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Bienvenue chez Duquesne-Diffusion !

Cher JCG, je souhaiterais apprendre à nos lecteurs habituels une très joyeuse nouvelle que vos amis connaissent depuis trois mois : vous avez dernièrement retrouvé un travail de vendeur dans une petite librairie du VIIe arrondissement de Paris qui, au 27 de l'avenue Duquesne, propose des ouvrages similaires à ceux que vous vendiez à la Librairie française quand icelle était rue Bartholdi…

Oui, la Providence m'a offert un nouveau poste que je n'avais jamais imaginé décrocher durant les deux dernières années que j'ai passées à Laval, chez moi, avec le brassard de France Travail… J'avais envisagé de devenir croque-mort ou veilleur de nuit, mais pas un instant de retrouver le métier que j'avais exercé avec tant de passion et de fougue entre le 4 juillet 2017 et le 15 novembre 2022…

Le Ciel vous aurait donc fait un clin d'œil…

J'en suis intimement persuadé…Et ce d'autant plus que je venais pile poil de terminer l'écriture de mes trois tomes de souvenirs d'un libraire de droite... J'étais donc fin prêt pour vivre une nouvelle aventure professionnelle à l'âge où d'aucuns quittent définitivement le monde du travail...

Comment les choses se sont-elles passées, concrètement…

J'avais gardé d'excellentes relations avec le vendeur de chez Duquesne-Diffusion qui, en septembre, m'a annoncé qu'il allait partir à la retraite le 31 décembre 2024. Conscient d'avoir une chance à saisir, j'ai adressé ni une ni deux ma candidature à celui qui est devenu depuis mon nouveau patron…

Si ma candidature a revêtu la forme d'un courrier postal à l'ancienne, la réponse de la maison Chiré, elle, m'est parvenue près de deux mois plus tard via un courriel daté du 22 novembre :

« Bonjour Monsieur,

Vous nous avez adressé une lettre de motivation pour le poste de vendeur à la librairie Duquesne, votre courrier a retenu toute notre attention.

Monsieur d’Hautefeuille souhaiterait vous rencontrer pour un entretien à Chiré en Montreuil, la première semaine de décembre.

Quelles seraient vos disponibilités, mis à part le jeudi ?

Dans l’attente de votre retour, soyez assuré monsieur de nos sentiments les meilleurs.»

Rarement un courriel m'aura autant comblé…

Le plus incroyable est que ce dernier avait été classé dans mes courriels indésirables… Heureusement que je les consulte avec régularité...

Je me suis donc rendu avec une voiture de location au siège de la maison Chiré, dans la Vienne, à une trentaine de kilomètres de Poitiers.

L'entretien du 4 décembre 2024 s'est déroulé au mieux et, depuis le 21 janvier dernier, j'ai l'honneur d'être le nouveau vendeur de la librairie Duquesne-Diffusion créée en 1976.

Quels livres trouve-ton chez vous ?

Duquesne-Diffusion est la vitrine parisienne de la librairie par correspondance Chiré créée en 1966 par Jean Auguy pour diffuser de bons ouvrages jamais vantés par les merdias et, partant, ignorés par les « librairies généralistes ». 

Cette maison qui fêtera ses 60 ans l'an prochain est installée dans le charmant village de Chiré-en-Montreuil où elle organise chaque premier week-end de septembre ses fameuses « Journées chouannes » qui permettent à une centaine d'auteurs du camp national de rencontrer un millier de lecteurs.

Depuis les années 70, elle édite également des auteurs de référence dans leurs spécialités (Couvert, Vaquié, Poncins,...) ainsi que la revue de politique fondée par Henry Coston en 1957, Lectures françaises. Elle est aussi propriétaire de la librairie Dobrée à Nantes...

Les titres que vend Duquesne concernent essentiellement l'histoire, la politique française, les religions en général et la catholique en particulier...

On peut les classer en deux grandes familles. Il y a ceux qu'on peut trouver à la Fnac et ceux qu'on n'y trouvera jamais car ils émanent d'éditeurs refusant le diktat des ISMES (shoatisme, covidisme, réchauffisme, wokisme...) qui interdisent tout débat public digne de ce nom.

Pour conclure quel souvenir garderez-vous de votre arrivée dans votre nouvelle maison…

Un souvenir très particulier et que j'ai éprouvé le besoin de noter dans mon journal personnel…

Acceptez-vous de nous le lire, en conclusion de ce premier entretien concernant votre nouveau métier…

Bien sûr ! Le voici dans son intégralité  :

« Quand on étrenne un nouvel emploi on est particulièrement attentif aux moindres détails le concernant.

Nous avons tous connu ce genre d'expérience et d'aucuns se souviennent à jamais qui d'une collègue (plus ou moins) chaleureuse, qui d'une sonnerie téléphonique (plus ou moins) stridente, qui d'un écran informatique (plus ou moins crasseux), etc.

