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Conseil du 10 juillet (2) : la passerelle, le Tricotin et Didier Maignan...

JC Gruau, le conseil du 10 juillet a évoqué le sujet de la passerelle de la Gare qui va coûter plusieurs millions d’euros aux contribuables locaux. Qu’avez-vous dit sur le sujet ? J’ai rappelé mon désaccord total à la construction de cette nouvelle passerelle qui jusqu’à présent n’a eu qu’un aspect positif : faire perdre des centaines de voix à Monsieur Boyer lors de la dernière élection municipale…

 

Qu’auriez-vous souhaité concernant ce projet pharaonique de 6,5 millions d’euros ? Qu’il soit abandonné purement et simplement. Et que la passerelle existante soit juste rénovée car, de vous à moi, une passerelle est faite pour être traversée le plus vite possible et non pour devenir je ne sais quel symbole urbain vanté à prix d’or par des professionnels de la communication ! Je trouve personnellement que mettre tant d’argent public dans une passerelle qui traverse une ligne de chemin de fer, relève de la psychiatrie. Qui peut justifier une pareille folie ?

Mais Monsieur Boyer, pardi ! Il a de nouveau vanté ce projet lors du conseil du 10 juillet… Oui, je sais, ce n’était pas sa meilleure prestation car, plusieurs fois, il a donné à Zocchetto le bâton pour se faire battre…

Enfin, une fois de plus, ce sont les décisions prises par les socialistes qui seront appliquées… Eh oui, c’est exactement ce que j’ai reproché à l’actuelle équipe qui se prétend différente de la précédente ! Alors qu’en fait, pour les rythmes scolaires (500 000 euros par an à la charge du contribuable local) comme pour la passerelle, elle poursuit les erreurs faites par l’équipe d’avant.  

Le maire a quand même proposé de courir après certaines subventions diverses et variées pour aider à financer cette dépense inconsidérée… Oui, c’est sa stratégie, que je qualifierais de « moins pire » que l’autre. Mais c’est tout de même insatisfaisant pour l’esprit et le porte-monnaie car ces subventions seront, d’où qu’elles viennent, elles aussi payées par des contribuables ! Résultat : sur le  fond, cela ne règle pas le problème de notre pays : trop d’argent public est dépensé inutilement !

C’est pourquoi vous vous êtes abstenu… Oui, y’en a marre de payer ! Marre ! Mais j’avoue me sentir bien seul à dénoncer ce scandale de l’argent public qui file n’importe où !  J’ai l’impression – fort désagréable - que tout le monde s’en moque !   

Est-ce parce que vous ne touchez que 26 euros nets par mois que vous êtes aussi remonté contre les mauvaises propositions ? Peut-être ! J’ai plusieurs fois dit que les grosses indemnités tuaient l’esprit combattant de l’opposant le plus déterminé ! Et je l’ai redit lors du dernier conseil. On se présente aux élections avec la ferme volonté de vouloir éliminer ceci, abandonner cela. Parce que cela coûte cher et que ça ne sert à rien. On veut changer les choses, faire passer ses idées, réduire la douloureuse collective. Puis… on devient adjoint de ceci ou conseiller spécial de cela. Et dès lors, automatiquement, on se tait, on se couche.  

La soupe serait-elle trop bonne ? Elle l’est et c’est ce qui nous tue, nous précipite dans le vide… Autre question à laquelle l’adjoint ou le conseiller spécial répondront rapidement : pourquoi embarrasser le maire, le « patron », qui a déjà suffisamment à faire avec ses opposants sans en compter parmi ses propres troupes ? Quel avantage retirer d’un geste courageux, certes, mais aussi... suicidaire ?

Pouvoir se regarder dans la glace le matin. Sentir de l’admiration dans l’œil de sa compagne, de ses enfants. Rester fidèle à ses engagements de jeunesse… Que sais-je encore, les bonnes raisons ne manquent pas ! Doux rêveur de Bois-Renard !  Mais les élus d’aujourd’hui ne pensent plus à cela, voyons ! Seul compte l’argent, point barre. C’est ainsi que les choses se passent…

Pas étonnant qu’il y ait si peu de monde de valeur à se lancer… Et que ceux qui se lancent le fassent pour l’argent principalement.  

