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Deux ans de lecture (III) : Mauriac par Barré, Raspoutine par Troyat, DSK par Sinclair...

Cher JCG, continuons le tour des lectures qui furent les vôtres durant les deux années passées, celles ayant suivi votre départ de la librairie qui vous a employé entre juillet 2017 et  novembre 2022. J'imagine que vous avez dû lire quelques biographies historiques et politiques…

Forcément ! J'ai dernièrement dévoré celle qui concerne un personnage hors normes et fort décrié sous toutes les latitudes : Raspoutine ; elle a pour auteur un académicien français qui fut presque autant prolifique dans ce domaine (plus d'une trentaine de titres) que dans le roman, son autre spécialité : Henri Troyat ; j'avais cette biographie depuis sa sortie (1996) sur les rayonnages de ma bibliothèque consacrés à la Russie. Il aura fallu que nous visionnions, ma femme et moi, un soir de novembre 2024, le premier épisode d'une série sur Nicolas II, pour que je passe à l'acte. Aucun regret, bien au contraire : j'ai encore vécu un bon, un excellent moment…

Une bio de Troyat, ça se lit toujours agréablement…

Oui, car il savait aller à l'essentiel et choisir les mots justes. Je l'avais déjà beaucoup apprécié quand il avait portraituré Flaubert. Ce n'est pas du niveau de Bardèche, bien sûr, ni d'autres critiques littéraires aujourd'hui au purgatoire (et ma tête à couper qu'ils n'en sortiront pas de sitôt), mais c'est de la «vulgarisation» de grande qualité, et bien écrite, je le répète, ce qui n'est pas un mince compliment. Je crois d'ailleurs que je vais lire toutes les biographies de cet auteur en commençant, bien sûr, par celles qui me font de l'œil, celles que j'ai sous les yeux à chaque fois que je m'installe à mon bureau : Verlaine,  Nicolas II, Ivan Le Terrible et Dostoïevski.

Deux mots sur Raspoutine, ce moujik doté d'un pouvoir magnétique étonnant ?

Qui était-il ? demande Troyat. Un « saint pêcheur », comme il existe « des saints guerriers, des saints anachorètes, des saints convertisseurs, des saints de méditation, des saints d'extase, des saints de charité » ?  « Un charlatan uniquement préoccupé de satisfactions matérielles » ?

Sa réponse ?

« Sans l'aberration de la tsarine et la faiblesse du tsar, il fût demeuré un vagabond illuminé, circulant de village en village, vivant de la candeur publique et propageant, avec plus ou moins de conviction, la parole de Dieu. C'est Alexandra Fedorovna [la tsarine] qui, égarée par ses angoisses de mère [le tsarévitch était hémophile], a fondé le culte de sa sainteté. Aidée d'Anna Vyroubova et de quelques autres, elle l'a créé de toutes pièces et l'a encouragé à se mêler de tout. Elle se vantait d'être sa prosélyte et il a été l'incarnation de ses rêves insensés, l'artisan d'un désastre qu'il a eu le temps de prévoir avant de disparaître.»

Ah ça pour un désastre, c'en fut un, et de taille !

Oui. Et des dizaines de millions d'innocents l'ont payé de leur vie… Comme Troyat le laisse entendre dans la conclusion de son livre :

« Au sang de Raspoutine, éclaboussant une pièce en sous-sol du palais Youssoupov [nom de son assassin principal], a répondu le sang des Romanov, giclant dans la fusillade sur les murs d'un autre sous-sol, celui de la maison Ipatiev. La boucle est bouclée. Après des siècles de monarchie, le peuple russe devra se chercher d'autres maîtres à servir et à vénérer en courbant le dos. Ils s'appelleront Lénine, Staline, Khrouchtchev, Brejnev et perpétueront le dogme de la nécessaire dictature du prolétariat. Mais Raspoutine, lui, malgré sa contribution à l'effondrement de l'empire, n'aura droit qu'au mépris des révolutionnaires dont il a involontairement servi les desseins. » 

Tout est dit…

Merci Henri Troyat !

Autre biographie…

Celle, présentée comme intime, que Jean-Luc Barré a consacrée en 2015 à François Mauriac, une version abrégée des deux volumes parus respectivement en 2009 et 2010.  Je l'ai lue parallèlement à la Vie de Jésus de ce même Mauriac, un auteur dont je prise toujours l'esprit, la finesse d'analyse et, je le confesse, les innombrables vacheries qu'il a toujours su balancer sur ses contemporains…

Il savait se montrer rosse, comme on disait dans le temps…

Oh que oui !

