Avant de revenir sur vos lectures de l’année 2025 qui méritent d’être vantées, deux mots sur la prune de 135 euros qui, d’après mes sources, vous aurait rendu très nerveux quand vous en avez eu connaissance…
N’employez point le conditionnel, cher Bois-Renard, vos sources sont excellentes ! J’ai effectivement perdu ma bonne humeur en apprenant de la bouche de ma mère - propriétaire de la voiture utilisée par votre serviteur - qu’elle avait reçu une prune de 135 euros. Et savez-vous pourquoi ? Parce que j'aurais eu le front de stationner sur une place réservée aux handicapés ? Nenni ! Pour avoir simplement - écoutez bien - déposé mon fils et ma future bru en haut de l’avenue Robert-Buron, à deux pas de la gare de Laval, le dimanche 25 janvier, à 18 H 42 exactement. L’opération a dû prendre 20 secondes tout au plus !
Mais quel pays peut-il être à ce point pourri pour sanctionner si durement des Français de souche qui 1° ne roulent pas sur l'or et 2° ont élevé des rejetons qui paieront, dans quelques années, la retraite du misérable poulet qui a osé se livrer à ce genre de crapulerie !
Ce pays où la crapulerie est élevée au rang des beaux-arts, c’est le nôtre ; ce pays, c’est la France ! Et ses représentants de la violence dite "légitime" me déçoivent chaque jour davantage…
On vous sent effectivement nerveux sur le sujet…
Nerveux, le mot est faible ! Je suis indigné, hors de moi ! Car ce genre de “dépose-minute”, des dizaines de Lavallois l’accomplissent chaque dimanche soir au même endroit. Et ce, depuis des lustres ! Parce que les gens qu'ils transportent sont pressés et qu’il y a trop de voitures à poireauter pour prendre un ticket permettant de se garer sur le parking situé devant l’escalier qui mène à l’entrée de la gare.
La scène de racket a donc eu lieu le dimanche 25 janvier…
Oui, à 18 h 42. Mes passagers devant prendre le train de 18 h 47, je les dépose en haut de l’avenue Robert-Buron - comme d’habitude - et sors en même temps qu'eux de la voiture histoire de leur claquer la bise. Eh oui, nous sommes polis dans la famille et j’apprécie fortement ma future belle-fille.
C'est pas bien, mon cher JCG ; d'abord d'avoir constitué une famille et, ensuite, de se montrer poli...
Tout cela, j’insiste, n’a pas duré vingt secondes au total…
J’étais d’autant plus furax de me prendre une prune que, contrairement à ce qu’il est écrit sur l’avis de contravention, mon arrêt - comme ce mot le précise - n’avait rien à voir avec un stationnement !
C'était une dépose-minute ou, au choix, une dépose-15 secondes...
Je précise également qu’il n'existe aucune ligne jaune ou en pointillée à cet emplacement.
Scandaleux ! Une dernière info à livrer concernant ce vol ?
Oui. J’ai bien vu qu’un flic dans une voiture de flic stationnant à cinq ou six mètres de nous me prenait en photo mais, pour être franc, je n’ai pas imaginé une seule seconde que ce triste sire payé par mes impôts pourrait se livrer à un exercice aussi pitoyable ! Ah, que ce misérable ne vienne pas pleurer si un délinquant issu de la diversité met un jour sa vie en danger. Il n’aura droit à aucune pitié de ma part. Aucune ! Ce genre de gugusse a clairement choisi son camp. Celui d’emmerder les Français qui - jadis - respectaient la police nationale.
Cet épisode me fait songer à un titre que j’ai vu dans votre vitrine la dernière fois que je suis monté à Paris : La Police ne peut plus rien pour vous…
Le livre est excellent mais son titre, mensonger : la police peut, chaque jour, nous filer des amendes injustes, nous emmerder, je m'excuse d'être vulgaire…
Quelle honte de gagner ainsi sa croûte…
Oui, mais je n’ai pas plus de respect pour les conseillers à la Cour des Comptes, les ministres, les parlementaires et tous les gros bonnets que nos impôts engraissent depuis tant d’années.
Comme l’a écrit Antoine de Rivarol : Quand les peuples cessent d’estimer, ils cessent d’obéir.
