Ma vie de libraire chez Duquesne (X) : Veyran (sale) menteur certifié, le TPE de nouveau HS, un grand serviteur de la vérité historique (Pierre Monnier)...
Cher JCG avant même d’évoquer un ouvrage que vous avez apprécié en 2025, auriez-vous une bonne nouvelle à nous annoncer…
Oui, une très bonne, excellente même ! Grâce à la détermination d’un veuf inconsolable, un certain Marc Doyer, un macroniste repenti ayant perdu sa femme Mauricette après qu’icelle eut été « vaccinée» par le produit Pfizer, la justice reconnaît désormais ce fait pour le moins inouï et qui mérite sanctions et réparations : l’ancien ministre de la santé, l’exécrable Olivier Véran, et l’actuel président, le très méprisable Emmanuel Macron, ont sciemment menti au sujet du vaccin contre la Covid-19 en affirmant que la phase 3 des essais cliniques était, écoutez bien, « terminée depuis des mois ».
Or, elle ne l’était point…
Bien sûr que non ! Ce que nous subodorions depuis le début de l’affaire. Cette excellente nouvelle signifie que tous les ordres gouvernementaux, tous les diktats ministériels, toutes les injonctions patronales concernant l’obligation vaccinale durant cette période peuvent être contestés.
Quant à Macron, la preuve est faite qu’il ne s’est jamais fait vacciner lui-même, à moins d’être le roi des tarés. Même bobard pour les hommes politiques à l’époque sur le devant de la scène, qui se sont fait filmer en pleine injection pour impressionner l’électeur…
Oui, quel spectacle ridicule ! Et nous passions pour des imbéciles ou des complotistes quand nous osions évoquer cette " phase III "
J’espère que certains « vaccinés de force » ne vont pas se gêner pour attaquer en justice ceux qui leur ont fait perdre au choix ou leur emploi ou la santé…
Espérons-le ! Mais rien n’est sûr dans ce pays où les merdias aux ordres du Système continuent d’influencer matin, midi et soir des millions de braves gens…
Cette grande nouvelle permet également de ridiculiser les méchants poulets qui ont contrôlé les Français attablés à des terrasses de bistrot, histoire de surveiller s’ils avaient bien leurs papiers en règle… C’était d’un grotesque !
Eh oui, maintenant nous avons les preuves officielles, que ces contrôles étaient déclenchés pour un produit expérimental avec une efficacité inconnue et aucune étude sur la transmission.
Honte aux flics qui se sont livrés à ces contrôles dignes d’une dictature bananière !
Ces choses dites, permettez-moi de vous narrer un nouvel épisode de mes aventures informatiques professionnelles. Figurez-vous que nous sommes tout dernièrement passés à la fibre…
Finie l’ADSL dont plus personne ne veut !
L’installation de la prise ad hoc a eu lieu le mercredi des Cendres, vingt-quatre heures avant l’arrivée de la nouvelle box qui présente la particularité de ressembler à un mini-menhir de couleur noire. Pourquoi ce décalage ? Parce que BT ne me l’avait pas envoyée dans son point relais de la rue de Vaugirard…
Enfin, vous devez être satisfait…
Nenni ! L’emplacement choisi par le technicien - au centre de la boutique, entre les deux pièces - m’empêche de brancher derrière la nouvelle box les différents conduits permettant au TPE d’être efficace quel que soit le montant de la vente…
Bref, les problèmes endurés en novembre dernier sont de retour depuis l’entrée en carême…
Comme si la privation de TPE pouvait être au programme des pénitences...
Et moi qui pensais que depuis cette installation vous chantiez à tue-tête Vive la fibre et l’ami Bouygues ! (sur l’air de Vive la rose et le lilas ! de Guy Béart).
Non ! Je chante plutôt comme Dalida J’attendrai ton retour.. Celui du technicien de chez BT, pour qu’il installe la fibre à côté de la fenêtre donnant sur le patio, dans la pièce du fond…
Quelle idée de ne pas avoir fait ce qu’il fallait lors du premier passage…
Le technicien envoyé par Bouygues Telecom m’a certifié que ce serait meilleur pour la qualité de l’installation. Pourquoi ne pas le croire ?
