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La visite de Jacques Chirac (People)

chiracEn février 2000, j’avais déjà rencontré plusieurs fois Jacques Chirac : à Saint-Berthevin en 1981, quand le RPR de Jean-Michel Soulgé l’invita lors de la campagne présidentielle ; pendant mon service national en 1986, quand le premier Premier ministre de cohabitation était venu pisser à mes côtés dans les toilettes de l'aérodrome de Villacoublay ; lors du salon de l'agriculture de 1989 où je tenais ce jour-là le stand d'un de mes anciens employeurs (la librairie Lavoisier) ; en 1994 enfin quand le futur candidat aux présidentielles - alors bien malmené par les sondages - offrit dans la salle des fêtes de l'hôtel de ville de Paris un pot aux anciens élèves de Sciences-Po…

Bref, j'avais "souvent vu" Chirac mais jamais le Président…

Sa visite à Laval m'a permis de combler cette lacune et de prendre la juste mesure de la bête politique. Car c'est bien ainsi qu'il convient - qu'il convenait plutôt -  de définir ce personnage. En effet, s'il est des élus qui éprouvent de réelles difficultés à serrer avec frénésie les mains de leurs concitoyens, paniquent à l’idée d’embrasser publiquement des enfants ou des inconnues qui auraient besoin de se raser, qui s’effraient d’avoir à se mêler à la foule, tel n’est pas le cas du Grand Jacques dont la maestria en matière de contacts humains est inversement proportionnelle à la profondeur de la pensée politique. Je l'écris d'une main ferme : dans le domaine des RH avec ses concitoyens de la base, le politicien Jacques Chirac fut un génie…

La suite, dans le livre…

Martine Aubry (Journal intime)

martine.aubryPeu de temps après la pétition contre mes articles liés aux entretiens de Frédéric Lefèvre avec la fine fleur du monde littéraire français des années de l’entre-deux-guerres, entretiens édités chez Aglaë, je fus occupé par une autre affaire qui suscita, cette fois, la grogne dans mon camp : le passage médiatisé de Martine Aubry à SOS Doux Jésus ! alors qu’elle venait chez nous pour soutenir le jeune opposant de Sénert aux municipales, le terne Guillaume Falot, lequel avait impérativement besoin que des caméras se braquent sur son visage d’angelot mais surtout de parfait inconnu…

Que des catholiques prennent position dans la bataille des municipales en faveur d’un bord politique qui, par bien des égards, contredit la doctrine catholique (sur l'homoparentalité notamment…) m’a choqué… Profondément. Choqué et irrité car, à chaque fois que SOS Doux Jésus ! l'a contacté pour faire passer un message (la vente de lampions au moment des fêtes de Noël, par exemple), Laval Infos a toujours répondu présent. Et que dire du rappel du passé catholique de notre cité dans différents C'était Laval ! 

Je pense aussi à la crèche que François de Sénert a fait installer dans le centre-ville au moment des fêtes de Noël, aux horaires des messes de minuit que j'indiquais tous les ans de moi-même ; je pense encore à la page de bienvenue qui salua l'arrivée de Mgr Maillard, etc. Bref on pouvait, pour le moins, considérer que le journaliste municipal n’avait rien contre les catholiques en général et SOS Doux Jésus ! en particulier ! C'est pourquoi le passage dans ses locaux d'une "ténoresse" du PS pour venir supporter publiquement l'opposant de François de Sénert relevait du coup tordu, du coup bas, de la vacherie, de tout ce qu'on veut !

Fortement agacé par ce geste, j'écrivis une lettre de protestation pour West Planplan qu'une très proche amie accepta de signer (d'où le e final de choquée) : "Les élections municipales approchant, je ne suis pas choquée par le fait que le candidat de la coalition-socialo-communiste, M. Guillaume Falot, multiplie les occasions de se faire connaître auprès de la population (distribution de tracts le soir de l'ouverture des illuminations de Noël, collage de luxueuses affiches sur les panneaux théoriquement réservés aux informations municipales…).

C'est pourquoi je n'ai pas été choquée de voir débarquer à Laval, le mercredi 6 décembre, un ancien "poids lourd" du gouvernement Jospin, Mme Aubry, venue dire publiquement tout le bien qu'elle pense de Falot pour diriger une ville dont cette ancienne ministre ignore tout : la nôtre. Ce genre d'invitation fait partie du jeu politique et d'aucuns ajouteront avec un sourire entendu : c'est de bonne guerre ! En revanche, ce qui me choque profondément, c'est que cette personnalité, très chouchoutée par les médias nationaux…

La suite, dans le livre…

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