Revenons au conseil. Vous avez voté la subvention concernant l’homologation du plus grand tricotin du monde dans le livre des records, vous avez accepté que le contribuable soit mis à contribution… Oui, pour 600 euros, je crois. Vous connaissez le proverbe : quand le vin est tiré il faut le boire…

Oui. Eh bien en voilà un nouveau de mon cru : Quand le tricotin est tricoté, il faut l’homologuer…

En clair, autant payer cette action collective sinon elle ne figurera pas dans le Guiness Book ! Oui, mais j’ai quand même tenu à indiquer que je ne me pâmais pas devant ce genre de réalisation ! A tout prendre, si l’on souhaite établir des records mondiaux, me suis-je permis de dire, j’aurais préféré que les Lavallois se distinguassent en fabriquant, par exemple, la plus grosse saucisse pur porc de la création, laquelle saucisse aurait pu, ensuite, être distribuée lors d’une gigantesque fête de la solidarité au square de Boston avec tous les Lavallois qui souffrent à la fois de la solitude et du manque d’argent.

Je reconnais là votre grand cœur et… Et quoi ?

Votre amour pour le porc, cette viande qui est de plus en plus snobée par les nouveaux Français… Oui, j’appartiens à cette catégorie de Français qui pensent mordicus que tout est bon dans le cochon. Et qui le prouvent chaque semaine avec leur couteau et leur fourchette ! Du reste, mes moyens financiers sont si modestes que je ne pourrais  – si l’envie m’en prenait  – faire l’impasse sur cet animal que j’aime tout particulièrement…

Lors du conseil, l’ancien maire est revenu – pour les critiquer - sur les augmentations que la nouvelle équipe s’est accordées de manière discrète… Oui,  et j’ai trouvé cette indignation forte de café venant de Boyer. D’où ma réaction indignée : c’est le roi des cumulards qui joue les Spartacus !

Vous croyez que cette image – relevée par Ouest-France - peut être comprise du plus grand nombre ? J’ignore si le plus grand nombre, comme vous dites, comprend certaines allusions, certaines références à l’Antiquité en l’occurrence. Mais sachez que je n’ai pas l’intention de m’aligner sur ce que pensent ou, plus exactement, ne pensent pas – ou plus – les électeurs dont le cerveau a été sérieusement dégradé – voire détruit - par la médiocrité crasse qui suinte jour et nuit des chaînes de télévision et de radio aux ordres du Système.

Mais il se peut qu’il y ait des images que vous évoquez qui datent…  Cela m’importe peu. Seule la vérité des faits m'intéresse.  

Même critique de ma part concernant l’imparfait du subjonctif : cela risque de vous ranger derrière les admirateurs du Menhir… Tant mieux ! Car Jean-Marie Le Pen n’est pas seulement un homme courageux, c’est aussi – et surtout – un homme qui sait manier « la langue de chez nous », nous en avons encore eu la preuve dernièrement dans la très pertinente interview qu’il a donnée à l’hebdomadaire Rivarol. Ainsi, pour l’imparfait du subjonctif, si je le sens arriver sous ma langue ou ma plume, pourquoi n’entrerait-il pas au conseil municipal de Laval ?

Pourquoi en effet se priver d’une richesse langagière que les grands écrivains et les siècles passés nous ont léguée ? Car l’imparfait du subjonctif allie à la fois charme et utilité… Je le kilffe beaucoup, comme disent certains...

