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JC Gruau revient sur Samia et la censure

JC Gruau, nous avons appris avec sidération que le sénateur-maire Zocchetto vous a censuré lors du (premier) conseil municipal du 23 avril dernier alors que vous étiez en train de vanter sa première adjointe ! Info ou intox ?  

Info, hélas ! Et cela montre combien le nouveau maire est autant gangrené par le politiquement correct que les deux précédents ! En fait non seulement on ne peut plus parler d’immigration – tabou des tabous – mais, en plus, on ne peut même plus dire qu’une femme est belle ! Délirant ! Oui, je me souviens qu’il vous a coupé le sifflet après que vous eûtes parlé de « la belle Samia »… Parfaitement ! Et j’ai eu droit le lendemain au « vrai » pourquoi de cette pitoyable interruption par une jeune femme qui travaille dans l’entourage proche de Zocchetto. D’après elle, quand on dit publiquement qu’une femme est belle, quand on fait allusion à ses charmes - y compris sans penser à mal-, on insulte les autres femmes ! 

??? En fait, si j’ai bien compris, cela signifie que les autres femmes « moins belles » (que Samia, en l’occurrence) - ou même (carrément) vilaines - sont en droit de prendre ce compliment (qui ne les concerne en rien) pour une insulte ! Quel charabia !

Mais alors, dans ce cas, supprimons toutes les déclarations d’amour contenues dans les romans ou autres poésies ! Sinon, continuer de les publier signifierait qu’on insulte, agresse, attaque toutes celles qui, dans la vie de tous les jours, ne reçoivent jamais de pareilles déclarations à cause de leur physique moins avantageux…   Au train où vont les choses, ce genre de suppression viendra, je n’en doute pas un instant. Bien sûr, elle sera saluée comme une victoire par toutes les femmes qui font maintenant la pluie et le beau temps dans les collectivités où l’on impose aux citoyens à respecter des quotas. Car je pense que ce genre de nouvelle attitude stupide est l’une des filles de la parité obligatoire !

C’est vraiment complètement fou !  Oui, et d’autant plus que dans l’articulet rédigé - dans la foulée - et paru le soir même (sur le Net) et dans l’article du lendemain (de Ouest France), la façon dont cet épisode était évoqué laissait entendre que j’avais « attaqué » Samia Soultani pour avoir évoqué ses « origines marocaines » et son « physique » !!!

C’était, si j’ai bonne mémoire, ce que vous reprochait le maire de Laval. Peut-être mais le lecteur de base n’ayant pas assisté au conseil – et n’ayant pas le matin écouté le compte-rendu de Radio Mayenne-, le lecteur de base pouvait à bon droit considérer que je n’étais qu’un "méchant conseiller raciste" qui avait reproché au maire de Laval d’avoir choisi comme première adjointe une femme d’origine marocaine ! Alors qu’en fait je vantais ses qualités à qui  mieux mieux et demandais à son « seigneur et maître » Zocchetto de lui confier un poste d’adjointe à l’immigration (pour qu’elle donne envie aux immigrants qui débarquent chez nous d’aimer notre pays comme elle !).

Un comble ! Oui, c’est pourquoi, ce soir là, je me suis couché légèrement dépité par la manière dont mes paroles – fort agréables à l’égard de Samia Soultani - pouvaient être interprétées… Force est de reconnaître que cela devient quand même pénible de ne plus pouvoir s’exprimer librement dans ce pays sans prendre le risque de voir ses propos censurés par les uns (pourtant hautement diplômés) et dénaturés par les autres (également munis de diplômes d'études supérieures !).  A ce train-là, il n’y aura bientôt plus de volontaires pour dénoncer les maux qui rongent la France  !

Il y a vraiment des jours où l’on comprend les gens qui veulent se tenir éloignés du combat politique ! Figurez-vous que c’est exactement la réflexion que je me suis faite en lisant les quelques lignes de cet article, heureusement corrigées – merci au journaliste concerné - dans l’édition du lendemain, celle du vendredi.

Des gens vous ont parlé de cet article ? Bien sûr ! Et certains sont même allés jusqu’à me dire qu’ils ne comprenaient pas qu’on ne m’encense pas pour avoir formulé pareille proposition car si une Samia n’aide pas à intégrer ceux qui viennent chez nous, qui le fera ? Je vous mets au défi de trouver une seule personne sensée qui puisse critiquer ma proposition !

