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CM du 16 novembre : Padamalgam, une rue Noël Meslier...

JC Gruau, revenons, s’il vous plaît, sur le conseil municipal du lundi 16 novembre qui fut marqué par les attentats islamistes ayant ensanglanté Paris lors du sinistre vendredi 13. Vous avez fait passer, tard dans la soirée, votre discours concernant ce drame et Ouest-France en a parlé hier, dans son édition du 17 novembre. Oui, justement, j’ai lu cet article qui m’a déçu sur un point que j’ai d’ailleurs évoqué au téléphone avec son auteur, la journaliste Céline Bardy, laquelle, manifestement, aurait pu éviter son erreur si elle s’était renseignée préalablement sur la situation des terroristes qui sont passés à l’action ce fameux vendredi 13 au Bataclan et ailleurs…

Quel est ce point qui vous pose problème ? Il apparaît après les lignes suivantes de son article : « Il [bibi] pointe enfin "le dernier fléau " : "la déferlante migratoire" et fustige le choix de François Zocchetto d’accueillir "des réfugiés, entre guillemets, des migrants, entre guillemets, alors qu’il s’agit de clandestins, des personnes qui entrent illégalement sur notre territoire, des envahisseurs" ». Jusque-là, rien à redire, ce sont mes propos. C’est après que les choses se gâtent…

Comment cela ? Quand Céline Bardy écrit : « Une confusion que l’élu tire jusqu’à l’amalgame avec les djihadistes. »  Si le mot « confusion » est juste, car c’est bien cette confusion entre les mots que je dénonce, confusion entre « migrants » et clandestins, confusion entre « réfugiés » et clandestins, en revanche, l’expression « amalgame avec les djihadistes » est incorrecte car il est prouvé qu’il y eut parmi les tueurs de Paris au moins l’un de ces  « migrants », au moins l’un de ces « réfugiés », au moins l’un de ces envahisseurs que je demande à François Zocchetto de ne pas accueillir sur notre sol !

Vous faites allusion à ce djihadiste enregistré en Grèce avec un passeport palestinien, un sinistre personnage que vous avez mentionné lundi soir au conseil. Oui. Il s’agit d’un fait réel qui n’a donc rien à voir avec un amalgame -  assimilation abusive à des fins polémiques. Et il y en aurait peut-être un deuxième ! Voire davantage… D’où ma demande à François Zocchetto : le simple fait qu’il puisse y avoir UN SEUL djihadiste parmi les clandestins, un seul, justifie, à mes yeux, qu’on n’en laisse entrer aucun ! Aucun ! Jamais ! Voilà ce que je pense, ce que des milliers de Lavallois pensent et ce que je voulais déjà dire il y a plusieurs mois, dès que les politiciens ont baissé, une fois de plus, leur froc devant le politiquement correct et décidé, sans consulter le peuple français, d’accueillir ce genre d’oiseau sur notre territoire.

C’est la réalité, vous aviez donc – une fois de plus - entièrement raison. Merci de me le dire. Quant à cette réalité, elle devrait également ouvrir les yeux des journalistes « pro-migrants » de Ouest-France (je ne parle plus de ceux du Courrier de la Mayenne qui se considèrent comme trop intelligents pour prendre l’avis des élus qui ne sont pas de leur bord sur la question !). Il est tout-à-fait possible que demain, un terroriste islamiste – ou islamique - débarqué en France via le défilé des « migrants », franchisse la porte d’une de leurs rédactions pour faire sauter le caisson de tous les plumitifs présents ce jour ! Un peu comme pour Charlie Hebdo…

C’est d’autant plus possible que les journalistes dont vous parlez ont une image très positive des « migrants », des « réfugiés ». Oui, enfin… il est possible que cette image change car la peur s’installe. Regardez, avant-hier soir, au conseil, quand il a fallu accepter le budget nécessaire à l’achat des gilets pare-balles pour les sept policiers municipaux, la gauche ne s’y est pas opposée alors qu’il y a quelque temps, elle aurait manifesté sa désapprobation avec de grotesques trémolos dans la voix ! De toutes façons, ces gens-là se trompent depuis le départ. Le plus ennuyeux, c’est qu’ils ont plongé le pays dans la situation que nous connaissons tous, et qui ne va que d’aggraver dans les jours, les semaines et les mois à venir. Et ce quel que soit le score du FN aux régionales…

Vous n’êtes guère optimiste dites donc ! Etre optimiste aujourd’hui, c’est être un parfait imbécile.

