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Coup d'coeur n°12 : André Figuéras, Chantons sous l'Occupation, Charles Péguy par les Tharaud...

Cher JCG je viens de réécouter votre coup d'cœur n°12 avec le Frère Thierry et j'avoue avoir pris beaucoup de plaisir à vous entendre évoquer des auteurs aussi fins, aussi doués, aussi français que Charles Péguy et André Figuéras. Merci du fond du cœur ! Merci du compliment , cher Bois-Renard, qui honore la mémoire de ces deux disparus qui, Dieu merci, grâce à leurs plumes seront immortels tout pendant que notre si belle langue sera enseignée en France et ailleurs…

Ce qui est étonnant c'est que Figuéras est cette fois évoqué comme romancier… Oui, et avec un titre énigmatique : Pétain, c'était De Gaulle… En fait, Figuéras pratique ce qu'on nomme l'uchronie. Il a imaginé que c'était Pétain qui partait à Londres et De Gaulle qui restait en France en 1940… C'est d'autant plus intéressant que très souvent les propos tenus par l'un et l'autre de ces deux Français si différents sont ceux qu'ils ont tenu à l'époque ! Oui, c'est étonnant, et j'ajouterais : si seulement cela s'était passé ainsi, la France eût été plus apaisée, si vous voyez ce que je veux dire. Car De Gaulle, politicien génial, fut  surtout  un grand diviseur, un ennemi acharné de la réconciliation nationale…

Oui, mais c'est un autre sujet… Vous avez raison…

Vous avez également évoqué des passages de Péguy susceptibles de le faire apprécier par tous ceux que son style rebute…  Ce fut longtemps mon cas, je le confesse… Mais, grâce aux frères Tharaud et à leur ouvrage Notre cher Péguy je reconnais que ce Charles avait un talent indéniable et une foi qui mérite le respect.

Merci aussi de m'avoir fait découvrir l'Abbé Guérin de Pontmain croqué par Anne Bernet et un autre livre épatant, Asservissement. Oui, j'ai dévoré cet ouvrage signé par un certain Vincent Held, ouvrage dont je vous livre la 4e de couverture, qui met en appétit :

« Entre dystopies technologiques, manipulations médiatico-politiques et Grande réinitialisation économique, les populations occidentales, plus désorientées et fragilisées que jamais, ont bien des raisons de se demander à quelle sauce elles vont être mangées. Effondrement financier et monétaire, omnisurveillance numérique, ingénierie sociale et autres projets de rééducation idéologique seront bien sûr au menu de cet ouvrage !

Mais au-delà de ces thématiques d’actualité, ce livre vous propose encore de remonter à la source d’un certain nombre d’idées sociétales à la mode, dont vous découvrirez des aspects aussi stupéfiants que méconnus. Préparez-vous à une exploration sans tabou de la face obscure de l’Occident contemporain…  »

Enfin, autre ouvrage qui recèle des pépites, Chantons sous l'Occupation Oui, le titre dit tout. André" Halimi, son auteur, traque les «profiteurs» des «heures-les-plus-sombres-de-notre -histoire» et donne ainsi la parole à des grandes gueules qui n'ont rien à voir avec celles qui participent à l'émission radiophonique éponyme. Je pense notamment à Michel Audiard qui insiste sur le fait que «rien n'est plus vaniteux qu'un homme de lettres». Lequel Audiard rend un vibrant hommage à Céline pour avoir écrit dans Les Beaux draps, pamphlet paru en 1941, et qui lui vaudra les pires soucis : «Moi, j'emmerde tout le monde, et Hitler en particulier !»

C'est peut-être pour cette phrase que ce cher Ferdinand est tant détesté côté gauche ou, devrait-on dire, côté cons ? Oui, peut-être, je vous laisse juge. En attendant d'avoir tranché, sachez que pour écouter cet entretien, cliquez ici :

https://santavox.com/le-coup-de-coeur-du-libraire-numero-12/

Merci, cher JCG, une nouvelle fois pour nous avoir fait partager vos lectures du moment…

 

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