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CM des 24 juin et 23 septembre 2019 : le retour de Vénérand, les erreurs de Pinçon, la grève SNCF...

Cher JCG, vous revoilà sur la toile pour nous parler des deux derniers conseils municipaux. Eh oui, je n'étais point passé de vie à trépas, rassurez-vous, mais l'avant-dernier  CM était si plat, si creux, si ennuyeux que Radio Mayenne n'avait pas daigné envoyer un commissaire politique(ment correct) et que les deux journaux locaux, si mes souvenirs sont exacts,  n'ont point écrit le moindre articulet le concernant. Vous étiez resté silencieux ? Nenni ! Mais, pour être honnête, il m'est arrivé d'être plus bavard...

Mon petit doigt m'a dit que vous aviez répondu à une remarque de Georges Poirier qui, selon son habitude, s'était permis d'attaquer une fois de plus le projet Saint Julien. Oui, car l'ancien directeur départemental du quotidien Ouest-France a balancé la petite crotte suivante  : « Il y a une cession qui n'est toujours pas digérée par les Lavallois. On m'en parle presque tous les jours : c'est la vente de Saint Julien. Elle n'est pas digérée parce que c'est le seul poumon vert de la rive gauche."

Que lui avez vous répondu ? « On me dit que la vente de Saint Julien est une excellente chose mais, Monsieur Poirier et moi, ne devons pas fréquenter les mêmes personnes ! » Quel dommage que je n'aie pu assister au conseil municipal de lundi dernier (j'explique pourquoi plus loin), car j'aurais pu évoquer devant M. Poirier l'immense succès des visites découvertes organisées le ouiquène dernier dans le cadre des Journées du Patrimoine. J'y suis allé pour mieux connaître Saint Julien, et les organisateurs - tous sympathiques et bien élevés - m'ont dit qu'ils déjà avaient accueilli plus de 2000 personnes à 16 heures, dimanche 22 septembre. Pas mal, non ?

Il n'y avait sans doute pas que des visiteurs enthousiastes... Sans doute ! mais l'un des organisateurs, un certain Benoît (son nom ne figurait pas sur son badge), m'a dit que les curieux n'étaient guère critiques concernant ce projet qui permettra enfin d'occuper des milliers de mètres carrés disponibles, mètres carrés que la gauche au pouvoir (2008-2014) n'a pas su garnir !

J'ai également eu ce guide, ce Benoît dont vous parlez et force est de reconnaître qu'il connaît son dossier et s'exprime agréablement... Oui, il a de nombreuses qualités et, avant tout, de l'enthousiasme à revendre pour que Saint Julien reste fidèle à sa tradition millénaire d'accueil des indigents, en l'occurrence des anciens qui n'ont plus leurs jambes de 20 ans (comme on disait dans le temps).

J'ai cru également comprendre que la grand-mère de ce Benoît, surnommée La reine Charlotte, avait passé les dernières années de sa vie à Saint Julien... C'est exact et j'ai bien connu cette femme pour le moins surprenante. Vous souhaitez que je vous en parle ?

Non, pas aujourd'hui, revenons au CM de l'été, qu'avez-vous dit d'autre ? Philippe Habault, notre grand argentier, a brillamment vanté le bilan municipal via le compte administratif, avec force chiffres, force détails et force critiques concernant ses prédécesseurs socialistes. A un moment de son intervention, il s'est permis de dire : « Nous allons mieux en 2018 qu'en 2013 ! » et je lui ai répondu : certes, certes, mais quel dommage que nous ayons tous six ans de plus ! Je l'ai ensuite félicité pour sa présentation toujours très précise, et lui ai dit que je souhaiterais l'avoir dans mon équipe municipale afin qu'il ait enfin les coudées franches pour baisser les impôts locaux de 30%, objectif que j'aurais demandé de mettre en oeuvre immédiatement, si j'avais été élu maire de la Ville, à mon adjoint aux finances...

J'ai terminé mon intervention en vantant l'équipe municipale actuelle parce qu'elle est animée par un respect de l'argent public que n'avaient point les deux équipes précédentes menées respectivement par Guillaumette et Jean CriCri. Equipes dont les deux chefs ont préféré fuir le conseil municipal plutôt que d'affronter la gestion zocchettienne. Il est vrai qu'un mandat à 26 euros par mois n'intéresse guère les socialos en général et l'ancien secrétaire d'Etat aux petits poix en particulier. Le Conseil départemental est infiniment plus juteux financièrement ! Et on y coule des jours heureux et peu actifs...

