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Le discours choc du conseiller JC Gruau

Le vendredi 4 avril, lors de l'installation du conseil municipal de Laval, JC Gruau a présenté sa candidature pour être maire de la ville. Il a tenu un discours qui a fait sensation et que je vous livre dans son intégralité. Le but de l'opération était de montrer aux citoyens présents ce qui le sépare, dans le domaine des idées, du nouveau maire de Laval. Plusieurs grands thèmes s'y trouvent également mentionnés ainsi que deux ou trois piques concernant des élus que le conseiller Gruau tient pour de sacrés faux-culs... 

Mesdemoiselles, Messieurs, Mes chers collègues de gauche et du centre,

Qu’il me soit permis d’entrée de jeu de féliciter François Zocchetto pour sa victoire de dimanche dernier, une victoire nette et sans bavure et qui fera peut-être de lui tout à l’heure le 34ème maire de Laval.

Qu’il me soit également permis de le remercier car si je suis là ce soir c’est parce qu’il avait refusé avec mépris les offres de services que le secrétaire départemental du Front National, Bruno de La Morinière, lui avait faites en juin dernier pour que la droite nationale fasse liste commune avec l’UDI et l’UMP pour battre les socialistes à la mairie de Laval.

Ce refus m’a, illico presto, convaincu de la nécessité de monter une liste afin de faire en sorte que tous ceux qui ne veulent plus ni du socialisme ni du centrisme soient représentés dans les instances délibératives des différentes collectivités territoriales.

François Zocchetto m’a également permis de mener campagne pour la première fois de ma vie et, immense satisfaction, de revenir par la grande porte (si j’ose dire) à la mairie de Laval six ans après avoir eu le derrière botté par les socialistes qui, à compter de ce jour, vont devenir – merci du cadeau ! - mes plus proches voisins dans ce conseil où siégea jadis l’un de mes grands-pères, Paul Gruau, dans l’équipe du docteur Le Basser, de 1956 à 1971.

Mais ne nous égarons pas et revenons aux résultats de dimanche dernier…

Monsieur Zocchetto, l’ardeur moutonnière de vos foulards bleus sur les réseaux sociaux, la présence de vos blousons  blancs aux feux rouges de la rue de Bretagne, la fougue de vos colleurs d’affiches et les passages incessants de votre camionnette publicitaire, nous ont, avouons-le, parfois tapé sur les nerfs.

Mais enfin, force est de reconnaître que vous avez su coller aux aspirations d’une majorité de Lavallois même si vous n’avez pas été capable – pas plus que nous, d’ailleurs ! – de faire baisser de manière sensible le nombre d’abstentionnistes qui restera comme LA grande caractéristique de ce scrutin municipal.

A ce propos, je me permets de saluer tous les socialistes qui ont eu la bonne idée de rester chez eux les 23 et 30 mars derniers refusant ainsi de donner au Drômois Jean-Christophe Boyer la victoire qu’il attendait pour enfin devenir un VRAI maire de Laval, c'est-à-dire un maire élu par les Lavallois et non pistonné par un ancien ministre des petits pois et des surgelés.  

A propos de Guillaume Garot, puisque c’est de lui qu’il s’agit, force est de reconnaître que ce personnage éminemment sympathique mérite lui aussi des remerciements de ma part car il a sacrément déçu de nombreux socialistes qui m’ont avoué la larme à l’œil n’avoir point digéré que le tombeur de François d’Aubert ait préféré, en 2012, quitter sa ville chérie pour aller faire de la figuration dans le plus mauvais gouvernement que la Ve République ait connu…

Pour être précis avouons qu’il a aussi déçu nombre de musulmans de gauche, qui lui en veulent à jamais d’avoir autorisé le mariage des invertis…

Il va de soi que François Zocchetto et moi-même avons pleinement profité de cette longue absence de Garotitude dans notre cité.

Pour être complet concernant les socialistes, merci aussi à Madame Le Branchu d’avoir recruté Monsieur Boyer car tous ceux qui ont du mal à joindre les deux bouts ont apprécié de savoir que le Maire de Laval – outre les émoluments de la mairie, de l’agglomération et du conseil général – recevait en plus de quoi mettre du beurre sur son foie gras…

Enfin, qu’il me soit surtout permis de remercier très chaleureusement les électeurs qui ont ma préférence, ceux qui, écoeurés par les gouvernements UMPS, ont voté pour notre liste Laval Mieux Vivre, une liste soutenue à la fois par le Front National et tous les patriotes qui, contrairement à vous chers collègues de gauche et du centre, ne supportent plus cette Europe technocratique qui, chaque jour, détruit notre identité et menace la tranquillité de notre vie quotidienne.

L’affaire n’était pas gagnée d’avance, je me permets de le rappeler, même si le mépris de France Télévision et de Radio Mayenne  ainsi que les campagnes d’intimidation dont nous fûmes la cible via Canal Plus et le Canard enchaîné, nous indiquaient clairement que nous gênions fortement les partis du Système ainsi que ceux qui tiennent les rênes économiques de cette ville, je veux parler des frères trois points qui sont quasiment aussi nombreux dans l’équipe zocchettienne que dans l’équipe précédente…

Je remercie donc les 1 977 électeurs qui nous ont permis de passer le premier tour dans l’enthousiasme et ceux – moins nombreux, 1499 – qui, dimanche dernier, ont refusé de réveiller Laval avec les foulards bleus démontrant ainsi qu’une liste soutenue par le FN avait désormais toute sa place dans une ville comme la nôtre.

Car, chers collègues, il faut que vous le sachiez : notre percée n’est qu’un début et dans six ans, au train où le pays se dégrade, c’est nous qui serons les premiers !