Il est clair – en tout cas pour moi – que Samia Soultani serait beaucoup plus utile à notre cité au poste que vous lui proposez qu’à celui que Zocchetto lui a confié. Evidemment ! Sa valeur ajoutée se situe dans le domaine que j’évoque et pas ailleurs…  

Forcément ! Car si elle était en mesure de créer des emplois, cela se saurait ! Mais au fait, que pense-t-elle de votre proposition ? Eh bien, pour en avoir discuté brièvement avec elle le soir même, j’ai pu constater qu’elle n’avait pas compris ce que je lui proposais !!! Je pense que cela tient au fait qu’elle n’a pas pu entendre la suite de mon discours… A tout le moins je l’espère, sinon, si elle ne comprend pas ce que j’ai écrit alors… du coup, elle ne mérite pas d’être première adjointe !

C’est pourtant limpide comme de l’eau de roche ! Je le pense aussi mais ce qui m’apparaît également limpide c’est que la communication risque d’être difficile avec cette nouvelle équipe municipale qui, finalement, est comme la précédente, imprégnée de politiquement correct ! Et je crois même qu’elle va surenchérir dans ce domaine afin de plaire aux médias du Système…

La meilleure preuve en est que Zocchetto en personne a indiqué qu’il n’y aurait aucune chasse aux sorcières ! Y compris au poste pourtant sensible de la communication…  Exact. Aux dernières nouvelles le nouveau maire devrait conserver le mari de la journaliste politique de Radio Mayenne, Didier Maignan, un cas d’école si j’ose dire car ce personnage a quand même réussi l’exploit de travailler, avant de devenir zocchettien, à la fois pour Arthuis (Conseil général), d’Aubert (Clarté), Garot et Boyer (Ville). Cela en dit long sur ce senior qui, finalement, symbolise assez bien l’idéologie UMPS-UDI-DL-MPF-MODEM !

Quand je pense qu’il fut un temps où les responsables de communication, en cas de défaite de leur patron,  partaient d’eux-mêmes sous d’autres cieux, par respect pour l’équipe qu’ils avaient défendue !  Quelle sombre époque que la nôtre ! Oui enfin, pas pour Zocchetto – qui est un vieil ami de Maignan – car il pourra ainsi « profiter » à fond de Radio Mayenne, laquelle, je ne cesserai de le répéter jusqu’à mon dernier souffle, emploie comme journaliste politique la seconde femme dudit Maignan…

C’est ce genre de Système qui, personnellement, me débecte… C’est aussi ce genre de Système qui m’a poussé à entrer dans l’arène politique.

Vous, au moins, quand Garot est arrivé avec son sourire de premier communiant, vous avez rapidement quitté la scène ! Oui, et heureusement ! car je n’aurais pas supporté de passer pour un lâche, un faux-derche, un traître auprès des gens que j’ai servis ! Non seulement j’ai été viré – grande fierté de ne pas travailler avec un type comme Garot !  – mais en plus, je vais vous livrer un scoop : je n’ai même pas demandé à François d’Aubert de me recaser…

Il est vrai que vous étiez « incasable » ! Si vous le dites ! En tout cas, je trouve que ce changement d’équipe municipale n’en est pas vraiment un car, au final, tous ceux qui ont servi Garot et Boyer avec un zèle éhonté servent désormais Zocchetto de la même manière. Pitoyable !

Vous avez l’intention de citer d’autres noms ? Si besoin est, pourquoi pas ? Car il est important que les Lavallois qui s’intéressent à la politique sachent que penser de certaines personnes rémunérées grassement avec l’argent de nos impôts. Car il est évident que ceux qui trahissent le plus sont toujours ceux qui gagnent le plus…

Ne risquez-vous pas d’apparaître – une fois de plus - comme un "méchant garçon" ? C’est le cadet de mes soucis ! De toutes façons, au point où en sont mes affaires, je ne risque pas grand-chose hormis de gagner l’estime de certains municipaux qui trouvent que certaines situations méritent d’être clarifiées…

Je voulais vous demander si vous alliez poursuivre dans la série « longs discours » lors de vos interventions au conseil ? Non, bien sûr ! J’ai été un peu long volontairement les premières fois parce qu’il fallait que je marque mon territoire et que je dise certaines choses qu’on ne dit que lors des premières séances mais, désormais, je serai plus concis. Plus percutant aussi, forcément car il faudra concentrer la critique en quelques phrases voire en quelques mots…

Quant aux critiques de personnes… Je les réserverai en grande partie à ce blog ou à celui que je vais sans doute créer dans les mois à venir. Il y a notamment le cas de quelques francs-maçons qui méritent d’être connus du grand public. Il faut que les gens sachent comment on peut gagner l’équivalent d’un smic pendant six ans simplement en jouant les lèche-bottes de dernière minute… Le type dont je parle est un champion du monde dans ce domaine. Un indice pour les curieux qui n'aiment guère les frangins : il porte de drôles de lunettes qui le font ressembler à un hibou... 