Il vous inspirait une confiance totale ?
Non. Et notre prise de contact s’est plutôt mal passée…Il a d’ailleurs failli repartir chez lui sans rien installer du tout. C’était moins deux.
Expliquez-nous…
Oui, mais vite fait car toutes ces histoires techniques me fatiguent à la vitesse d’un cheval au galop.
Le mercredi 18 février donc, j’ouvre mon rideau de fer sur le coup de 11 heures, car je sais qu’un technicien doit passer dans la journée. Quand ? Je l’ignore mais je vais rapidement être fixé sur ce point car le jeune homme qui poireaute devant ma vitrine avec une fine moustache et des cheveux gominés finit par entrer dans la boutique après avoir attendu cinq bonnes minutes en sachant que j’étais présent.
A sa dégaine, je sais qu’il ne s’agit pas d’un client… Au ton de sa voix également, plutôt agressif, avec un accent venu d’ailleurs (Algérie ? Pays de l’Est ?). Il me reproche d'emblée d’avoir attendu 40 minutes dans le froid ! Cette entrée en matière me déplaît d’autant plus qu’il me tutoie comme si nous avions gardé les cochons ensemble chez mon cousin Maurice quand il tenait sa ferme à Louverné !
Je me permets de lui signaler que je suis le client ; et lui le prestataire de service…
Comme il me reproche de ne pas avoir répondu à ses appels nombreux, très nombreux, je lui demande le 06 qu’il a pianoté tant de fois sur son smartphone. Je m’en doutais, ce n’est pas le mien, d’où ma réponse : Vous auriez pu m’appeler un million de fois sans que votre entreprise fût couronnée de succès….
Mes explications, pourtant impeccables, ne le satisfaisant point et son ton restant agressif, je lui signale avec un tact digne d’un diplomate du XIXe siècle qu’il commence à me les briser menu.
Bien vu !
Egalement agacé par mon comportement, il menace de quitter la boutique, ce qui me semble, effectivement, la voie la plus souhaitable pour nous deux. Et de retourner dans la rue où il restera de longues minutes. Il a dû appeler la maison-mère qui me bigophone assez rapidement. Mon patron me demande de faire des efforts car nous avons absolument besoin de la fibre. Ayant dû recevoir le même conseil de son boss, le tutoyeur gominé revient dans la boutique où je l’accueille du coup comme si nous avions réellement gardé les cochons ensemble chez mon cousin Maurice.
Je vous sais capable d'un tel revirement...
Pour accomplir sa mission, il me demande de le conduire à la cave ainsi qu’au premier étage de l’immeuble où il doit installer un point de contact pour la fibre.N’ayant ni la clé de la cave ni le code permettant d’accéder dans l’immeuble, je dois appeler un voisin âgé qui accepte de collaborer même si je sens à son regard qu’il est un peu effrayé quand le technicien lui annonce dans son français approximatif qu’il va devoir passer des fils dans le hall de l’immeuble et dans l’escalier. Je vous passe les détails - notamment l’arrivée du président de la co-propriété - sinon nous y serons encore dans deux heures…
Le résultat, je l’ai déjà indiqué. Une fois la box arrivée et installée par mes soins, je constate que le TPE est de nouveau déficient dès que le total de la vente dépasse les 20 euros…
Et même en dessous de cette somme, je ne vous dis pas le temps qu’il convient d’attendre pour voir enfin le ticket de caisse s’extraire de la machine…
Plusieurs minutes ressenties comme interminables, et que nombre de clients ont bien du mal à supporter…
Cela doit, je pense, en crisper plus d’un…
Certains sont repartis et revenus avec un chéquier ou de l’argent liquide. Deux autres doivent revenir me payer une partie de leurs achats…
Ce qui n’est pas la solution…
Bien sûr que non ! La solution c'est que ça fonctionne une bonne fois pour toutes ! Comme dans n'importe quel commerce digne de ce nom...