Revenons à Boyer, vous croyez vraiment que toute critique concernant les augmentations d’indemnités des élus lui sont interdites. Oui. Sauf s'il souhaite commencer une carrière de comique troupier ! Car avouez que son parcours personnel n’est pas le mieux indiqué pour donner des leçons de morale dans ce domaine ! Quand on sait qu’il était – et à la fois - maire, président de Laval Agglo, conseiller général et… chargé de mission dans un ministère, celui de la Fonction publique (où il est toujours), qui n’a pas la réputation de sous-payer ses « intermittents »…  

Qu’avez-vous dit d’autre au conseil ? Concernant la critique de Boyer relative aux augmentations, j’ai tenu à féliciter – ironiquement bien sûr - les élus de la majorité car, compte tenu de tout ce qu’on a appris ces derniers temps sur les dépenses de l’UMP et de ses pitoyables ténors (Fillon, Copé, Madame Copé n°2, Dati…), les « Zocchettiens » auraient dû s’octroyer bien davantage : trois ou quatre mille euros pas mois, pendant qu’on y est !

Vous avez aussi évoqué le nom de Peltier… Oui, car c’est l’un des chouchous de Samia Soultani qu’elle a reçu à Laval. Je l’ai évoqué car cette étoile montante de la vie politique française  – ancien FN, ancien MNR, ancien RPF - a réussi à facturer une journée de formation à plus de 20 000 euros !!!  Et ce Monsieur prétend incarner une nouvelle façon de faire de la politique !!! Il est bien comme les autres qu’il prétend fustiger !

L’adjoint aux finances, Philippe Habault, a, lui, contré Boyer plusieurs fois et l’a, entre autres, accusé de faire son numéro devant les médias… Oui et j’ai rassuré cet adjoint de qualité en lui signalant qu’il n’avait rien à craindre de ce côté-là. Car il ne vous a pas échappé, cher Bois-Renard, que les Maignan officiaient en couple lors de ce conseil du 10 juillet !

Eh oui, j’ai vu : Madame avec le micro de Radio Mayenne assise au milieu de ses pairs de la grande presse, et Monsieur – responsable de la communication de la Ville-, sur l’estrade derrière le maire, avec les « huiles » de l’administration municipale. Dans ce cas, pas de problème, ai-je signalé à Philippe Habault, le reportage radio ne peut qu’être favorable aux intérêts du grand patron de Monsieur…

J’ai trouvé la présence des Maignan, comment dire, inconvenante. Mais ce mot n’est pas assez fort : c’est « répugnante » qui convient…  Entièrement d’accord avec vous. Si j’étais (encore) journaliste, j’aurais franchement honte, mais il est vrai que désormais, le sympathique blogueur Aubin Laratte est autorisé à s’asseoir à côté des journalistes, ce qui montre bien que « ce métier a mal tourné » (comme l’écrivait Elisabeth Levy dans un livre fort intéressant rédigé avec feu Philippe Cohen).

Après tout, pourquoi pas ? Laratte est-il pire que les autres ? Pas encore ! Mais il en prend le chemin puisqu’il va faire des études de journalisme ! Il sera donc aussi formaté que ses modèles…

Mais revenons au couple Maignan qui réussit l’exploit d’être à la fois au four et au moulin, disons du côté du pouvoir en place (Didier) et de l’information – défense de rire – dite objective (madame, Isabelle Marchand). C’est vraiment ahurissant ! Ahurissant, c’est le mot ! Et tout cela se passe sans que les gros médias dits indépendants n’évoquent le problème ! Ouest-France n’a – évidemment - pas pipé mot de cette connivence scandaleuse. Quant au Courrier, j’attends demain jeudi mais cela m’étonnerait…

En tout cas cela prouve une chose : la droite molle et la gauche c’est du pareil au même puisque Zocchetto n’a pas un instant envisagé de se séparer du caméléon qui avait choisi Garot en 2008 après avoir travaillé pour Arthuis et d’Aubert !  Le plus incroyable est que ce Maignan n’est même pas gêné d’être là, face à son épouse qui fait le reportage, derrière ses nouveaux maîtres et à quelques mètres de ses anciens patrons !

Oui, il avait l’air content de lui, satisfait. Il faut dire que ce n’est pas donné à tout le monde d’être une pareille girouette ! Et de manger si grassement à tous les râteliers ! Ah, je le revois en 2008, sur la scène de la salle polyvalente animant (fort tristement d’ailleurs !) la grande réunion électorale de Guillaumette ! Ah, il fallait l’entendre critiquer l’équipe d’Aubert de l’époque dans laquelle se trouvait – et en excellente place – son futur patron, François Zocchetto !