Le souvenir le plus marquant que je garderai de mon arrivée chez Duquesne Diffusion ne concerne point la boutique que j'ai cent fois fréquentée comme client ces trente dernières années : il a trait à l'immense calicot présentement affiché sur la façade du ministère qui se trouve pile en face de la boutique, celui dit du Travail, de la santé, des Solidarités et des familles. Ce calicot affiche un message pour le moins sinistre, déprimant et, avouons-le, anti-français et - surtout - anti-catholique.

Un message de quatre mots, avec un sujet, un verbe et un attribut :

AVORTER EST UN DROIT.

Il est accompagné de huit visages féminins qui fleurent bon la « diversité » vantée chaque jour dans les media depuis de longues années ; des visages de jeunes femmes qui ont dû être volontaires pour associer leur jolie frimousse à cette propagande pour la culture de mort.

Parmi ces huit visages il y a celui d'une icône de la république, une « intouchable » dont le nom a été donné à de nombreux établissements scolaires, une sainte laïque qui, après avoir siégé à l'Académie française (pour son œuvre littéraire ?) repose au Panthéon, une certaine Simone Veil (1927-2017) qui, comme ministre de la santé du gouvernement Chirac (1974-1976), fit passer « la loi dépénalisant le recours à l'Interruption volontaire de grossesse» ( interruption, précisons-le : définitive).

Cette loi entrera en vigueur le 17 janvier 1975, il y a tout juste cinquante ans.

D'où cette volonté gouvernementale de « fêter » cet événement qui a coûté à « notre cher et vieux pays » plus de dix millions de petits Français tués dans le ventre de leur maman. Des petits Français qui en auraient sans doute donné d'autres à leur mère patrie et dont certains seraient grands-parents aujourd'hui…

Amis lecteurs, ayant désormais ce calicot sous les yeux du mardi au samedi, de 11 h 15 à 19 h, je ne peux éviter de penser plusieurs fois par jour à trois jeunes femmes de ma connaissance qui n'arrivent pas à procréer depuis plusieurs années et en souffrent cruellement. J'ai aussi une pensée pour deux vieilles amies n'ayant pas eu de « deuxième chance » après avoir avorté dans leur « folle jeunesse». Pour ces infortunées, vanter l'avortement relève de la provocation…

J'en arrive à espérer que ni les unes ni les autres ne passeront me voir chez Duquesne Diffusion avant que ce sinistre calicot n'ait été retiré…

Comme nombre de père de famille, j'ai honte d'avoir des « dirigeants » qui placent la mort au premier rang de leur priorité. Et qui - autre scandale rarement évoqué - n'ont jamais tenu compte de ce qui figure dans la loi Veil : l'obligation de tout mettre en œuvre pour que la femme tentée par cette effroyable « liquidation » garde son enfant, le fruit de ses entrailles.

Un gouvernant digne de ce nom doit être - comme le furent les rois de France - économe des vies humaines de son peuple, et souhaiter coûte que coûte que ce dernier se développe.

Je pense de ce fait à un homme politique français récemment décédé - le 7 janvier dernier - et qui demeurera longtemps dans nos mémoires bien qu'il n'ait jamais administré le moindre village de cinquante âmes dans une région ravitaillée par les corbeaux ; un homme politique de qualité supérieure qui, lors de la fameuse Heure de vérité qui le fit connaître au grand public le 13 février 1984, avait osé affirmer devant des millions de Français que « l'avortement massif est une forme de génocide».

Bravo Jean-Marie !

Quel homme politique oserait dire cela aujourd'hui ? Quel parti aurait le cran d'organiser des manifestations devant le ministère dit de « la Santé » pour garantir celle de l'enfant à naître ?

Revenons avenue Duquesne, dans la librairie parisienne de la maison Chiré où je décidai de riposter avec les moyens du bord, à savoir avec deux ouvrages édités par cette même maison créée en 1966, deux ouvrages que j'ai posés sur la table jouxtant mon nouveau comptoir : Le Crime contre Dieu et Mon journal de sage- femme. Ma vie pour 2283 enfants.

C'est peu de chose, penseront certains avec raison. Mais cela permet de prendre la mesure de la décadence dans laquelle la France est engluée depuis un demi-siècle. Quelques exemplaires ont trouvé preneurs, qui se trouvaient non loin d'un troisième (encore disponible à l'heure où ces lignes sont écrites) : Le traumatisme post-avortement (édité, lui, par Salvator ).

Une anecdote pour conclure.

Le samedi 1er février, évoquant le premier des livres cités avec une cliente venue chercher un ouvrage lié au clivage gauche-droite dans notre vie politique, je vantais l'auteur disparu en 2020, le pédiatre et embryologiste français Xavier Dor : « Je suis d'autant plus heureux de mettre son livre en avant, ai-je avoué, que j'eus l'honneur de rencontrer ce Grand Monsieur peu de temps avant qu'il ne monte au Ciel. J'avais été saisi par le fait que sa foi était inversement proportionnelle à sa forme physique. Il avait l'air si faible, si petit… - Voyons, cher monsieur, il n'était pas si petit que vous le dites. Et je sais de quoi je parle : c'était mon père... »

Merci pour ce premier souvenir agréablement rédigé et à bientôt !

A très bientôt cher Bois-Renard…

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