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Le Maître Mérigaud

blason« Mon cher Jean-Christophe, les délais d'une missive l'autre doivent évoquer à ton esprit droitier les heures perdues de l'empire soviétique. Ils soufflent au mien l'inquiétude des correspondances d'autrefois en souffrance dans les soutes d'incertains voiliers. Ma vie charrie sans pompe un continue d'obligations domestiques, familiales et professionnelles.

Je peine à trouver refuge pour être à moi-même et mes amis. Les joies de la famille compensent. Je lis peu et écris encore moins.

J'en apprécie d'autant plus mon nouvel abonnement. Jamais revue municipale n'aura été lue avec autant de jubilation. Tout m'y restitue à plaisir le grand Gruau que j'ai connu : droit, hâbleur, potache, sincère, ironique, décalé… Un Don Quichotte lavallois en butte avec la grande roue du temps et les troupes de la modernité. J'apprécie. Theilhard de Chardin à lire avec un camarade très intelligent : avoir besoin du sang de son voisin (au sens large) ; Amélita Baltar qu'on aimerait recevoir chez soi lors des fêtes de famille ; Jérôme Savary subissant une cure d'humilité à la salle polyvalente… le moindre articulet, le plus petit non événement jamais survenu à Laval est l'occasion d'une pirouette. Sans flatterie, c'est le meilleur canard local que j'ai jamais lu. Mais les Lavallois ne s'offusquent-ils pas d'une telle liberté de ton ? Merci, en tout cas, pour cet air du grand large d'autrefois. A très bientôt j'espère. Cordialement. »

L’auteur de ces lignes, Yves Mérigaud,  a été étudiant avec moi dans les années 80. Je cherche à le joindre mais ne trouve son adresse nulle part…

Que cette lettre - via le Net - me donne satisfaction !

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