Ensuite vous avez répondu à Bruno Maurin, l'élu, entre autres, de la cantine municipale, qui se vantait d'offrir aux petits écoliers une nourriture « bien d'chez nous ma bonne dame !» avec des « approvisionnements de proximité », entendez par là, des fruits et légumes qui ont été récoltés à Laval ou ses environs... Oui, j'ai trouvé ce « nationalisme culinaire » un peu fort de café ! J'ai d'abord commencé par saluer ironiquement je le précise son chauvinisme en matière de produits alimentaires. Puis j'ai ajouté : « Quel dommage que cette priorité nationale ne s'applique pas pour les nouveaux arrivants que nous rencontrons un peu partout à Laval, et principalement dans le quartier de la gare.»

C'est tout de même dingue de privilégier les fruits et légumes sur les habitants ! Bruno Maurin est un adepte du Nouvel Ordre Mondial, un « frangin de compétition » qui souhaite que la France traditionnelle disparaisse, que la population homogène que notre pays a connue pendant plus de 15 siècles s'évanouisse dans le métissage... Mais il sait aussi que l'homme nouveau qui prend forme progressivement est encore attaché à ce qu'il ingurgite, à ce qui compose son assiette, il sait que ce dernier veut des produits bio, etc. D'où son discours qui, au conseil, ne choque qu'un nationaliste comme bibi...

Ensuite, vous avez refusé que De Gaulle reçoive les honneurs posthumes d'une plaque commémorant la Libération de Laval, laquelle eut lieu, comme chacun sait, le 22 août 1944. Oui, car De Gaulle n'a participé en rien à la libération de notre cité ! Qu'il ait été reçu par des applaudissements d'un peuple en liesse qui recouvrait sa liberté est une chose, qu'il ait une plaque en est une autre ! D'autant qu'il a déjà droit à la rue principale de Laval. Cela est assez quand on sait que ce monstre d'orgueil a laissé mourir sciemment des dizaines de milliers d'Algériens qui étaient devenus Français !

Vous avez néanmoins demandé qu'on posât une autre plaque à l'intérieur de l'hôtel de ville... Oui, j'ai dit qu'une seule plaque s'impose ici-même dans la salle du conseil, en particulier, c'est celle qui évoquerait le passage entre nos murs du célèbre compositeur Franz Liszt, l'un des plus célèbres noms de l'histoire de la musique, qui a donné un concert, qui d'ailleurs fit un bide, dans cette salle, le 3 janvier 1846. Et de conclure : Je pense que Monsieur Pillon sera d'accord avec cette demande et qu'il fera peut-être même faire des t-shirts floqués Frantz Listz...

Mais cette plaque existe déjà ! Oui, et je l'ignorais totalement. Au temps pour moi...

Vous êtes ensuite intervenu sur un sujet que l'on pourra qualifier d'étonnant, juste après la délibération relative à la restauration et à la remise en place de statues de l'église Saint Vénérand, ensemble inscrit au titre des monuments historiques... Oui, une idée m'est venue, subitement, en entendant évoquer ce vieux prénom de Vénérand...

Qu'avez-vous dit exactement ? Comme nous évoquions cette église et que nous avions parlé de plaque de rue, j'ai demandé à Didier Pillon qu'une plaque figure à l'intérieur de l'église précitée, une plaque qui porterait le nom du dernier fils de l'ancien patron de la police locale, Yves Cellier, qui a appelé ce nouveau petit d'homme Vénérand en hommage à cette magnifique église qui a coûté si cher au contribuable. Je pense que Laval se singulariserait en saluant ce nouveau prénom, qui avait été complètement abandonné. Et vous savez quoi ?

Non ! Le maire m'a répondu : « Très bien, merci d'avoir rappelé cela. L'intéressé sera ravi. » Il est vrai que l'intéressé le fut, et pas qu'un peu ! quand je le prévins par un sms durant le conseil. Il a pris cette petite question de plaque d'église très au sérieux et je pense qu'il appréciera d'avoir sous les yeux le compte-rendu que nous sommes en train d'achever...

Cher JCG, je connais un peu Yves Cellier et sa charmante épouse, vous ne manquerez pas de les saluer de ma part quand vous les aurez au téléphone. Cher Bois-Renard, sachez que la commission sera faite...

Enfin, pour terminer, vous avez envisagé une solution originale concernant l'un des deux bateaux-lavoirs, celui qui est à rénover, lors d'une délibération qui évoquait des demandes de subventions concernant ces derniers mais également le château-neuf et les remparts. Oui, la sympathique conseillère municipale socialisante Pascale Cupif regrettait qu'il faille arriver en fin de mandat pour évoquer ce plan d'étude de diagnostic sur ce patrimoine. Et d'ajouter : « Souhaitons que le Saint Yves ne finisse pas en planche, comme le bateau réplique d'Alain Gerbault qui était à la Perrine... » J'ai alors demandé qu'on fasse une réplique du bateau-lavoir malade en plastique ! Car ledit bateau n'a pas été conçu et construit pour durer ad vitam aeternum, si j'ose dire. Mais j'avoue que cette demande n'a séduit personne. Il est vrai qu'il commençait à être tard...