135 euros c’est de la folie, du délire !
C’est pourquoi je me suis permis de contester ce PV auprès des voleurs - comment les appeler autrement ?- qui rendent la vie quotidienne des Français d’aujourd’hui de plus en plus insupportable…
Vous nous tiendrez informé…
Oui, et j’espère que j’aurai plus de chance avec cette missive qu’avec celle que j’ai adressée à Rivarol avant Noël…
Vous n’avez reçu aucune réponse de leur part…
Hélas, Rivarol a opté pour le silence radio tant pour ma lettre que pour celle de Chiré. Je dois reconnaître que mon hebdomadaire préféré m’a également déçu sur ce coup-là. Mais je ne le renie pas pour autant, loin s’en faut ! et continue de le lire chaque semaine. Normal ! C’est le seul journal du pays véritablement indépendant, et qui ose aborder LE sujet qui fâche, celui qu’aucun autre canard ne traite jamais.
Je ne pense pas avoir besoin d’entrer dans les détails…
Vous vous réjouissez donc qu’il ait fêté dernièrement ses 75 ans…
Bien sûr ! Longue vie à Rivarol qui croule sous les procès et les attaques en tous genres émanant d’officines apatrides et d’associations viscéralement anti-françaises. Chaque numéro publié doit être considéré comme une victoire de la liberté d’expression.
Une grande victoire car, par les temps qui courent, cela relève de l’exploit.
Avez-vous lu le dernier numéro?
Oui, mais je voudrais revenir sur l’avant-dernier (n°3694), dans lequel Jérôme Bourbon, dans son excellent éditorial, La France en état d’invasion libre !, a évoqué, entre autres, les attaques policières et judiciaires contre les spectacles de Dieudonné et lâché l’information suivante, qui confirme que La France juive n’est pas seulement le titre d’un ouvrage de Drumont.
Donnez-nous, s'il vous plaît, cette information...
« Cela fait longtemps que Dieudonné est une cible. On apprend ainsi, grâce à la publication par le ministère de la Justice états-uniens, le 30 janvier, de plus de trois millions de documents supplémentaires liés au criminel sexuel juif Jeffrey Epstein que son nom apparaît comme cible. Des échanges concernant l’humoriste existent en effet entre Ariane de Rothschild et Jeffrey Epstein, évoquant des discussions visant à “gérer son cas” (sic !)
Dans un courriel du 20 décembre 2013, Ariane de Rothschild écrit ainsi à Jeffrey Epstein concernant Dieudonné : Outrageant que ça se dise encore en France sur les Juifs et l'argent... Le pire, c'est le nombre de vues !
Après avoir vu une vidéo de Dieudonné, elle compare la situation à Kafka + nationalismes et propose d'en discuter de vive voix lors de son prochain passage à New York.
« Comme par hasard, quelques jours plus tard, début janvier 2014, le ministre de l’intérieur, le likoudnik Manuel Valls - qui se vantait d”’être éternellement lié à Israël” - lance une offensive massive et tous azimuts contre l’artiste : circulaire aux préfets le 6 janvier pour interdire partout les spectacles de Dieudonné, arrêt le 9 janvier du Conseil d’Etat pour interdire son spectacle Le Mur qui devait se jouer à Nantes. C‘est le début d’une persécution politique, médiatique, fiscale et juridique de chaque instant contre Dieudonné qui culminera avec le vol d’hélicoptère au-dessus de sa maison comme s’il était un dangereux terroriste, des gardes à vue à n’en plus finir, des interdictions constantes de ses spectacles, tant en France qu’à l’étranger.»
Nous ne lirons jamais ce genre d’information dans Ouest-Torchon…
Ah ça c’est certain…
Ni dans Le Figaro, ni dans Le Point, ni dans Valeurs actuelles, etc.
Venons-en à vos lectures de l'année 2025. Je vous ai entendu dernièrement à la radio dénommée Courtoisie vanter, dans Le Libre journal de l’Occident, l’un des meilleurs titres de Galtier-Boissière, Mon journal depuis la Libération. Un bijou, si j’ai bien compris…
Oui, un petit chef d’oeuvre souvent teinté d’humour même si bien des histoires narrées par le créateur du Crapouillot n’ont rien de drôle. Vraiment rien.