Donc vous avez lu ce gros livre de 700 pages…

Oui, une biographie dont «  la part importante, comme l'avoue Mauriac lui-même dans la postface de ses Nouveaux mémoires intérieurs, a résidé dans ce qui se passait au-dedans de [lui]. C'est cette histoire-là, écrit Barré, la mieux préservée et la seule qui ait compté pour lui en définitive, qu'il était temps de raconter ».

Et alors ?

C'est du cousu main, bien narré avec des anecdotes en veux-tu en voilà. Et la présence de  « grands écrivains » portés eux aussi - et bien plus que Mauriac - sur les garçons : Cocteau, Gide, Green… mais on y croise aussi des « petits jeunes » comme Roger Nimier, Roger Stéphane, Antoine Blondin, Eric Ollivier…

Un extrait ?

Oui, et concernant l'un des meilleurs écrivains chrétiens du XXe siècle, Bernanos.

« En novembre 1948, ce trublion de la chrétienté achève de préciser l'idée qu'il se fait de sa mission d'écrivain catholique dans un hommage tardif à Bernanos, disparu au cours de l'été. Mauriac n'a pas assisté à ses obsèques, ni consenti à lui consacrer, sur l'instant, l'éloge que beaucoup espéraient. Rancune à l'égard de celui qu'il avait tenté, sans succès, de faire entrer à l'Académie ? Embarras de devoir saluer la mémoire de ce frère intraitable qui n'avait guère ménagé un chrétien de son espèce ? Mauriac reconnaît que nous avons perdu en cet inadapté un des premiers témoins authentiques du Christ vivant. Mais c'est pour mieux mettre en lumière tout ce qui le distingue, aujourd'hui comme hier, d'un vociférateur convaincu qu'un chrétien ne saurait avoir sa place en ce monde :

En dépit des conseils de Bernanos et de toutes ses exécrations, il faut que des hommes restent au vieux pays, qu'ils consentent à travailler en pleine boue : il faut que la graine jetée par ces générations d'abbés démocrates dont il se moquait, donne son fruit dans les banlieues ; il faut que de simples chrétiens acceptent de se salir les mains aux besognes de la politique, qu'ils s'épuisent dans les soutes du navire démonté et qu'ils y obstruent les voies d'eau. Ne succombons pas à cette facilité de situer le pays réel au niveau de Jean d'Arc, au saint curé d'Ars et de Péguy pour nous donner le droit de refuser l'autre pied, comme une barque pourrie. Le pays réel, c'est bien celui dont nous sommes, et qui nous fait honte, à cet intervalle de la durée, et dont pourtant nous voulons regarder en face, avec amour, le visage ravagé. C'est à cette France-là que nous choisissons de demeurer fidèles à travers tout, et non à la trop sublime image que Bernanos dresse au dessus de nous dans les siècles et dans les cieux. »

Propos subtils, une fois de plus ! Mais que peu de catholiques d'aujourd'hui comprendront…

Peut-être, mais ce constat ne m'a jamais empêché de me jeter sur certains auteurs bannis de l'époque actuelle par manque de culture littéraire et catholique…

Une autre biographie ?

Oui,L'Enigme Jean Moulin (1977) par Henri Frenay.

Je n'ai jamais étudié cette période dans le détail. En revanche, j'en connais la légende pour y avoir eu droit tous les mois ou presque en tant que téléspectateur assidu des années 70.

Oui, moi aussi. Un film m'avait marqué, tiré d'un roman de Joseph Kessel : L'Armée des ombres. Avec Lino Ventura et Simone Signoret. Les bons d'un côté, glorifiés à longueur de films, d'émissions historiques, de commentaires offerts par nos instituteurs et autres membres du corps enseignant ; les méchants de l'autre, les nazis, ceux qui dénonçaient les circoncis du 8e jour, les ignobles collabos - à jamais en enfer.