Revenons à votre discours, c’est tout de même invraisemblable que Boyer et Zocchetto n’aient pas mentionné une seule fois le mot « islamiste » ou « islamique » concernant les tueurs de Paris ! C’est intellectuellement misérable ! Et indigne d’élus qui ne cessent de se faire passer pour responsables ! Il est vrai qu’ils ont déjà accepté l’islamisation du pays, qu’ils sont prêts à pactiser avec les futurs vainqueurs car ils se moquent pas mal du passé catholique de notre pays ! Si François Zocchetto ne s’en moquait pas, il aurait remis la crèche municipale dans le centre-ville, tout le monde l’a compris…

Cela démontre en tout cas que nous ne sommes absolument pas protégés avec toute cette prétendue élite qui n’a même pas le courage de nommer l’ennemi. Ah, les islamistes doivent sacrément se marrer ! Je vous le dis tout net : j’ai honte pour nos politiciens. Oui, honte ! Au lieu de cela ils nous ont ressorti leur pipeau habituel sur le « vivre-ensemble », la nécessité de ne pas faire d’amalgame, etc. Tenez, le coco-socialo Guillot est même allé jusqu’à me comparer aux terroristes de Daesh !   

Ah, celui-là, vous lui faites vraiment un suprême honneur en répondant à ses remarques aussi fines que les fesses de Kim Kardashian ! Que voulez-vous, quand on est pris dans le feu du débat, on répond ! Mais, promis, je vais désormais me montrer plus mesuré avec ce pseudo opposant qui pactise avec les socialos mondialistes au conseil mais se présente contre eux lors des élections ! Tout cela est franchement incohérent ! Avant-hier, il a lâché sa petite crotte qui, je pense, sera sûrement reprise par ses fans du Courrier de la Mayenne qui avaient tenu à venir en couple au conseil.

Malgré le peu d’importance qu’il convient d’accorder à l’abbé Guillot, ce donneur de leçons qui porte les couleurs d’une idéologie ayant fait gicler des tonnes de sang à travers le monde, vous avez dit que vous lui feriez un procès, je crois. Oubliez cette parole destinée à réveiller un peu le débat de lundi soir ! Le seul procès qui m’intéresse concerne Boyer et la voiture de fonction qu’il a accordée – à nos frais - à son ancienne directrice de cabinet, une autorisation que j’ai contestée devant la Loi mais qui tarde à aboutir. Cela fait des mois que j’ai été auditionné au commissariat de police à ce sujet et, pour l’instant, aucune nouvelle… Il est vrai que le pays a d’autres problèmes à régler…

Il faut peut-être relancer la machine… Je vais le faire. Mais j’ai des doutes sur mes chances d’aboutir à quoi que ce soit permettant de démontrer aux Lavallois que Monsieur Boyer a une certaine idée de la manière de dépenser l’argent de leurs impôts…  

Revenons, si vous le voulez bien au conseil. Je vous ai entendu critiquer le prix que coûte notre jumelage avec Garango... Une fois encore, j’ai en effet tenu à dire que, dans le contexte actuel, les sommes à verser pour ce jumelage devaient être sérieusement revues à la baisse et faire l’objet d’un débat public et – pourquoi pas ? – d’un référendum populaire.  Il y a aujourd’hui trop de Lavallois dans la dèche et trop d’Africains dans le pays qui vivent des impôts de ces mêmes Français pour que notre vision de l’aide à apporter à nos frères du continent noir n’en soit pas perturbée. Au risque de passer, une fois de plus pour le vilain petit canard de cette assemblée, je pense qu’il est temps que les Lavallois donnent leur avis sur les sommes qu’ils envoient  en Afrique ou ailleurs…  Et ce d’autant plus que monsieur Habault, c’est son dada, recherche tous les moyens de faire des économies…

Il y a eu quelques réactions. Oui et notamment celle de l’élu du Modem, la seule « grande gueule » de la majorité,  Jean-Pierre Fouquet, qui pense que plus nous développerons l’Afrique, plus nous lutterons contre la déferlante migratoire. Je lui ai répondu que plus certains Africains gagnaient d’argent et plus… ils avaient envie de venir chez nous… C’est une information que j’ai lue dernièrement et qui est franchement désespérante car elle laisse penser qu’il faudrait souhaiter plus de misère en Afrique pour que nous ayons moins d’immigrés de ce continent à venir chez nous ! De toute façon, il nous faut nous reprendre rapidement en main et réfléchir sérieusement à notre politique en matière d’aides au développement. Je maintiens qu’il faut remettre le sujet Garango sur la place publique pour savoir où nous allons et combien tout cela va nous coûter. Cela ne veut pas dire que je ne veux pas que nous aidions l’Afrique ! Mais que nous ne vivons plus dans les années 70 du siècle précédent, à l’époque de Robert Buron, fondateur de ce jumelage pour lequel j’ai, évidemment, le plus grand respect.

