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29 juin 2016 : Vive la Guerre des Boutons ! réponse à M. Bricombert, de Ouest-France

Monsieur,

Ce matin, dans un billet intitulé "La Guerre des Boutons", vous avez  critiqué le dernier conseil municipal de Laval, qui s'est tenu lundi dernier 27 juin.

Vous avez évoqué une "ambiance de cour de récré" et pointé du doigt  "le triste spectacle de fin d'année d'une classe politique qui, de toute évidence a besoin d'un peu de repos".

Les échanges entre MM. Zocchetto et Boyer vous ont manifestement gêné, ainsi que "le duel des extrêmes de gauche et de droite qui vire à la bataille des démagogies quand Aurélien Guillot et Jean-Christophe Gruau s'écharpent sur celui qui a le plus bas revenu."

Je vous ai rappelé sur Twitter, illico après avoir lu votre billet, que ces échanges portent un nom : la démocratie.

Eh oui, Monsieur Cortembert, ne vous en déplaise, il y a des personnes, des élus mêmes qui osent encore dire ce qu'ils pensent y compris si cela choque un nouveau Lavallois comme vous ! Du reste, comme disait ma grand-mère, si les conseils municipaux vous ennuient à ce point eh bien... n'en dégoûtez pas les autres ! Ou alors confiez leur compte rendu à l'une de vos plumes intéressées...

Vous dites qu'on aimerait voir cette "comédie humaine" "au théâtre" plutôt que dans "une assemblée d'élus" !

Que cela signifie-t-il ? Qu'il y a de la vie, de la répartie, des remarques clinquantes dans les conseils municipaux de la Ville de Laval ! Mais, au lieu, de râler vous devriez vous réjouir d'avoir droit à un tel spectacle, gratuit de surcroît !

C'est tout de même un comble d'avoir un journaliste qui se plaint d'assister à des spectacles où l'on ne s'ennuie guère ! Des spectacles où les différences d'opinion peuvent s'exprimer !

Quelle (triste) époque !

Vous préféreriez des élus bien sages, qui s'écrasent sur tout, et qui n'élèvent jamais la voix ? Cela n'existe pas, ce genre de personnages, M. Bricombert et je vais même vous dire le fond de ma pensée : compte tenu de la manière dont la France est gouvernée, compte tenu de la nullité crasse de son exécutif et de sa représentation nationale, je peux vous garantir que ça va crier de plus en plus fort et que les débats vont être de plus en plus violents...

Croyez-moi vous n'avez pas fini d'entendre râler, gueuler les (vrais) Français contre les minables qui les gouvernent ! Minables ? Oui, parce qu'ils préfèrent les étrangers aux Français, l'Etranger à la France et qu'ils s'en mettent plein les fouilles pendant que beaucoup de Français souffrent en silence, en rongeant leur frein...

C'est mon cas, Monsieur Bricombert car, vous le savez déjà, j'ai longtemps exercé le métier qui est le vôtre. Je l'ai exercé avec une passion que vous n'imaginez pas. Matin, midi et soir. Et, contrairement à vous, j'appréciais tout particulièrement les échanges un peu vif parfois qui existaient dans des conseils municipaux ou ailleurs.

Cela s'appelle aimer la vie, Monsieur Bricombert.

Le scandale, Monsieur, c'est qu'aujourd'hui, les journaux sont remplis de gens comme vous - qui détestez les débats - et que les "pôles emploi" sont garnis de gens comme moi, qui les recherchaient en priorité.

Vous n'y êtes pour rien et moi non plus.

Mais la vie est franchement mal faite, parfois.

Pour terminer sur mon cas personnel, j'aimerais vous dire que je ne mène pas une "bataille des démagogies" avec le sympathique Monsieur Guillot. Non. Je suis seulement agacé de l'entendre sans arrêt se prendre pour l'Abbé Pierre, pour le représentant des déshérités. Je l'ai longtemps laissé en paix sur ce sujet mais... quand je l'entends parler des chômeurs comme s'il était leur porte-parole, je ne peux le supporter car je fais partie de ces tristes sires qui, chaque fin de mois (je vais le faire tout à l'heure), téléphonent à Pôle Emploi pour leur signifier qu'il faut toujours les compter sur leur liste (mais sans aucune indemnité depuis des années, je tiens à le dire).

C'est ainsi. La conjoncture et mon caractère attaché à la liberté m'ont offert cette triste épreuve que j'accepte sans trop me plaindre (ayant femme et enfants, dents du bonheur, gaieté et amour de la vie).

Mais je veux qu'il sache, Aurélien Guillot, que de nombreux chômeurs ne veulent pas qu'un communiste, héritier d'un parti qui a des millions de morts sur son CV, parle pour eux !

Jamais.

Je veux aussi lui dire que le système binaire qu'il défend ne me convient pas, que la réalité est plus compliquée que ses discours à deux balles opposant systématiquement les jeunes et les vieux, les riches et les pauvres, les gens du privé et les gens du public, les hétérosexuels aux homosexuels.... (J'ai parlé de tout cela au dernier conseil.)

Bref, si je respecte l'homme, je déteste ses idées. Et je les combats. Seulement, mes arguments ne vous intéressent jamais.

Une preuve parmi cent autres ?

Vous trouvez les conseils municipaux trop longs. Moi aussi. Et je suis le seul, non seulement à le déplorer lors desdits conseils mais aussi à proposer une solution : des conseils avec moins de délibération et une heure à huit-clos, sans journalistes (ce qui ne vous gênera pas !), afin que nous puissions parler en toute liberté !

Voilà ce que je tenais à vous dire, quelques heures après avoir lu votre billet, que je ne vous reproche pas, bien au contraire !

Car, contrairement à mes collègues du conseil municipal, je suis un partisan de la liberté d'expression totale.

Bonne journée à vous !

 

PS (sans Boyer) : au conseil j'ai également évoqué ces familles de "Français de papier" qui ne paient pas leur eau courante. Pourquoi Ouest-France ne parle jamais de ces "profiteurs" ?  

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