En revanche, vous, cher JC Gruau, vous ne risquez pas d’entendre un jour votre voix sur les ondes de Radio Mayenne quand c’est la seconde épouse de ce triste sire qui officie au conseil municipal ! Ah ça, c’est évident que Madame Maignan ne risque pas de me donner la parole d’une quelconque façon ! Vous me direz que « sa » radio – qui se trouve être aussi la mienne - ne me l’a pas donnée pendant la campagne des municipales hormis le jour du débat public à la salle po où elle ne pouvait pas faire autrement !

Enfin, la question que vous avez posée à Zocchetto concernant Maignan vous a clairement signalé qu’il resterait à sa place jusqu’à l’heure de la retraite… Eh oui, j’ai eu confirmation de ce que je pensais de l’UMPS. J’ai bien écouté la réponse du maire et ai regretté in petto de ne pouvoir y répondre (c'est visiblement interdit !) car elle ne m’a pas satisfait. En effet, le maire s’est permis de comparer ma situation passée à celle de Didier Maignan alors qu’elles sont sensiblement différentes. Mais ce serait trop long d’entrer dans des détails qui n’intéresseraient pas grand monde…

J’ai entendu que Zocchetto avait également indiqué la somme que vous aviez touchée au moment de votre licenciement en 2008, 75 000 euros. Oui et j’ai considéré cette information comme une bassesse indigne d’un homme qui doit palper plus de 15 000 euros par mois et n’a jamais connu une semaine de chômage dans sa vie… Ce licenciement - que je n'ai pas contesté - a signé ma mort sociale et il est bien placé pour le savoir ! 

Le seul bon point de son intervention était de dire qu’en licenciant Maignan cela aurait coûté de l’argent… Peut-être, mais moins que ce que j’ai touché à l’époque puisque Maignan n’a pas la même ancienneté que la mienne ! Six ans au lieu de douze, quand même ! D’un autre côté, il y a des dépenses municipales qui sont vraiment indispensables. Quand on a des idées, bien sûr ! 

Il a aussi évoqué votre collaboration avec les  municipalités socialistes de Pinçon et de Patoux, laissant entendre que, comme Maignan, vous aviez travaillé avec les deux bords. C’est la stricte vérité mais il faut être précis : j’ai travaillé avec la gauche de 1993 à 1995 mais comme simple pigiste, principalement pour seconder le rédacteur en chef de l’époque Jacques Bonnet. Les sommes que j’ai touchées étaient modestes et les articles que j’écrivais en dehors de toutes considérations politiques ou politiciennes. J’étais travailleur indépendant, pigiste, la mairie était l’un de mes clients, point barre. Rien à voir avec Maignan qui lui a été salarié d’entrée de jeu. Et avec un salaire que je n’avais pas durant cette période. Bref, cela était différent.

Tout comme votre journal, « Laval Infos », était différent de celui que Maignan chapeaute et qui, entre nous, est aussi ennuyeux qu’un centriste ou un socialiste qui a peur d’appeler un chat un chat… Oui, « Laval Infos » était très différent de « Laval La Ville » et jouissait d’une grande liberté de ton. Mais c’était une autre époque…

Enfin, JC Gruau, rassurez-vous, tous ceux qui connaissent Maignan et qui vous connaissent savent qu’il y a autant de points communs entre vous qu’entre Edouard Balladur et Jamel Debbouze. Je l’espère car rien ne me déplairait davantage que d’apparaître aux yeux des gens qui m’estiment encore – il en reste - comme un caméléon. De surcroît insipide et ennuyeux.  

Une dernière chose ? Oui. J'espère également ne ressembler ni à l'un ni à l'autre des deux personnages que vous avez cités. Ils ont chacun leurs qualités mais je ne les prise guère plus que le sieur Maignan. 

Ignorez-vous qu'il faille aimer son prochain comme soi-même, JC Gruau ? Non, Bois-Renard. Mais j'avoue que l'exercice est difficile, très difficile. Et, bien souvent, trop difficile. 

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