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Maire 2 Boyer vu par Ouest-France

Dans son édition du 26 décembre 2008, sous la signature de Guillaume Le Du, Ouest-France publia un portrait de Jean-Christophe Boyer qui permet de mieux connaître le "Maire 2" de l'époque mais aussi de se faire une idée des sentiments admiratifs que cet ambitieux inspire au journal le plus lu de la ville. Un, deux, trois, c'est parti ! 

" Je me souviens des larmes de mon grand-père quand la gauche a gagné en 1981. Pas de doute : Jean-Christophe Boyer, l'adjoint aux finances de Guillaume Garot, maire, a été porté sur les fonts baptismaux du socialisme." Cette dernière phrase est essentielle : sans elle on aurait pu croire que le grand-père en question avait pleuré de tristesse en voyant le visage de Tonton apparaître sur les écrans télé à 20 heures pétantes le 10 mai 81. En tout cas, le lecteur est prévenu : JCB, 15 ans à l'époque, est un socialiste de la génération Mitterrand.

Toutefois la suite nous informe que son socialisme pourrait être plus "profond" que celui de la Mitte... " A 42 ans, ce Drômois, fils d'un cheminot cégétiste et d'une employée d'école, n'oublie jamais d'où il vient." Certes, c'est beau, c'est grand mais... je connais une bonne dizaine de chômeurs qui aimeraient bien être cheminots comme le papa de Jean Cricri car ainsi auraient-ils la chance d'avoir un boulot à vie (et, d'après ce que j'ai cru comprendre, le droit de toucher la fameuse "prime de charbon") ; je connais aussi des chômeuses qui apprécieraient d'être employées d'école.

Mais passons à la suite - à lire trois ou quatre fois (un samedi soir, par exemple, avec des potes de droite) : " Solidarité et partage reviennent chez lui comme un leitmotiv." Que c'est grand ! que c'est beau ! que c'est faux surtout ! Car la solidarité chez cet ambitieux de première bourre n'est qu'un trompe-couillon, un mot clé pour grimper plus vite au rideau des honneurs. Quant au partage, contentons-nous de sourire... 

"Ardent combattant lors des conseils municipaux", poursuit l'article.Tiens donc ! les membres de la majorité sont des combattants maintenant ? Je croyais ce noble nom réservé aux opposants, situation que Jean Cricri n'a jamais connue. "Ardent combattant lors des conseils municipaux (donc), Jean-Christophe Boyer doit sans doute contenir son tempérament lors des réunions avec sa belle-famille. Il partage la vie de Rachel, nièce de Pierre Méhaignerie, député maire UMP de Vitré."

Petite question : l'oncle d'une compagne, d'une concubine, c'est un peu éloigné comme belle-famille, non ? Il arrive même qu'on ne voit jamais ou presque les oncles de sa propre femme (c'est mon cas). Mais attendons la suite : "Malgré les divergences, le respect est mutuel." Que c'est beau ! que c'est grand ! que c'est débile surtout car Méhaignerie étant l'un des centristes les plus gentils de la confrérie, il y a fort à parier qu'il n'a aucune divergence digne de ce nom avec son "beau-neveu" ! Eh oui, tous les deux sont pour l'Europe des technocrates, la lutte contre les discriminations, le métissage en veux-tu en voilà encore !

Continuons l'article de Ouest-France, qui évoque alors la rencontre entre les deux leaders de la gauche locale... "Mais c'est à un socialiste qu'il doit son entrée en politique : Guillaume Garot. Les deux hommes se rencontrent à Paris en 2000. Jean-Christophe dirige une agence de communication. Guillaume Garot travaille comme conseiller politique de Daniel Vaillant, alors ministre de l'Intérieur. Il se prépare pour les municipales de 2001 à Laval. Jean-Christophe Boyer se propose d'assurer sa campagne électorale. Marché conclu : il invente les affiches orange fluo."

Le lecteur aura noté la pudeur du journaliste qui n'évoque point la fascination de ces deux êtres l'un pour l'autre, le coup de foudre mutuel qui leur est tombé dessus et s'est conclu, entre autres, par la naissance de ces affiches orange fluo... Mais passons aux choses sérieuses... " La collaboration débute par une défaite en 2001 mais se parachève en mars par une victoire en 2008. "Nos jeux olympiques à nous", conclut Jean Cricri.

La suite se déroule sous nos yeux. "Adjoint au finances, conseiller général, vice-président de Laval Agglo, il connaît parfaitement ses dossiers et n'hésite pas à les défendre en public." Il connaît parfaitement ses dossiers... Avouez que c'est rare de trouver un journaliste aussi dithyrambique concernant un élu, de surcroît totalement débutant ! Mais continuons la séance de brosse à reluire : " Le maire le laisse s'exprimer. Une amitié sincère les unit. Ils partagent les mêmes lieux de villégiature." Une question : utilisent-ils aussi la même crème solaire quand ils glandent en Corse sur la même plage (je prends cette destination au hasard) ou dans le Lubéron (un lieu très fréquenté par les socialos branchés) ? 

C'est une belle amitié, n'est-ce pas ? et ce d'autant que "Garot et Boyer c'est pourtant l'eau et le feu, poursuit Le Du. " Guillaume a beaucoup de sang-froid. Moi je suis plus sanguin, confesse l'adjoint." La suite ? " Ce boulimique de travail qui dort cinq heures par nuit s'échine à redresser les comptes de la Ville." Oui, vous avez bien lu : s'échine, de "S'échiner (Petit Robert) : se donner beaucoup de peine, s'éreinter." Rien que ça ! Commentaire du journaliste : " Avec talent."Forcément !

Et Le Du de poursuivre : " Son ascension surprend." Ah ça non, cher journaliste enamouré par son modèle, ce qui surprend c'est qu'on ait découvert si tardivement ce génie, ce travailleur-qui-ne-dort-que-cinq-heures-par-nuit, cet échineur-des-finances-publiques, ce grand communicant, l'inventeur des affiches "orange fluo" ! Mais comment Laval, la Mayenne, le pays même ont-ils pu attendre si longtemps ce Boyer qui, gloire à ma pomme, va redonner au prénom Jean-Christophe un lustre exceptionnel...

Suit un commentaire de François Zocchetto : "Il y a six mois personne ne le connaissait. Il doit tout à Garot." Le "leader de l'opposition" se plante : c'est Garot, si j'ai bien compris, qui doit tout à Boyer et à ses affiches "orange fluo" ! Mais passons et faisons comme si ce JC de compétition devait tout à Garot ce que le journaliste semble approuver puisqu'il écrit : " Il lui doit même sa place au Stade Lavallois." Et de nous assurer : " L'adjoint en fait bon usage. Il ne rate aucun match des Tangos." Eh comment ! Car c'est à Le Basser que cet ambitieux de la Drôme peut rencontrer tout ce que le département compte de chefs d'entreprises influents ! Il aurait tort de se priver et le fouteballe n'a rien à voir à l'affaire ! Le ping-pong attirerait pareillement les notables du coin, Boyer ne raterait pas un match non plus !

La conclusion de l'article reste sportive: " Jean-Christophe Boyer, skieur émérite, rêve par avance de la soirée accompagnant la montée de l'équipe de foot en ligue 2 !" Comme chacun sait, JCB a eu la chance de connaître ce grand moment de bonheur (aux côtés de son grand ami Philippe Jan), moment que Guillaume Le Du a certainement décrit dans la même veine - hagiographique - que celle que vous venez de lire en caractère de couleur.

 

 

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