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Le malaise ambiant (Journal intime)

mairie-bleueL'année 1997 fut à la fois l’une des plus pourries et l’une des plus heureuses de la première mandature. Pourrie parce que la mauvaise ambiance qui régnait à la mairie battait chaque jour des records ! Heureuse parce que la dissolution Villepin allait ramener le maire-ministre dans sa cité et lui permettre de donner le meilleur de lui-même, après deux années de tâtonnements liées à une longue expérience de l'opposition... Mais revenons à la mauvaise ambiance...

Au départ de mon activité, pensant qu'il était utile que je sois informé de "tout", je me suis intéressé aux bruits de couloir, aux rumeurs, à « qui a dit quoi contre qui pour aider untel ». Puis, constatant que les informations recueillies le lundi soir étaient contredites par celles du mardi matin, j’ai vite cessé de traîner mes guêtres dans les endroits où l’information circule… Aucun intérêt. Temps perdu. Il faut dire qu’avec 24 pages à rédiger tous les mois, je ne chômais pas, loin s’en faut ! et que mon temps était précieux…

Toutefois, je sentais que l’inorganisation était la règle et qu’aucun retour du maire-ministre le ouiquende ne permettait d’améliorer la situation. Il faut dire que Sénert menait une vie de forçat, à 400 à l'heure ! D’autre part, les choses qui auraient dû être dites ne l’étaient pas car, même si ce grand fauve politique pouvait se montrer charmant (ce qu’il est au fond de lui-même), son caractère soupe au lait décourageait bien souvent certains aveux… Tant de gens ont horreur du conflit… 

Bref, ça tournait bizarrement – plutôt mal, très mal même - avec des conflits politiciens qui venaient compliquer le tout. Je me souviens que le RPR râlait en permanence et menaçait régulièrement de faire un « puputsch » (comme aurait dit la « Bête immonde »), que le premier-adjoint, Jean-Fernand Le Biniou, un personnage celui-là et qui gagnait à être connu car la première image donnée n’était point la meilleure, Jean-Fernand Le Biniou donc avait un mal fou à trouver sa place, qu’il ne trouva du reste jamais…

A cette pagaille il convient d’ajouter le rôle – d’après moi – néfaste du directeur général des services qui était censé diriger – et à prix d’or (avec maison, chauffage, voiture...) – les services de la mairie, Jean-Paul Cossard (ah, celui-là, Pagnol aurait pu en faire une pièce de théâtre !). Bref, ça pédalait sévère dans la choucroute… Mais attention ! cela est la règle au sein des grosses machines administratives et, pour avoir travaillé avec la gauche avant 1995, et pour avoir recueilli moult échos de la manière dont cela tourne depuis le 16 mars 2008, pas de quoi en faire un plat…

La suite dans le livre

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