, peut-être (enfin, dont la femme a donné la vie, pour être plus précis...) ?

Garot par sa groupie Chauveau

L'encensoir atterrit ensuite dans la main d'une conseillère municipale de droite, Gisèle Chauveau, qui a lâché d'Aubert pour rejoindre Guillaumette après avoir beaucoup étudié ce dernier quand il ferraillait dans l'opposition et elle, dans la majorité (règle d'or : Gisèle Chauveau est toujours dans la majorité, c'est meilleur pour son tiroir-caisse !) : "Guillaume Garot préparait ses dossiers mieux que nous. Il faisait honneur à l'opposition." Mais Bobo La Tirelire ne s'arrête pas là et laisse parler son coeur d'or, à moins que ce ne soit sa libido : "Guillaume, c'est un amour de garçon !" Et cette traîtresse de conclure : "Certes, il n'est pas très extraverti. Mais il a conscience de l'autre. D'ailleurs les gens vont aussi spontanément vers lui qu'il va vers eux." On dirait saint Jean évoquant son divin patron...

Garot par François Gloria

L'encensoir passe ensuite chez le "directeur de campagne" de Guillaume, une figure de la gauche locale avec une belle barbe de père Noël, François Gloria (in excelsis Socialo !). Mais là, suprise, la remarque est un tantinet désagréable et on s'étonne que Duvivier de la Garoterie ait osé la publier : "Son exigence peut s'avérer stressante".... Tiens donc, tout ne serait pas rose bonbon chez Garoland...

Garot vu par son papa

Ancien député européen (deux mandats, belle retraite), Papa Garot est, lui aussi, réquisitionné pour vanter son Guigui de fiston  : "Mon fils n'est pas un m'as-tu vu". Non, et pourtant qu'est-ce qu'on le voit !, aurais-je écrit si j'avais signé ce papier.  Et le fils d'opiner : "C'est une forme de respect de l'autre que ne pas vouloir en imposer, de ne pas la ramener, tout simplement pour être à l'écoute." Sortez vos mouchoirs...

Garot vu par Jean-Christophe Boyer

Puis vient le tour de "son ami et chargé de communication dans cette campagne, Jean-Christophe Boyer", qui rappelle qu'en 2000 "Guillaume n'était personne, l'inconnu complet. Il n'était invité nulle part, il a dû s'imposer partout". Mais il n'ajoute pas - Dieu merci - que la presse lui a mis des bâtons dans les roues, qu'elle a toujours refusé de l'écouter, de faire passer ses messages et... de lui brosser des portraits qui font penser, le talent en mois, à ceux que Mauriac écrivait sur de Gaulle...

Conclusion

Paru peu de temps avant le jour du vote, cet article est si flatteur à l'égard de Garot qu'il valait à lui seul plusieurs dizaines d'affiches électorales placardées aux quatre coins de la ville par des militants expérimentés. Malgré tout ce qu'il avait fait pour Laval, d'Aubert, lui, n'eut jamais l'heur de plaire au quotidien le plus lu de sa ville préférée...  

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