Vous êtes ensuite intervenu concernant le « rapport 2015 du développement durable » pour faire quelques remarques qui ont dû être mal comprises par certains… Il faut reconnaître que ce rapport, à commencer par son intitulé « Développement durable », m’a fait bondir plusieurs fois, je l’avoue. J’ai d’abord tenu à dire que je faisais partie de ces Français qui ne croient pas au dogme terroriste du réchauffement climatique d’origine humaine. Je crois qu’il s’agit, une fois de plus, « d’un gros mensonge destiné à pénaliser les économies du Nord et à faire progresser le mondialisme égalisateur. » (J’ai trouvé cette formule, excellente, dans l’une des chroniques du meilleur éditorialiste de la presse française, Hannibal qui nous honore de sa prose chaque semaine dans Rivarol).

C’est un peu comme l’euro dans les années 90, on ne parle plus que de cela, matin, midi et soir, c’est l’obsession du moment… Oui, c’est exactement ce que j’ai dit avant d’ajouter qu'aujourd'hui, quiconque pense un peu de travers, pan ! La sanction tombe : ou on le prend pour un idiot, un « connard » pour parler comme la très distinguée NKM, ou on le prend pour un « révisionniste » et, dans ce cas on le licencie…

Vous faites allusion au journaliste de France Télévision, Philippe Verdier ? Oui. Ce monsieur, que je n’ai jamais vu à l’écran n’ayant pas la télé, s’est fait virer dernièrement pour avoir émis quelques doutes concernant les méfaits dus à l'homme sur le climat…Vous me permettrez de croire que quand on vire un journaliste parce qu’il ne pense pas tout-à-fait comme le Système, il y a anguille sous roche… Il y a surtout d’innombrables lobbies de requins qui voient en ce nouveau terrorisme l’occasion de faire un maximum de business dans les années à venir avec les collectivités en tous genres… Je pense aux éoliennes, par exemple, que d’aucuns veulent mettre un peu partout alors que leur efficacité économique ne peut être prouvée…

Qu’avez-vous dit d’autre ? Que j’aurais préféré que la Ville transformât le titre « la lutte contre le changement climatique » par « la lutte contre le changement de peuple », notion qui me semble beaucoup plus adéquate pour aborder le seul développement durable qui vaille, à savoir celui du peuple français. Même remarque pour la deuxième « finalité » : la « préservation de la biodiversité », j’aurais préféré que la Ville parlât de la « biodiversité humaine », celle qui nous permet de rester ce qu’on est et non de devenir obligatoirement des métis à la sauce Obama, là encore à cause du changement de peuple obligatoire ! En gros, vivent les blancs, vivent les noirs, vivent les jaunes et, ai-je ajouté en pensant à certains visages qui abusent du fruit de la vigne et du travail des hommes, vivent les rouges !

Vous avez raison ! Qu’avez-vous dit d’autre ? Après je me suis fait un petit plaisir, si j’ose dire, car j’ai particulièrement éructé en lisant le chapitre du rapport concernant les manières de devenir – « en adaptant son comportement » - « éco-responsable » ou, plus pompeusement encore, « acteur de développement durable». Pour tout vous dire, dans l’état de délabrement moral dans lequel se trouve le pays, je trouve cette rééducation aussi grotesque qu’infantilisante, pour ne pas dire cucul la praline ! A se demander si on ne prend pas les hommes en général et les agents de nos collectivités locales en particulier pour des abrutis ! Je sais bien, ai-je ajouté, que l’époque manque de héros, et de combats où l’homme peut s’élever sur des sommets « pour se soutenir sur les mers du néant », ajouterait Montherlant, mais là vraiment, c’est le pompon ! Car franchement, posons la question : quel jeune, quel homme digne de ce nom ayant une âme et une intelligence et, pourquoi pas, un zest d’humour et un minimum de fierté bien placée, pourrait s’enthousiasmer à l’idée de devenir un « acteur de développement durable » ?