Enfin, pour en revenir à Zocchetto, je n’ose pas croire qu’il est assez idiot pour vous censurer lors de chaque conseil… Moi non plus car c’est un garçon intelligent qui sait pertinemment qu’il a récolté le 30 mars dernier moins de voix sur son nom qu’il n’y eut d’abstentionnistes !  Si son élection est nette et sans bavure (unanimité sur le sujet) elle n’a rien d’un plébiscite.  Par ailleurs, il sait pertinemment que la situation économique et sociale du pays va continuer de se dégrader ;  que l’insécurité va croître ; que les problèmes liés à l’immigration vont augmenter eux aussi, etc. Nous allons nécessairement vivre des moments difficiles liés à des causes que l’UMPS chérit depuis des années. En clair, je pense qu’il a connu la plus belle période politique de sa vie le 30 mars… C'est pourquoi je lui recommande de ne pas me couper le sifflet de nouveau car je pourrais alors me montrer plus caustique encore, mais d’une autre façon…

Revenons dans la salle du conseil où, il y a pile une semaine, vendredi dernier 25 avril, vous avez participé au premier conseil communautaire de Laval Agglomération… Oui, et je me suis de nouveau présenté aux suffrages de mes collègues. Pour devenir, cette fois, le président d’une assemblée totalement dépolitisée où le copinage semble être la règle. J’avoue avoir passé une très mauvaise soirée bien qu’elle fût instructive à souhait. Là aussi j’en parlerai plus tard, il y a beaucoup de choses à dire…

On vous a vu y dévorer un sandwich avec un bel appétit… Oui, ce fut le meilleur moment de la soirée ! Ce bon moment eut lieu une petite heure après mon discours car j’avais appris, en entendant l’une de mes voisines (de gôche) en parler à son voisin de droite (enfin, si l’on veut), qu’il restait des casse-croûtes dans la salle des mariages… J’étais affamé, donc, je me suis levé et ai imité mon voisin X qui, lui, en mangera deux. Je me suis d’ailleurs demandé où il mettait ce qu’il mangeait car, franchement, cet élu n’est pas du genre épais…   

Attention aux "attaques personnelles"… Vous avez raison, je n’ai rien dit.

Rien dit… sauf le discours que le journaliste de Ouest-France nommé Vallée n’a point goûté : il n’en a pas dit un mot le lendemain dans son article... Ah, pardon !, il a dit que j’avais été fidèle à moi-même en alternant « cocasseries et attaques personnelles » et que les collègues, lassés, « regardaient au plafond »... En clair, ce type a voulu être désagréable à mon endroit, ce qui ne m’ennuie guère car s’il savait ce que je pense de ses articles, il aurait eu la dent plus sévère…

Moi je trouve qu’il aurait surtout dû citer la critique que vous avez formulée de l'affreux Jacky, lequel est revenu sur le devant de la scène deux jours plus tard. C’est ce que je me suis permis de dire à l’un des responsables de Ouest-France qui – une fois de plus – a, si j’ose dire – corrigé le tir en évoquant cette critique tout à fait fondée dans son édition d’aujourd’hui 2 mai.

Donc, finalement, Ouest-France, avec une semaine de retard, a fait son travail vous concernant… On peut dire ça comme ça. Même si j'eusse préféré que le travail fût bien fait dès le lendemain... En tout cas, ils ont fait mieux que le Courrier de la Mayenne qui, lui, n’a aucunement parlé de mon intervention liée à Jacky alors qu’il évoquait le sujet dans la même édition !

Oui mais cet hebdo avait quand même montré dans son compte-rendu du conseil municipal que la censure de Zocchetto était nulle et non avenue. C’est vrai !

Conclusion ? Je tiens à féliciter tout le monde, finalement. Et particulièrement Radio Mayenne qui, pour une fois, a été particulièrement correcte avec bibi en passant le lendemain du conseil les paroles que je prononçais quand Zocchetto m'a coupé le micro. Le fait est si rare, si extraordinaire, que je remercie tout particulièrement la journaliste qui a couvert cet incident... 

Vous ne la citez pas ? Non, je ne veux pas la gêner ; certains compliments peuvent être handicapants pour la suite d’une carrière.

JC Gruau, merci de cet entretien et… bon courage pour la suite. Il m'en faudra, merci. Et à la revoyure !

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