C'était en tout cas votre dernière contribution au CM du 24 juin, le dernier avant les vacances d'été qui, je le vois encore sur votre visage, vous ont donné des couleurs. Oui, j'ai, durant plusieurs semaines, arboré le teint hâlé que j'ai tendance à trouver parfois exaspérant chez mes voisins de métro, si vous voyez ce que je veux dire...

Oui, mais parlons maintenant du CM du lundi 23 septembre que vous avez été obligé de sécher à cause de la grève générale à la SNCF. Eh oui, j'ai appris dimanche après-midi dernier par sms que le Ouigo que j'avais réservé pour mardi matin ne fonctionnerait pas et que la SNCF ne pouvait me garantir un voyage ce même mardi alors que je dois impérativement me trouver sur le coup de midi moins le quart dans le XVe arrondissement de Paris... Ah ces fonctionnaires de la SNCF, ils peuvent tout se permettre ! Y compris de me faire rater le CM !

Cela vous a-t-il chagriné ? Oui, beaucoup et ce d'autant que je comptais intervenir sur divers sujets et, notamment, sur la délibération concernant le remplacement du quai Gambetta par le quai André Pinçon, intervention que je me permets de vous communiquer car je pense émettre un son de cloche différent de celui de mes collègues.

Allez-y... Merci, je comptais d'abord indiquer comment la Ville présente feu André Pinçon dans la délibération de ce CM, je cite  « modéré, humaniste, mais surtout enthousiaste » ; tout ce charabia pour dire que Pinçon était franc-mac ! Pourquoi toujours mentir ? ne pas utiliser les bons mots ?

En résumé un franc-maçon (barbu) du XXe siècle remplace un franc-maçon (également barbu) du XIXe sur une plaque de rue... C'est un bon résumé mais attention ! n'en déduisez pas que je  m'oppose à ce que Pinçon ait désormais sa plaque de rue comme n'importe quel maire de Laval, je trouve néanmoins idiot d'abandonner le nom de Gambetta car les Lavallois y étaient habitués depuis de nombreuses années et les habitudes sont nécessaires à l'établissement d'une société digne de ce nom.

Pour le reste, ne l'ayant lu nulle par,  je tiens à signaler que si André Pinçon était un homme agréable et plutôt apprécié par ses concitoyens, ce fut assurément l'un des plus mauvais maires de Laval car on lui doit, entre autres calamités :

  • le nouveau plan de circulation débile du centre-ville,
  • la destruction du superbe Palais de l'Industrie,
  • l'augmentation du nombre des fonctionnaires municipaux et, partant, des impôts locaux...

On lui doit aussi la construction - ô combien vilaine pour les yeux - de la bibliothèque municipale dans un quartier magnifique, celui de la place du Gast ! Exact, merci de l'évoquer, cher Bois-Renard.

Il y aurait aussi beaucoup à dire sur la construction ultra-rapide du quartier du Bourny dans les années 70 où les maisons sont souvent beaucoup trop proches les unes des autres...  et sur l'attitude négative qu'André Pinçon manifesta concernant le seul événement qui fit connaître Laval sur la scène nationale dans ces mêmes années 70, la montée du Stade lavallois en première division...

Ces choses dites, François d'Aubert et Paul Lépine ont eu grandement raison  - en 1977, 1983 et 1989 - de se présenter à la mairie contre un maire dont la politique socialiste a endormi notre cité pendant plus de 20 ans tout en augmentant sa pression fiscale (j'y reviens).  Oui, mais les Lavallois surent se réveiller en 1995 en élisant - enfin ! - François d'Aubert ! Car entre-temps, Pinçon avait commis une énorme boulette (qui permit ce réveil) : choisir Yves Patoux comme dauphin, lequel n'était pas fait pour diriger la Ville de Laval...

Mais ceci est une autre histoire... Sur laquelle nous reviendrons peut-être un jour.

« Si Dieu le veut », comme aime à le dire le Président Le Pen qui devrait, ces jours-ci, publier le second - et dernier - tome de ses mémoires tant attendus. Mais dites-moi vous êtes sacrément bien renseigné, cher Bois Renard. On reparle de tout cela la prochaine fois...

Et des municipales à venir car certains Lavallois se posent la question : serez-vous candidat ? Ils le sauront avant que les problèmes du pays ne soient réglés...

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