Surtout pour ceux qui les ont vécues…
Un extrait, s'il vous plaît, cher ami…
« Le colonel R…, en retraite, habitait une villa sur la côte d’Azur. Quand les Français débarquèrent il se précipita au devant des soldats s’informant si son fils, engagé en Algérie, n’était pas parmi eux.
Bravo mes enfants, s’écria-t-il, le Maréchal serait fier de vous ! - Votre Maréchal est un traître, réplique un légionnaire. - Mais non, mon ami, le Maréchal a fait ce qu’il a pu. - Retirez cette parole, s’écrie le légionnaire en saisissant le vieux colonel à la gorge. Le colonel refuse de se dédire et reçoit une balle dans l’épaule. - Retirez cette parole !, réitère le légionnaire en se penchant sur le blessé. - Non ! crie le colonel qui reçoit une balle en plein coeur.»
Des histoires comme celles-là, le journal de Galtier en regorge et me confirme dans mon idée (que j’ai depuis des lustres) que la période dite de la « Libération » fut certainement l’une des moins roses de l’Histoire de France, l’une des plus difficiles à vivre.
En tout cas, il y a nombre de « Libérateurs » que je n’aurais point aimé fréquenter…
Le légionnaire qui a tué le colonel, par exemple.
Oui, ma France n’est pas la sienne….
Comme le disait une réclame célèbre : Nous n’avons pas les mêmes valeurs…
Auriez-vous en magasin, une autre histoire, qui s’achèverait moins tragiquement ?
Bien sûr !
« Georges Salvago, grand blessé de l’autre guerre, et qui s’était jeté dans la récente bagarre, me raconte qu’un vieil israélite du quartier de Monceau se réjouissait d’être à jamais débarrassé de l’équipe d’affreux miliciens qui occupaient un immeuble en face de son appartement.
«Or, quelle ne fut pas sa surprise, le lendemain de la Libération, de voir de sa fenêtre un grand banquet FFI dans le même local et de reconnaître parmi les convives tous les milliciens de la veille.
Il donna l’alarme et toute la bande fut promptement groupée. »
Pas mal…
En voulez-vous une concernant Charles Maurras ? Un scoop en quelque sorte…
Qui pourrait snober une information sur Maurras offerte par Galtier-Boissière ?
« Pourquoi [le Martégal] fit-il trembler tous les politiciens pendant trente ans ? Ses articles ? Les hommes politiques ont l’habitude des injures et des chantages. La vérité est que Maurras fut le premier à se constituer une garde du corps personnelle et à organiser une milice privée composée d’hommes de main.
Les adversaires de l’AF avaient peur de recevoir des coups, tout simplement. »
L’affaire Epstein étant actuellement en tête de gondole, y aurait-il dans l'ouvrage que vous vantez quelques histoires susceptibles d’éveiller la rage des anti-antisémites ?
Peut-être…
Une anecdote concernant le philosophe Bergson laisse entendre…
Je vous laisse juge :
« A l’occasion de la campagne entreprise pour porter la dépouille de Bergson au Panthéon, les Tharaud publient dans Le Figaro le curieux testament du philosophe israëlite, daté du 8 février 1937, quatre années avant sa mort : Mes réflexions m’ont amené de plus en plus près du catholicisme, où je vois l’achèvement complet du judaïsme. Je me serais converti si je n’avais vu se préparer depuis des années (en grande partie, hélas ! par la faute d’un certain nombre de juifs entièrement dépourvus de sens moral) la formidable vague d’antisémitisme qui va déferler sur le monde. J’ai voulu rester parmi ceux qui seront demain les persécutés. Mais j’'espère qu’un prêtre catholique voudra bien, si le cardinal archevêque de Paris l’y autorise, venir dire des prières à mes obsèques.»
Pas mal…
Ce Bergson était tout sauf un imbécile…
J’ai mieux en stock sur le sujet qui vous intéresse…
« Moïse H. vient me voir au Crapouillot. Ce bouquiniste israélite que je connais depuis une vingtaine d’années revient d’Alger où il s’était réfugié. Il rapporte une cargaison d’oranges.