Personne, je pense ! Evidemment ! Et, ai-je ajouté, en lisant les conseils prescrits, la rééducation demandée, je comprends mieux pourquoi tant de Français se portent si mal aujourd’hui ou, plus ennuyeux, envisagent de se lancer dans des luttes radicales et violentes…

Nous vivons vraiment dans une société de malade ou les héros sont, le plus souvent, des types sans intérêt, sans culture, sans esprit, sans caractère, et les gens réellement intéressants, valables, courageux et rebelles au Système, condamnés au silence, à l’opprobre social… C’est exactement ce que je pense et c’est pourquoi j’ai enchaîné avec ces images que j’évoque souvent avec l’un de mes frères, tout à fait dans nos idées. En fait, si je comprends bien, aujourd’hui, un type qui se comporte comme une bête en rut à l’égard de ses voisines dans le bus, qui fait des doigts d’honneur à la terre entière, qui licencie des milliers de personnes pour que sa multinationale gagne plus de fric ou qui envoie valser femme et enfants pour roucouler avec une nana qui pourrait être sa petite-fille pourra quand même être considéré comme un citoyen remarquable, exemplaire, un « acteur de développement durable » parce qu’il connaît parfaitement les couleurs de ses poubelles, utilise du papier recyclé pour se torcher le derrière et, entre autres tâches hautement « importantes », jette son mégot dans le cendrier certifié conforme ISO 9876 BX 345 FD 999 !

C’est tout-à-fait ça ! En revanche, ai-je poursuivi, celui qui sauve sa voisine de la noyade, dit poliment bonjour à tout le monde, laisse sa place dans le bus aux vieilles dames et paye ses impôts depuis plus de trente ans, reste au sein de sa famille bien qu’il ait souvent envie de tout envoyer promener, etc.  mais qui ne respecte pas les consignes de tri des déchets, n’utilise pas des papiers « éco-conçus » et laisse, entre autres crimes, sa lumière allumée pendant sa pause casse-croûte est, lui, un personnage répréhensible parce qu’il est un mauvais « acteur du développement durable » !

Et votre conclusion sur le sujet ? Ce que je veux dire en gros pour ceux qui ne m’auraient pas compris c’est que plus la société se déglingue de l’intérieur, plus elle cède sur les grands thèmes de la morale traditionnelle et plus elle décide de nous enquiquiner avec des règles à la noix qui, contrairement aux premières, seront, elles, impitoyablement condamnées par le Système actuel ! Tout cela pour vous dire que je continuerai de garder toute mon estime aux  agents de la collectivité qui refuseront de devenir des « acteurs exemplaires du développement durable », des modèles du développement éco-citoyen ou des « éco-responsables » de compétition ou tout ce que vous voulez ! Qu’ils fassent leur travail du mieux qu’ils peuvent et qu’ils fassent d’abord passer les grands principes de la vie en société avant les chartes en tous genres pondues par le Système mondialiste qui, au nom du respect de la planète, veut faire de l’homme un pantin au service du vide.

Mazette, on sent que vous vous êtes lâché, sur ce coup ! Et comment ! J’avais envie de dire ce que je pensais sur cette nouvelle rééducation qui, de vous à moi, m’em. littéralement ! Le tri des déchets, toutes ces choses-là, qu’on nous les explique une bonne fois pour toutes et après, basta ! qu’on n’en parle plus !

Vint ensuite le débat d’orientation budgétaire qui vous a donné l’occasion de féliciter notre « Giscard local », Philippe Habault. Je lui ai fait part de ma satisfaction de vendre « les bijoux de famille » de la Ville qui coûtent à cette dernière. Mais je lui ai aussi fait part de ma déception de voir que les baisses d’impôts étaient déjà terminées. Je lui ai rappelé que j’étais à la tête d’une liste qui souhaitait, si elle avait été élue, faire baisser ces derniers de 30%, que cette diminution vraiment significative aurait nécessité de visser tous les boulons à tous les étages, que cela aurait été sportif mais que nous aurions réussi. Je lui ai dit aussi qu’il n’aurait pas dû dépenser des sommes pharaoniques concernant des projets bidons comme l’aménagement des rythmes scolaires… J’ai conclu mon intervention en lui disant qu’il avait au moins tenu parole en baissant les impôts de 10%. Avant d’ajouter, en riant, que ce respect d’une promesse électorale démontrait qu’il ne serait jamais un homme politique de haut vol…