Ces choses dites, Monsieur le grand vainqueur du 30 mars, il ne vous a pas échappé que malgré d’excellentes propositions figurant dans votre programme nous vous avons trouvé léger voire timoré sur au moins quatre sujets prioritaires pour nous.

Quatre sujets que j’ai bien l’intention de surveiller comme le lait sur le feu car notre avenir et – plus important - celui de nos enfants en dépend.

Le premier est la défense de l’identité lavalloise, défense que nous plaçons en tête car nous ne pouvons vivre heureux dans une société multiculturelle qui, tôt ou tard, nous obligera à aligner nos comportements et nos habitudes sur ceux des étrangers qui débarquent chez nous pour vivre comme chez eux avec l’aide de la CAF, de la CMU et de subsides diverses et variées financées par des gens du cru qui n’en peuvent plus de payer…

Dans votre campagne – pourtant active ! - vous n’avez jamais, cher François, mentionné la menace que fait peser la double immigration incontrôlée – l’adjectif a son importance  - qui est en train de transformer la vie lavalloise : celle des pays de l’Est, qui fait gonfler le chiffre d’affaires des société de sécurité, et celle dont la conséquence m’a valu de basses attaques à cause d’un mot qui, je prends tous les paris, fera florès avant la fin du mandat 2014-2020 : l’africanisation de Laval…

Nulle trace de racisme dans ce mot, je tiens à le préciser fermement ; simplement une constatation, qu’on peut établir à toute heure du jour et de la nuit, ici et maintenant…

Le second sujet essentiel est la sécurité des personnes et des biens que vous avez mentionnée sur le tard, à cause de notre présence,  mais sans jamais être en mesure de nous donner le nom d’un adjoint digne de ce nom.

Lié également à l’immigration, ce thème eût exigé d’être traité par notre ami et colistier Jean-Michel Cadenas, colonel de gendarmerie en retraite mais les électeurs – hélas ! - en ont décidé autrement bien que nombre d’entre eux sachent pertinemment que, dans ce domaine, vous ne pouvez qu’échouer et ce à cause de votre vision de l’Europe passoire, de votre refus des frontières, de votre satanée ouverture au monde.

En clair vous chérissez les causes dont vous dénoncez les conséquences…

Le troisième sujet essentiel est la baisse des impôts que nous avions fixée à 30%, un chiffre tout à fait atteignable si vous décidez de  toucher aux dépenses de personnel. Et de ne remplacer, lors de leur départ en retraite, que les fonctionnaires municipaux dont les postes sont indispensables, et – point important - de les remplacer prioritairement par des collègues à eux qui occupent des postes pouvant disparaître sans que l’intérêt général n’ait à en souffrir…

Enfin, le dernier objectif sur lequel nombre d’entre nous vous trouvons bien léger et timoré est l’acceptation que vous avez mentionnée dans la presse de marier, si on vous le demandait, des paires d’homosexuels et de lesbiennes !

Ce qui me choque ce n’est pas que vous annonciez ce genre de choix car la Loi Taubira est passée, non, ce qui me choque c’est que vous vous affichiez comme catholique pratiquant. Avouez qu’il y a là matière à être grandement surpris car enfin, que lit-on concernant ce sujet dans le Catéchisme de l’Eglise catholique, à la page 480, paragraphe 2 357 ? On lit exactement ceci :

"S’appuyant sur la Sainte Écriture, qui les présente comme des dépravations graves, la Tradition a toujours déclaré que " les actes d’homosexualité sont intrinsèquement désordonnés ". Ils sont contraires à la loi naturelle. Ils ferment l’acte sexuel au don de la vie. Ils ne procèdent pas d’une complémentarité affective et sexuelle véritable. Ils ne sauraient recevoir d’approbation en aucun cas."

Pour résumer mon propos, personne n’est obligé d’être catholique mais quand on l’est, on ne peut pas – on ne doit pas – donner dans le très controversé « mariage pour tous » !

Il faut être cohérent dans la vie, Monsieur Zocchetto, et, sur ce sujet précis, je me permets de vous conseiller de consulter votre colistière du MPF qui, espérons-le, n’a pas abandonné toutes ses croyances d’hier en venant à vos côtés afin de pouvoir retrouver les avantages liés à la fonction d’élue municipale de la majorité…

Dans ce domaine ô combien sensible (je parle du mariage pour tous), une seule solution s’impose, qui figure dans notre programme : la clause de conscience dont vous n’avez pas dit un mot dans votre campagne…

Mes chers collègues ces quatre points revêtant une importance considérable vous comprendrez qu’il est tout à fait naturel que je pose ma candidature pour être le 34e maire de Laval car je pense être le seul élu de cette assemblée en mesure de lutter efficacement contre les problèmes susnommés…

Il va également de soi que si je suis élu, je réserverai à votre champion du 30 mars une place de choix, celle qui lui revient de droit : adjoint à l’avenue Robert Buron et à l’arrivée de la LGV à deux pas de son ancienne permanence…

Ainsi, Mesdames, Messieurs, mes chers collègues, allez y carrément ! et créez dans quelques minutes la surprise qui fera connaître Laval dans l’Europe entière,  en votant pour votre serviteur, vous ne le regretterez pas !

Et maintenant, pour remercier le plumitif du Canard Enchaîné qui m’a fait une publicité du tonnerre en me comparant à un comique troupier, qu’il me soit permis de reprendre les paroles du regretté Thierry Le Luron quand il imitait le Président Giscard d’Estaing :

 « Bon choix Mesdames, bon choix Mesdemoiselles et bon choix Messieurs… »

 Merci de m’avoir écouté…

 

 

 

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