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classe-matrisienneLes événements ayant eu lieu en 2001 à Laval furent légion, en voici quelques-uns : victoire nette et sans bavure de Sénert aux municipales du mois de mars, venue de la présidente du Parlement européen Nicole Fontaine, démolition des barres T5 de Saint-Nicolas, apparition d’une première classe maîtrisienne (photo), Saint-Vénérand retrouve ses deux superbes verrières, Charles Aznavour chante pour la dernière fois à la salle polyvalente, baisse des taux d'imposition municipaux (ou, c'était le bon temps !), lancement de Tremplin Jeunes, 3e biennale d’art naïf, grande fête des associations à l'occasion du centenaire de la fameuse Loi de 1901, rénovation de la rue de La Remontée, ouverture de la Médiapole, exposition d'une soixantaine de toiles signées Miro…

Les rosières de la Ville (C'était Laval)

rosiresMoins connu que les martyrs de Laval et l'apparition de la Vierge à Pontmain, l'épisode des rosières et du prix de vertu fit l’objet d’un C’était Laval en septembre alors que Loana et ses copines lofteuses suscitaient un vif intérêt dans le pays. Mais de quoi s'agit-il ? De distinctions que notre cité attribua de 1903 à mai 1968 à deux fillettes particulièrement vertueuses et méritantes. L’une était couronnée « rosière » et l’autre se voyait décerner un « prix de vertu ». Conformément aux conditions testamentaires d’une « vieille fille » dont le nom orne, depuis 1906, l'une de nos plaques de rue, Noémie Hamard.

Pour écrire cet article je rencontrai Fernande, épouse Boulard, la fille d’Amandine Lecomte qui fut la rosière 1924. « Maman aura évoqué son couronnement jusqu’à son dernier jour ». Il faut dire qu’Amandine n’avait pas eu l’occasion de beaucoup s’amuser dans sa vie car, orpheline de mère, elle devait s’occuper de son jeune frère et aussi de son père qui avait « des pertes de mémoire ». Plus tard, elle eut dix enfants dont un seul eut la chance de vivre, la Fernande en question, ravie d’évoquer la mémoire de sa mère…

La suite dans le livre...

Vive le passé (C'était Laval)

limination-immeubleL'année 2001 s'ouvre avec un C'était Laval consacré à l'entrée des Lavallois... dans le XXe siècle avec les événements qui se trouvaient narrés dans la presse du 1er janvier 1901...  Le mois d'après je fête un anniversaire : les 130 ans de la victoire française de Saint-Mélaine contre les troupes prussiennes... Dans le n° 59, je narre la construction de la zup-Saint-Nicolas car en novembre 2000, rasés par une pelleteuse, deux « immeubles-barres » de la rue Victor ont disparu du quartier. Ce C'était Laval est aussi l’occasion de rendre un hommage mérité aux hommes du bâtiment qui, de 1967 à 1970, construisirent plusieurs centaines de logements selon un procédé inédit à Laval : « la préfabrication lourde ».

 Le 60e C’était Laval fut, lui, consacré aux réalisations municipales auxquelles participa un ancien adjoint de Francis Le Basser, Jacques de La Croix-de-Lorraine. Cet article fut pour moi l’occasion de remercier cet homme que l’histoire de Laval passionne et qui m’a toujours aimablement fourni de nombreux renseignements sur différents sujets que j’avais à traiter : le développement de l’aéroclub, le jumelage Laval-Norton… Les C'était Laval suivants concernèrent les deux verrières récemment restaurées de l'église Saint-Vénérand et le quartier de la Gare né dans les années folles.

Dans le numéro 63, les Lavallois découvrirent qui était Noémie Hamard et la "grande oeuvre" qui la fit sortir de l'anonymat (le couronnement, chaque année, d'une rosière). Dans le n°64 quelques récents noms de rue furent commentés (Roger Cailleté, Jean Cornevin, les Trois frères Gruau...). Le C'était Laval suivant fut consacré à Bernard Le Pecq  (photo) et me permit de rappeler la justesse des vues du grand historien Jacques Bainville et le rôle néfaste des communistes entre 1939 et 1941...

Compte tenu des critiques de l'opposition (qui n'aimait point qu'on cherchât des poux dans la tête des cocos), le numéro suivant, le dernier de l'année (décembre), concerna un sujet plus neutre et, avouons-le, plus plat : les moulins à eau de notre cité… Pour me faire "oublier", je m'abstins de le signer et l'opposition ne le critiqua point lors du conseil municipal suivant... 

Les critiques du service (Réactions)

journauxLe 29 novembre, huit mois après la réélection de François de Sénert, la jeune Isabelle Penchant organise une réunion du service communication qu'elle coordonne du mieux qu'elle peut. But de l'opération : évoquer le Laval Infos. N’ayant point de temps à perdre et pensant que ma présence risquait de clore certaines bouches, je reste chez moi à gratter des articles.