Enfin vous vous êtes exprimé concernant le transfert de compétence de la Ville à Laval Agglomération en matière de crématorium. Oui. J’ai dit que je ne reviendrais pas sur les critiques que j’ai formulées, lors du dernier conseil de l’agglo,  contre l’arrivée d’un crématorium sur le territoire lavallois car nombre d’élus ici présents les connaissent et, nouvelle suffisamment rare pour être citée, les médias locaux au grand complet avaient relayé mes propos.

Qu’avez-vous dit alors ? J’ai tenu à signaler qu’il y eut encore beaucoup de monde à se rendre dans les cimetières lavallois lors de la dernière fête de la Toussaint afin de rendre hommage à leurs proches inhumés – religieusement ou non – dans le sol qui les a vus naître, vivre, aimer, mourir. Pour avoir discuté avec moult promeneurs présents à Vaufleury, j’ai pu mesurer une fois de plus à quel point l’inhumation compte de nombreux défenseurs. Mais il s’agit, pour les plus lucides d’entre eux, de défenseurs inquiets qui sentent bien que demain, au nom du « réchauffement climatique d’origine humaine » ou de je ne sais quelle lubie mondialiste destinée à faire du pognon à tout prix, on leur annoncera que les cimetières traditionnels appartiennent au passé ! Et qu’ils n’ont plus que tant de mois devant eux pour assurer la crémation des « restes », si j’ose dire, du pépé ou du papa ! de la mamie ou de la tantine…

L’élu concerné par cette délibération, le « balzacophile » Jean-Jacques Perrin, a semblé douter de vos propos. Oui, mais je lui ai dit que je prenais tous les paris et que, là aussi, dans le domaine de l’inhumation, la liberté sera tôt ou tard interdite et la crémation, tôt ou tard, obligatoire dans ce pays qui perd la mémoire, la tête, le Nord et qu’on appelle encore la France jusqu’à ce que ce mot n’apparaisse par trop discriminatoire à l’égard des nouveaux arrivants en boubou ou en djellaba ! Déjà, ai-je ajouté, il y a quelques jours, on a supprimé aux thanatopracteurs la possibilité de faire des soins sur les corps reposant chez eux, à leur domicile personnel ! Il faudra désormais les faire faire, ces soins, dans un funérarium, exclusivement. Résultat, pour des raisons d’économies, nombre de Français devront mettre le corps qu’ils voulaient veiller chez eux au « funé » ! Ou alors il faudra qu’ils payent deux déplacements dans une voiture spécialisée, je ne vous dis pas le prix que cela coûtera ! Souhaitant reposer chez moi avant d'aller à Vaufleury, je crie le mot de Cambronne à tous ces politiciens qui rendent notre existence insupportable !

Fut-ce votre mot de la fin sur le sujet ? Non. J’ai tenu à rappeler qu’il ne fallait vraiment pas manquer d’air pour vanter à la fois la lutte contre le réchauffement climatique d’origine humaine et…  la construction massive de crématorium aux quatre coins du pays, ce qui est le cas de tous les élus en général et de l’écologiste en chef placé à quelques mètres de bibi.

Vous vouliez parler de Monsieur Gourvil. Oui, lequel, conformément à la stratégie que la gauche avait décidée, est quasiment resté muet pendant tout le conseil.

Ce silence vous a-t-il gêné ? Non, quand la gauche se tait je suis plutôt content car neuf fois sur dix c’est pour balancer des niaiseries ou des leçons de morale. Mais je ne l’ai pas trouvé indispensable vu que nous avions déjà respecté une minute de silence en ouverture du conseil, dit ce que nous avions à dire sur le sujet, et, tertio, qu’un rassemblement « petites bougies » avait déjà eu lieu samedi dernier devant l’hôtel de ville. D’autre part, à partir du moment où, à l’initiative de François Zocchetto, le conseil avait décidé de se réunir pour bien montrer aux terroristes que la vie continue malgré leur lâcheté meurtrière, pourquoi ne pas aller jusqu’au bout et se comporter comme si l’attentat n’avait pas eu lieu ? Dans le cas où l’on souhaite rester silencieux, autant reporter le conseil et rester chez soi à prier pour le repos de l'âme des disparus et... la conversion des terroristes au catholicisme. 

