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La collecte des déchets depuis 1972

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A compter d’août 1972, l’Usine de Traitement des Résidus Urbains (UTRU) de la zone des Touches broie les ordures ménagères de la Ville de Laval et les met en décharge, réduisant ainsi le volume des déchets tout en accélérant leur processus de désintégration.

En 1975, l’usine a broyé 46 tonnes de déchets dont une partie (les débris végétaux), transformée en compost, a été utilisée par la société Royal Champignon à Saumur…

Mais une question se pose : cette transformation a-t-elle un avenir ?

 

Non ! L’augmentation du plastique, du verre et du métal dans les poubelles a diminué la qualité de ce compost et ses débouchés dans l’agriculture… D’où la nécessité, pour la municipalité dirigée par André Pinçon, de trouver une autre fin pour ces déchets.

Parallèlement à cette réflexion, le service de collecte prend en charge, entre 1972 et 1975, le ramassage des ordures ménagères des communes de Saint-Berthevin, Bonchamp, Saint-Jean-sur-Mayenne, Louvigné, Forcé, Soulgé-sur-Ouette, Louverné, Le Genest, Andouillé et L’Huisserie.

Le combor

En 1977, à partir des ordures ménagères (triées, broyées, séchées puis passées dans des sortes de presse), la Ville commence à produire des granulés qui sont ensuite brûlés dans une chaufferie spécifique.

Ces granulés portent le nom de « combor » : comb, pour combustible ; or, pour ordures.

Chaque année, 20 000 tonnes de déchets collectés sont ainsi transformées en 6 500 tonnes de « combor », utilisées par la Société Thermique de Laval-Nord (STNL) pour chauffer 2 300 logements du quartier de Saint-Nicolas. Economies réalisées : 4 000 tonnes de fuel par an !

Le stockage

Parallèlement, la Ville cherche à résoudre le problème du stockage des ordures ménagères chez l’habitant. Dans les années soixante, elle avait lancé un premier projet de standardisation des poubelles. Echec ! Les Lavallois avaient continué de stocker leurs ordures dans n’importe quel récipient : seaux hygiéniques, bassines, lessiveuses…

En 1980, la municipalité tente d’imposer l’utilisation de sacs en plastique pour faciliter le travail des éboueurs et assurer une meilleure hygiène. Mis à part dans les habitats collectifs, ce nouvel usage n’est guère suivi…

Points d’Apport Volontaire

Quelque temps après, la Ville installe les premiers Points d’Apport Volontaire (PAV). Il s’agit de lieux où se trouve un ou plusieurs conteneurs accessibles en libre service pour que l’habitant puisse déposer ses déchets, préalablement triés, avant leur recyclage.

La poursuite de la collecte sélective franchit un pas de plus en 1985, quand des conteneurs destinés aux bouteilles de verre et de plastique alimentaire (PVC) sont installés dans les différents quartiers.

Les huiles « cracra »

En 1988 la Ville installe deux conteneurs concernant les huiles usagées. La collecte est plutôt bonne : 11 181 litres, qui produiront à l’usine de traitement du Havre 7 454 litres d’huiles régénérées…

Ce résultat est satisfaisant car cette huile est vraiment « cracra » : 1 litre versée dans un étang couvre… 1 000 m² !

Nouvelles poubelles

En 1990, nouvelle étape, également « gagnante » : la Ville met gratuitement à la disposition des particuliers et des commerçants près de 16 500 récipients standardisés avec couvercle et roulettes pour stocker et présenter leurs ordures ménagères au service de la collecte.

Ces conteneurs dont les volumes sont adaptés au nombre de personnes du ménage, sont placés le plus souvent devant chaque habitation. Emmenés jusqu’à la benne par un « ripeur » (en français, chargeur), ils sont déversés mécaniquement dans celle-ci. Ce système a permis d’adapter la périodicité du ramassage en fonction du volume des déchets.

En général, il est effectué deux fois par semaine.

El Combor passa…

En 1994, la Ville installe les premières bennes réservées aux déchets verts qui représentent 30% des ordures ménagères…

En juin 1996, la nouvelle équipe municipale au pouvoir dirigée par François d’Aubert abandonne le «combor» pour trois raisons : son coût élevé (entre 20 et 25% plus cher que le chauffage au fuel), les nuisances apportées par sa combustion à Saint-Nicolas, le Plan départemental d’élimination des ordures ménagères qui impose à Laval d’étudier, entre autres, la mise en place dans les années à venir, d’une usine d’incinération des déchets.

Séché Environnement

Mais en attendant cette nouvelle usine, les ordures ménagères rejoignent le centre d’enfouissement technique de Mézerolles (Séché Environnement)…

Près de 15 ans plus tard elles y vont toujours car l’idée de créer des usines d’incinération a, si l’on peut dire, fait long feu !

Enfin, dernière grande étape de l’histoire de la collecte des ordures ménagères à Laval : le 5 avril 1997, la Ville a ouvert une déchetterie zone des Touches où les Lavallois viennent y jeter leurs encombrants…

 

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