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Le numéro 100 (Journal intime)

journauxLe 8 Janvier, je reviens de Paris où j'ai bouclé mon 99e Laval Infos. Je commence le 100e ! Dans mon journal personnel, je note ces mots de Georges Haldas, qui résument le travail effectué depuis 1995 : L'héroïsme obscur de la régularité. Une autre pensée de cet écrivain suisse me va également comme un gant : Au fond, je n'aurai été qu'un témoin de la vie à travers ma vie et celle des êtres que j'ai rencontrés. Rien de plus. Mais là était mon champ.

Dans ce numéro 100, je consacre les deux pages du dossier au « magazine de la Ville de Laval ». Non pour le louer (ce serait présomptueux). Non pour le dénigrer (ce serait stupide). Mais pour évoquer sa naissance, ses acteurs, ses caractéristiques et quelques couvertures - une par année écoulée - ayant jalonné son histoire, qui débuta en juillet 1995, dans le bureau du maire ministre de l’époque… En bas, à droite dans un carré de couleur, je rédige le petit texte suivant à l’attention, entre autres, du nouveau directeur de la com’…

« Placé sous la responsabilité du maire et de l’adjoint à la communication (Jocelyne Faral, depuis mars 2001), Laval Infos est entièrement rédigé et maquetté par (bibi), son unique rédacteur. Lequel se permet de remercier ses très nombreux lecteurs. Mais aussi ses employeurs qui ne lui ont JAMAIS imposé la « relecture-censure » à laquelle ont droit tous les mois 99,9% de ses confrères aux quatre coins du pays… » Je pense avoir fait des jaloux parmi les confrères qui auront lu ces lignes…

Dans le numéro de mars, je place un texte de Montherlant, extrait, comme d’habitude, de ses éblouissants Carnets. Ce texte est particulièrement savoureux, à apprendre par cœur et à recracher quand besoin est, c’est-à-dire souvent, très souvent. Je l’ai intitulé L'ouvrir toujours ! :  Nous ne savons rien de la plupart des questions, ou nous en savons si peu. Cependant il faut parler, opiner, briller. Si encore vous êtes un homme célèbre vous pouvez vous taire dans une réunion ; votre crédit n’en sera pas diminué. Mais si vous êtes un obscur et si on vous demande, par exemple, ce que devrait être notre politique par rapport à l’Allemagne , répondez donc que la question n’est pas de votre ressort et que vous n’en savez rien : vous verrez de quel œil on vous regardera. Vous passerez ou pour un imbécile, ou pour un homme désagréable, ou pour un homme qui se désintéresse du destin de son pays. Vous sortirez en vous étant fait des ennemis.

La suite, dans le livre…

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