J'ai passé moi aussi ma jeunesse au sein de cette fiction…

Ce n'est pourtant pas ainsi que les choses se sont déroulées, nous devrions tous le savoir sitôt devenus adultes. Une fois qu'on a éprouvé la peur de dire exactement ce que l'on pense - de telle ou telle personne, de telle ou telle idée - au sein de la société.  Il y eut aussi l'épuration, les femmes tondues, les notables fusillés sans l'ombre d'un procès, les règlements de compte au sein des villages… Les dénonciations pendant et après la guerre… Sans oublier les actes terroristes commis par les communistes français alliés aux nationaux-socialistes allemands… Toute cette crasse humaine qu'on retrouve lors de chacune des guerres en général et des guerres civiles en particulier.

39-45 connut les deux…

Toute cette crasse qu'on a retrouvée au moment du covid 19 avec les pourritures grassement payées par nos impôts pour surveiller les plages et les jardins publics à la recherche du « criminel » , celui qui osait se promener sans son masque !

Mais revenons à votre biographie du plus célèbre Résistant français…

J'ai voulu en savoir plus sur Frenay et Moulin, qui n'étaient pas tout à fait sur la même longueur d'ondes, qui n'appartenaient pas à la même chapelle. Les deux furent des hommes de qualité supérieure, dur au mal, intraitables. Surtout Jean Moulin, qui est mort en héros et mérite un respect éternel pour n'avoir point livré à l'ennemi de lourd secrets que ce dernier, par la torture voulait lui arracher. Tout le monde (lettré) se souvient des célèbres paroles de Malraux lors de la cérémonie du Panthéon, en 1964 :

« Entre ici, Jean Moulin, avec ton terrible cortège. Avec ceux qui sont morts dans les caves sans avoir parlé, comme toi ; et même, ce qui est peut-être plus atroce, en ayant parlé […]»

Précision à laquelle je suis sensible… Mourir dans d'atroces souffrances dont la plus cruelle, peut-être, est celle d'avoir dénoncé ses petits camarades résistants à l'envahisseur…

Mais Moulin, c'était aussi un « crypto-communiste ». Un type qui penchait de ce côté-là, du goulag donc, et aussi, certainement, de la maçonnaille, des frères La Gratouille que la raie-publique engraisse depuis tant d'années… C'était le point de vue de Frenay, un catholique de première bourre que De Gaulle, planqué à Londres, n'aimait pas. Moulin a remis les partis politiques dans le jeu… Les communistes notamment, alors que ces vendus auraient dû disparaître à la Libération…

Un extrait ?

Oui, tiré de sa conclusion :

« En effet, Jean Moulin que j'ai bien connu, dont j'ai ensuite tenté de fouiller sa vie et de discerner les pensées, ne m'apparaît par tel que De Gaulle et beaucoup d'autres l'ont dépeint. S'il m'apparaît différent, il reste pour moi toujours grand. Certes, les faits que je relate, lui donne une dimension humaine et non mythique. Il était comme chacun d'entre nous un homme avec ses qualités et ses défauts, comme chacun d'entre nous frappé du péché originel. Rompu à la politique, il en avait accepté et appliqué les règles, mais il était un homme de foi, une foi qui n'était pas la mienne. Il était un homme de courage et de caractère; qu'une existence audacieuse délibérément choisie a conduit jusqu'au sacrifice du matin.

« Dans l'épilogue de La Nuit finira [les souvenirs du résistant Frenay] j'écrivais en parlant de mes camarades de la toute première heure :  Alors sont venus à nous des hommes et des femmes d'une qualité rare que ne révèle pas la vie courante mais qui, à mes yeux, les classe vraiment : l'harmonie permanente de leurs convictions, de leurs paroles et de leurs actes, fût-ce au prix de leur liberté ou de leur vie.

Tel était bien Jean Moulin et, en dépit de nos grandes divergences de pensée, je me sens lié à lui humainement par l'essentiel. »

Et les livres politiques, vous en avez lus ?

Oui, j'ai traversé une période de quelques semaines où je me suis plongé dans la vie politique française des années 2017-2022 que j'avais négligées dans ce domaine bien que je fusse conseiller municipal jusqu'en 2020.

Le fait de devoir apprendre un nouveau métier à Paris, de ne pas avoir l'internet ni dans ma chambre de bonne ni sur  mon téléphone à clapet, la médiocrité crasse du personnel politique français… y furent  pour beaucoup mais la cause principale réside dans le sentiment de plus en plus exacerbé chez moi que le théâtre politique est une mascarade permanente entre des gens qui pensent la même chose sur tout et, surtout, surtout, surtout, protègent les mêmes intérêts financiers.

En clair, ils en croquent tous.