C’est pourquoi la journaliste de Ouest-France a écrit, dans le chapeau de son article du mardi, que « seul l’élu d’extrême-droite, Jean-Christophe Gruau, a[vait] maintenu sa posture anti-système. » Sans doute mais moi, quand je me rends dans un conseil municipal c’est pour y donner mon avis sur la bonne marche des affaires de ma ville natale et non pour prendre la pose d’une vierge effarouchée comme l’ont fait les opposants de gauche qui, je le répète, sont toujours convaincus d’être supérieurs aux autres sur le plan moral.

Normal ! Ils représentent le camp du Bien. Et comme vous avez accepté l’étiquette « d’extrême-droite », vous êtes forcément dans le camp du diable. Si vous saviez à quel point l’avis de ces gens-là m’indiffère ! Et le peu de respect intellectuel que je leur porte ! Que m’importe qu’on me qualifie d’extrême-droite ! Et, plus encore, par les temps qui courent... si vite vers la gamelle finale, que la gauche continue d’accélérer par sa politique anti-nationale. Tout cela n'a aucun intérêt.

Une dernière chose à dire, JC Gruau ? Oui. J’ai demandé à ce que la Ville puisse rapidement créer (ou trouver) une rue, une allée, un boulevard, n’importe quelle portion de territoire, de préférence situé à côté du stade Le Basser, pour lui donner le nom – unanimement apprécié - du sympathique Noël Meslier, disparu récemment. C’était un « type extra » qui avait à la fois le sens des autres et de la répartie, du bon sens à revendre et le respect des valeurs traditionnelles, à commencer par l'amour de la famille.

Comment le connaissiez-vous alors que vous n’allez jamais voir le stade jouer depuis qu’il a quitté la première division ? Mais enfin, qui ne connaissait pas Nono ? N’oubliez pas que j’ai été pendant treize ans le journaliste municipal de la Ville de Laval et que je croisais ce sympathique « déconneur » plusieurs fois par an dans l’exercice de sa profession. Au marché de Noël, à la salle polyvalente (pour l’arbre de Noël de la mairie) ou dans je ne sais quel salon qu’il animait avec les mots qui convenaient à ce genre d’exercice que j’aurais pu pratiquer moi-même si je n’avais toujours eu envie de mettre mes idées droitières en avant. Nous parlions ensemble régulièrement et parfois aussi de politique même si Nono n’en faisait pas pour des raisons professionnelles évidentes. Il se trouve que tout l’intéressait à partir du moment où cela concernait la Mayenne, SA Mayenne. Maintenant, les terribles problèmes de santé qu’il avait connus, ses douze années de dialyse lui avaient donné une dimension humaine exceptionnelle. Une qualité d’écoute très forte. Je l’appréciais beaucoup et nous avons toujours eu d’excellentes relations.  

Aviez-vous écrit un article le concernant ? Pas directement non, car il était déjà dans les murs quand je suis arrivé en 1995. Mais j’ai eu l’occasion de parler de lui quand j’ai couvert, pour le Laval Infos de mars 1999, la naissance d’une entreprise qui s’est bien développée depuis et que les Lavallois fréquentent quand, souhaitant organiser fêtes ou cérémonies, ils ont besoin de tables, chaises, nappes, couverts…

Vous voulez parler de Festi Concept ? Exactement.

Comment ça ? Eh bien, peu de gens savent aujourd’hui que cette société fut créée à la fois par Patrice Deniau et… Josiane Meslier sur une idée de… Nono. Car ce dernier, ne revenait jamais de ses « spectacles » sans dire à sa femme qu’il manquait à Laval un loueur de vaisselle pour noces et banquets. On peut donc affirmer – ce que les media ont passé sous silence dans les articles sortis après son décès - que Noël Meslier a été à l’origine de cette entreprise dirigée aujourd’hui (et depuis plusieurs années déjà) par le petit jeune recruté dès la naissance de Festi Concept, Mickaël Morin. C’est d’ailleurs à l’occasion de cet article que j’ai fait la connaissance de la très sympathique Josiane Meslier, à qui je me permets de souhaiter, ainsi qu’à ses filles, beaucoup de courage dans l’épreuve qu’elle traverse.

Ce sera le mot de la fin, en hommage à Nono. Oui, cela me va. Merci Bois-Renard !

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