Toutefois, dès le lendemain, je prends connaissance du rapport que me tend Isabelle, rapport qui fait état de dix-sept critiques, toutes  négatives et émanant, pour la plupart, d’une vieille fille aigrie qui se reconnaîtra peut-être. Dix-sept critiques ! Il y en aurait eu deux ou sept, j’aurais attaché de l’importance à cette réunion, mais dix-sept ! Comme dit l'autre avec les impôts : trop de critiques tue la critique !

Outre la police de caractère jugée "trop petite", le service trouve que "le bandeau du titre est trop gros et pas assez sobre" ; le format est "trop large", le papier "trop brillant", le grammage "insuffisant" ; "pas assez de photos noir et blanc" (pour une "plus grande sobriété")… La vieille fille en question a également demandé si l’on pouvait prévoir "une page pour l’opposition municipale", une autre pour les "numéros des services municipaux", une rubrique "permanence des élus". Une question est également posée :  "Les légendes sont-elles toujours pertinentes ?"

Evidemment le journal Le Rennais est vingt fois cité en exemple… Pour sa couverture, son titre, son format, sa rubrique "permanence des élus"… Ces critiques confirment ce que j'ai toujours pensé depuis des lustres : la plupart des communicants professionnels sont socialos ou socialisants… Donc ils veulent un canard de socialos. Comme à Rennes, à Angers, au Mans… Toujours cette incapacité à faire autre chose que le voisin, à être original... Toujours ce désir de copier sur les collègues de la grande ville, de jouer les moutons ; toujours cette envie d'être dans le coup, cette peur panique de passer pour un plouc, un ringard, un "has been"... 

 La suite dans le livre...


Gilbert Chaussis (In memoriam)

doc_scanns_jc_024En décembre, je rends hommage à Gilbert Chaussis et, surtout, à son Laval de rue en rue, un livre dont les deux tomes parus en 1991 et 1993 offrent une somme inégalable de renseignements susceptibles de réjouir n’importe quel esprit curieux peu ou prou attaché à notre cité. Car pour chaque rue d’icelle, l'auteur de savoureux classiques sur La Mayenne (Au fil de l’eau… Mystérieuse… ) a mené son enquête pendant près de cinq années. Sur le terrain, bien sûr (avant son accident cardio-vasculaire de juin 1999, notre arpenteur était infatigable !) Mais aussi dans les bibliothèques spécialisées et auprès de témoins ayant vécu tel événement ou bien connu tel personnage.

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L'Affaire Le Pecq (Réaction)

le-pecq-jeuneEcrit dans le contexte d’une Marseillaise honteusement sifflée au Stade de France par des "Français de papier", l’article concernant l'exposition sur Bernard Le Pecq évoque la jeunesse sportive du futur Résistant ainsi que sa passion pour l’aviation. Dans mon paragraphe sur la guerre j’évoque « le sinistre pacte de non-agression entre l’Union Soviétique du "gentil" Staline (un "camarade" peu fréquentable mais qu’idolâtrent des milliers de Français et la fine fleur du gratin intellectuel parisien) et l’Allemagne d’un monstre prénommé Adolphe dont les comportements trahissent un état de démence avancée.

Conformément aux prévisions de Jacques Bainville, le grand historien de l’Action française, prévisions livrées dans un ouvrage paru en 1920 (Les conséquences politiques de la paix), les politiciens (verbeux) de la IIIe République sont incapables d’arrêter la marche vers la guerre… que l’Angleterre et la France déclarent à l’Allemagne le 3 septembre, deux jours après l’invasion de la Pologne par les Nazis. Rappelé le 26 août en activité dans l’armée de l’air, Bernard Le Pecq s’apprête à faire son devoir de pilote de chasse… »

Cet article se poursuit par les exploits de Le Pecq au-dessus du plancher des vaches, sa rencontre à Londres avec de Gaulle et Passy, son retour en France où il sera arrêté le 10 octobre 1943, sur dénonciation… Il s’évadera quelques jours plus tard mais, blessé par un coup de revolver, s’écroulera après avoir effectué 150 mètres… " Ainsi mourut Bernard Le Pecq dont l’amour de la France en fit à jamais un héros. Et dont la vie, dans quelques mois, fera l’objet d’une publication signée par l’un de ses admirateurs, Bertrand Pétoche…" En attendant, menée désormais par le très actif Guillaume Falot, l'opposition critique fortement mon article lors du conseil qui suit la distribution du Laval Infos dans les boîtes aux lettres... 

La suite, dans le livre…

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