Ils sont tous francs-maçons, tous copains et, au final, tous corrompus, tous pourris ! Il y a de telles sommes d'argent en jeu ! Et l'homme est si faible devant la tentation…

D'aucuns m'accuseront de manquer de finesse mais… c'est exactement le fond de ma pensée…

En 2023, j'ignore pourquoi, j'ai eu comme un goût de revenez-y qui m'a poussé à dévorer une bonne dizaine d'ouvrages évoquant des hommes politiques français…

Des nains, pour la plupart.

Donnez-nous quelques titres ?

J'ai lu le tome 2 des mémoires de Catherine Nay (Tu le sais bien, le temps passe), qui se laisse lire même si les hommes que l'ancienne femme de Chalandon admire, ceux qu'elle a suivis, interrogés et fréquentés ont tous une responsabilité dans la situation française d'aujourd'hui. Si nous en sommes là, ces charlots y sont pour quelque chose… Certes la marche du mondialisme relève du rouleau compresseur mais quand même, quand on aime son pays on doit faire en sorte d'en prendre soin démographiquement et ethniquement. De veiller à ce que la langue française soit bien enseignée, que la liberté d'expression ne soit pas une chimère, etc.  

Quel dommage que tous ces profiteurs ne prennent point le métro et ne se déplacent jamais dans certains endroits qui font trembler n'importe quelle femme obligée de s'y rendre pour gagner sa croûte…

Oui, c'est dommage mais ils ont fait ou font de la politique pour pouvoir éviter les contraintes que les Français, dans leur grande majorité, connaissent un peu partout maintenant.

Un extrait ?

Elle parle de DSK et croit peut-être nous livrer un scoop en écrivant qu'à Bercy, quand il était ministre des Finances, « il disposait d'un logement superbe qui surplombait la Seine. Depuis son bureau un long couloir l'y conduisait, encadré des bureaux de ses collaborateurs dont la porte était toujours ouverte. Lesquels s'étaient habitués au manège. Chaque jour ou presque, une jeune femme, jamais la même, passait devant eux vers 16 heures et sonnait chez le ministre. Quelques minutes plus tard, ce dernier arrivait, joyeux, sifflotant entre ses dents. Une heure après, la dame repartait, et le ministre rejoignait son bureau. »

Il avait consommé son 4 heures, avait fait sa journée en somme…

C'était la belle vie…

Qui s'est mal terminée, comme nous le savons tous…

A ce propos j'ai aussi lu un livre sur Les Strauss Kahn écrit par les journalistes « pipole » du quotidien Le Monde, Ariane Chemin et Raphaëlle Bacqué, qui décrivent la sordide affaire du Carlton de Lille. Le plus amusant - le plus fou dans cette histoire - c'est que Strauss pensait que les péripatéticiennes qu'il consommait le trouvaient toutes assez séduisant pour s'offrir à lui gratuitement… Qu'elles étaient sous le charme !  

Personne n'est obligé de croire ce monsieur…

Quelques mois après, et, lui aussi acheté à 2 euros chez Emmaüs, j'ai lu le livre de souvenirs rédigé par Mme D.S.K., Anne Sinclair, Passé composé.

Quelle donneuse de leçon celle-là !

Ses souvenirs sont agréablement rédigés mais ne présentent guère d'intérêt. A moins de vouloir mieux cerner le caractère de la richissime bobo juive qui anima jadis une émission de télévision dominicale très regardée…

Pourquoi préciser qu'elle est juive ?

Parce qu'elle ne peut tomber amoureuse que d'un Juif, c'est elle qui l'a proclamé à je ne sais plus quel plumitif des merdias. Sa judéité a donc une importance considérable dans sa vie, ses choix politiques, son idiosyncrasie… Imagine-t-on un catholique tenir de tels propos ? Qu'est-ce qu'il ramasserait…

Ainsi n'a-t-elle jamais voulu recevoir sur le plateau de son émission Sept sur Sept, le seul homme politique du dernier demi-siècle qui méritait un intérêt soutenu :  Jean-Marie Le Pen.

Quelle honte !

Oui ! D'autant que ça parle de liberté d'expression à longueur d'émission ! de défense des Droits de l'homme !  et ça se prétend journaliste ! Dans son ouvrage précité, elle parle beaucoup de son Dominique chéri, forcément. Il l'a humiliée devant la planète toute entière car ce jouisseur n'était pas le directeur financier de la Ville de Laval mais celui du FM.I.