Cette aventure narrée, évoquons maintenant un livre de souvenirs que vous avez beaucoup apprécié en janvier dernier, quand vous êtes arrivé chez Duquesne : A l’ombre des grandes têtes molles, un livreécrit par un auteur qui, comme Henry Muller, a également travaillé dans l’édition, un certain Pierre Monnier (1911-2006)…
Ce livre épatant de A à Z est la chronique d’un combat étalée sur quatre années, de 1934 à 1937, une période trouble de l’avant-guerre où s’affrontèrent, entre autres, communistes et fascistes à travers plusieurs événements historiques : le 6 février, la guerre d’Espagne, le Front populaire et l’exposition internationale de 1937.
Plein de fougue et d’enthousiasme, le jeune Pierre Monnier fut successivement mêlé à trois aventures politiques hautes en couleur qu’il a eu la bonne idée de nous conter avec son talent habituel : l’Action française, la Cagoule et l’Insurgé.
Son talent habituel, est-ce à dire que vous connaissiez déjà cet auteur ?
Oui, j’ai lu deux de ses livres pendant ma période librairie française : Ferdinand furieux, un portrait de Céline particulièrement éclairant sur le personnage et L’affaire de Galloure, un roman policier réédité chez Auda Isarn en 2020 et dont je garde également le meilleur des souvenirs.
Qui était Pierre Monnier ?
Wikipédia nous informe qu’il fut dessinateur de presse, journaliste, essayiste et éditeur des premiers livres de Céline après la Seconde Guerre mondiale. Sa rubrique m’a également appris qu’il était né non loin de chez moi, au Mans, dans la Sarthe, en 1911, et qu’il a cassé sa pipe à Nice en 2006. Une vie d’homme libre, du côté droit, et qui lui a permis de fréquenter des auteurs de qualité supérieure : Charles Maurras, Thierry Maulnier, Maurice Blanchot, Robert Brasillach, Kléber Haedens…
Où avez-vous trouvé A l’ombre des grandes têtes molles ?
C’est une amie lettrée qui, voulant se débarrasser de plusieurs centaines d’ouvrages ayant appartenu à son mari, m’a permis de tomber dessus un lundi après-midi. Compte tenu de la qualité des deux ouvrages précités, je n’ai pas hésité une seule seconde pour le prendre. Et, dans la foulée, le dévorer littéralement.
Pour votre information, sachez que la quatrième de couverture m’a renseigné sur le titre choisi, une formule que je ne connaissais pas et qu’on doit à un poète, Lautréamont ; une formule « que Pierre Monnier et ses amis appliquaient à tous les tenants du pouvoir, politique, économique et culturel.»
Pour ne rien vous cacher dès la préface – que j’ai relu deux ou trois fois - j’étais conquis…
Pourtant, bien souvent, exceptions faites de celles de Pierre Hillard, les préfaces ne sont pas faites pour combler les lecteurs…
C’est ce que certains pensent mais celle-là est remarquable. Et je souhaite m’y arrêter dans cet entretien, quitte à ne parler que d’elle en attendant d’évoquer quelques faits marquants demain ou un autre jour…
Vous y allez un peu fort, non ?
Non et je pense qu’elle devrait être lue et commentée auprès de tous les élèves et autres étudiants qui s’intéressent aux divers mouvements politiques originaux ayant agité les milieux traditionnels de la droite depuis le début du siècle précédent jusqu’en 1939.
Pourquoi ?
Parce que Monnier évoque l’importance du contexte dans lequel se déroulent les événements historiques considérés, la force du témoignage, des choses vues, vécues par les acteurs et les témoins. Il dit avec raison qu’il convient de faire fi « des obligations idéologiques attachées à l’enseignement officiel car ces dernières les privent d’un jugement objectif. »
Cela leur éviterait d’être figés dans un schéma marxiste ou désignés sous des termes vagues à connotations injurieuses du type ligue fascistes.
Il parle de René Rémond et de ses droites en France. Il ne nie pas la pertinence des trois composantes permanentes évoquées par l’ancien ponte de Sciences-Politiques : légitimiste, orléaniste et bonapartiste, mais il reproche à ce dernier de n’accorder aucune importance aux entreprises d’avancée sociale dont il semble ignorer les écrits et dont il cite à peine les noms.
Plutôt bien vu !