« 1 502 000 unes de journaux couvriront cette affaire d'avant #MeToo. Avec tous les ingrédients qui lui donnaient une explosive dimension sociale : l'homme blanc, riche et puissant face à la femme noire, pauvre et immigrée. »

Anne Sinclair prétend combattre deux légendes : d'abord qu'elle ne savait pas ce que tout le monde savait concernant la vie sexuelle de son ex. Pourtant, elle écrit, page 336, que « la politique et ses marécages avaient peu de secrets pour [elle) ». Ensuite qu'elle ne se voyait pas en première dame, en First Lady.

On n'est pas obligé de la croire elle non plus...

Comment croire ces gens-là ? Comme aurait dit ma grand-mère, qui aurait été poursuivie par la justice : « ils ont le mensonge dans le sang…»

Elle évoque son ex, j'imagine…

Bien sûr ! De nombreuses pages lui sont consacrées.

Dominique était fasciné par les gens intelligents, ne faisait pas beaucoup de compliments, C'était surtout un gros, un énorme menteur, mille excuses de revenir là-dessus : « D'ailleurs, écrit-elle, quand j'avais des soupçons, Dominique n'avouait jamais., il savait les apaiser, voire les tourner en ridicule, m'en faire honte. Quand il éteignait son téléphone hâtivement [lequel ? on a cru comprendre qu'il en avait 7], quand la page affichée par l'ordinateur changeait prestement, quand il rentrait bien tard d'un conseil municipal, il avait toujours une bonne raison. Dominique est un politique convaincant et il savait plaider auprès [d'Anne] comme auprès de ses électeurs. Avec des accents de vérité et d'indignation. »

Il avait un cerveau qui fonctionnait à merveille et s'intéressait à un tas de choses : « les échecs, la physique fondamentale, les équations de maths, la science-fiction, les voyages lointains. Et aussi les femmes, toutes les femmes. Mais cela je ne l'ai su qu'après [elle insiste]. A l'époque j'ai aimé cette disponibilité pour mille autres sujets de curiosité que son avenir politique. Ce que j'ai longtemps pris pour un mendésisme moderne - ne pas désirer le pouvoir à tout prix - était en fait une nonchalance, un détachement par rapport aux débats d'idées sur lesquels il aime en revanche argumenter des heures, pour le seul plaisir de l'exercice talmudique. Du jeu pur. »

L'exercice talmudique, nous voilà fixé…

Oui, mais je n'épiloguerai pas sur le sujet… Trop scabreux.

J'ai lu aussi durant l'été 2023 plusieurs ouvrages concernant le très décevant  François Fillon, un homme, lui aussi, obsédé par le pognon (La Vérité sur le Mystère Fillon, Apocalypse Now, La Haine…) et  sur la très décevante Marine Le Pen : Marine est au courant de tout et Bal tragique au Front national de l'insupportable Sophie Montel qui est passée aux aveux quand elle n'avait plus rien à attendre de son amie Marine puis de son compère Philippot, qu'elle avait d'abord suivi quand il a été viré du RN…

Sur le F.N. j'ai lu un livre très intéressant malgré son titre : Dans l'enfer de Montretout ainsi que Dans l'ombre de Le Pen de Lorrain de Saint-Affrique.

J'ai lu aussi un livre dénommé Claude écrit par le fils adoptif de cette dernière récemment décédé  Alain Pompidou. Décevant…

Concernant l'Amérique, j'ai lu Trop et jamais assez, un témoignage agressif de Mary Trump sur son célèbre tonton… Des choses intéressantes certes, mais tant de haine annule le but de l'ouvrage : faire passer Donald pour un abruti…

J'ai lu, offert par l'un de mes frères pour mon anniversaire, le dernier essai d'Emmanuel Todd, Le Déclin de l'Europe… Un livre qui démontre que la fin de la religion est catastrophique pour la solidité et l'armature de l'Europe, mais aussi pour les USA. J'y ai trouvé des idées très intéressantes même si Todd reste bien silencieux sur certains sujets…

Quelques autres titres différents ?

Oui, mais ce sera pour la prochaine fois… Car, vous connaissez mon point de vue...

Bien sûr ! Si nos conversations s'éternisent les lecteurs prennent la poudre d'escampette…

Alors, à très bientôt cher Bois-Renard !

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