Contrairement à un autre intellectuel, Zeev Sternhell, qui, lui, s’y attache mais pour leur attribuer des tendances fascistes, antidémocratiques, voire racistes ou antisémites qu’il rapproche des théories nazies sans comprendre qu’il observe les êtres et les événements du début du siècle avec des lunettes de l’après-guerre 39-45.
Zeev Sternhell on sait quel sujet l’obsède, l’antisémitisme…Le but de ces gens-là est toujours de discréditer les opinions de droite ou prétendues telles…
Oui, et cela indigne Monnier. Qui tient à enfoncer le clou :
« Ces mouvements, écrit Monnier, je les ai connus. J’ai participé à la vie de quelques-uns. Ce que je lis sur eux aujourd’hui ne correspond presque jamais à ce que j’en ai connu. Je vais dire ce que ma mémoire a retenu. »
Bravo ! Voici ce qu’un homme libre doit faire !
Il s’adresse à ceux qui n’acceptent pas sans examen ce qui leur est enseigné à travers écrits et les médias.
“ Au risque de choquer, écrit-il, je ne transigerai pas avec mes souvenirs et ne ferai pas intervenir de jugements de valeur autres que ceux prononcés à l’époque des faits rapportés.
Trop de mémorialistes gauchissent leurs souvenirs pour satisfaire aux impératifs d’aujourd’hui.”
Son document est sans concession et n’a pas le souci de plaire.
Bravo !
Et de citer un témoignage exceptionnel – une fois encore pour ceux qui s’intéressent à l’Histoire, la vraie, pas celle qui doit plaire à la doxa.
“ Une heure avant de mourir sur les marches du palais de justice, Raymond Aron avait apporté son témoignage à Bertrand de Jouvenel mis en cause par Zeev Sternhell dans son livre Ni droite ni gauche.
" Ce livre est le plus totalement a-historique qui se puisse concevoir. L’auteur ne remet jamais les choses dans le contexte des événements. Il donne du fascisme une définition tellement vague, tellement imprécise que l’on peut y rattacher n’importe quoi. Il perd de vue que l’idée du national-socialisme était dans les années trente un thème qui courait dans toute l’Europe. C’est vrai que nous, les hommes de cette génération, nous étions désespérés de la faiblesse des démocraties. Nous sentions venir la guerre, alors, à partir de cela, nous avons rêvé à quelque chose. Mais il est inadmissible que cela conduise à diffamer des gens qui devraient être respectés même dans leurs erreurs. »
Excellent, où trouve-t-on ce témoignage ?
Dans le journal Le Monde du 19 octobre 1983.
Monnier cite également un écrivain que j’ai lu et apprécié dans mon jeune temps, François Nourissier, qui, dans Le Point du 9 janvier 1983, écrit au sujet du dernier livre de Jean-Marie Domenach : “ Un de ces Français écoeurés d’il y a un demi-siècle qu’on appelle aujourd’hui les contestataires des années trente. Certains de ces hommes, entre 1940 et 1944 tournèrent mal, d’autres bien : au moins eurent-ils en commun de détester en 1930, le ventre mou des démocraties parlementaires. ».
Et Monnier d’achever son excellente préface par ces mots que vous gagnerez à apprendre par coeur :
« S’efforcer de rendre justice aux hommes sans les féliciter ou les blâmer au nom de règles et de lois qui n’étaient pas les leurs, c’est servir la vérité. »
C’est remarquable !
Je vous remercie et vous informe que si j’ai tenu à insister sur ces mots, c'est parce qu'ils permettent de se faire d’emblée une idée de la qualité du premier livre de souvenirs de Pierre Monnier.
Pour ne pas abuser de la patience de nos lecteurs je vous propose d’arrêter sur ces bonnes paroles.
Les anecdotes concernant A l’ombre des grandes têtes molles et celles qu’on trouve dans le second tome de souvenirs, Les pendules à l’heure, lu également en 2025, je les évoquerai lors de notre prochain entretien.
Un mot, pour conclure.
Oui, le RN - R comme Reniement et N comme National - a tout de même réussi à présenter une liste de candidats aux municipales de mars 2026 à la préfecture de la Mayenne jeudi dernier. Bravo l'artiste ! J’ose avouer que je n’y croyais aucunement.
Mais de ce thème aussi, nous parlerons lors de notre prochaine conversation.