Mon logement parisien était sous scellés, déclare-t-il. Mais ma concierge a été admirable : au péril de sa vie elle a brisé les scellés et m’a remis les petites choses dont j’avais besoin.- Et vous l’avez récompensée ?, demande Lucienne.- Oh oui ! je lui ai donné une orange. »
Excellent ! Mais certains goyim auraient pu se montrer aussi pingres…
Bien sûr ! J’aurais cinquante anecdotes à narrer tirées de cet ouvrage, des petits faits vrais concernant Gallimard, Béraud, Pétain, Drieu La Rochelle…
Toutes savoureuses, pour ceux que cette époque intéresse…
Il faut avouer que tout ce qu’a écrit Galtier-Boissère vaut le détour, non ?
Vous avez raison et j’ai actuellement chez Duquesne, un gros livre recensant de nombreuses chroniques du Petit Crapouillot, un ouvrage d’autant plus appétissant pour bibi qu’il est non massicoté.
Il s'agit de chroniques concernant des ouvrages ou des pièces de théâtre qui viennent de paraître...
Je l’ai ouvert plusieurs fois au hasard et ai gardé en mémoire quelques traits d’esprit. Notamment deux mini-portraits qui figurent, l’un dans Les Carnets de l’écrivain de Marcel Jouhandeau, et l’autre, dans une des chroniques d’un livre que je possède sans l’avoir encore lu : Le Théâtre de Maurice Boissard…
…le Maurice en question n’étant autre que Paul Léautaud…
Bravo, cher Bois-Renard…
Et de qui parle-t-il ?
De « Claudel... Cet extraordinaire bavardage, cette suréloquence fumeuse, cette folle et barbare agitation de mots... »
J’ai toujours eu du mal avec cet auteur…
Dans Les Carnets de l'écrivain, Jouhandeau évoque, lui, Picasso vu par Max Jacob.
« Picasso ? Cet homme qui mâchonne tout le temps quelque chose de verdâtre qu'il a envie de cracher à la figure, veux-tu que je te dise ce que c'est ? C'est l'avénement de la syphilis dans la peinture. »
Cher JCG, qu’avez-vous lu tout dernièrement qui justifie que vous nous en parliez ?
Je viens de relire la semaine dernière un ouvrage concernant Mitterrand et les liens qu’il a entretenus avec trois de ses plus vieux amis : Benouville (1914-2001), qu’il a connu au collège Saint-Paul à Angoulême ; François Dalle (1918-2005) et André Bettancourt (1919-2007), qu’il a côtoyés quand il était pensionnaire dans le célèbre foyer situé au 104 de la rue de Vaugirard, dans les années trente.
Le livre, paru en 2003, a pour auteur un journaliste, Sebastien Le Fol, et comme titre: En bande organisée.
Mitterrand, tiens donc, ce sujet vous intéresse encore ?
Oui, encore et toujours. Car j’affectionne tout particulièrement Vichy, les années trente, la vie littéraire de l’époque, qui fut si riche, vous le savez. Mais je l’ai relu pour une raison autre, et que je ne pouvais pas soupçonner quelques jours auparavant...
Vous m’intriguez, cher JCG...
Figurez-vous que j’ai fait la connaissance, à la librairie, de la veuve de François Dalle. Sitôt son nom dans mon oreille, nous avons évoqué cet ouvrage, qu’elle connaissait (l'auteur avait voulu l'interroger) et a du reste acheté lors de son second passage.
Si cette sympathique octogénaire repasse une troisième fois dans la boutique je veux être, si j’ose dire, au point concernant certaines anecdotes concernant son mari décédé en 2005. Son mari qui, pour ceux qui l’ignoreraient, a fait de l’entreprise L’Oréal, le leader mondial de la cosmétique…
Un extrait concernant cet ouvrage ?
Oui, et qui justifie l’intérêt que je porte à ce fourbe de Mitterrand. Il a trait au petit-déjeuner que ce dernier avait pris avec le célèbre écrivain Jean d’Ormesson au palais de l’Elysée le 17 mai 1995, deux heures avant la passation de pouvoir avec Jacques Chirac…
« L’écrivain chéri de la droite et du Figaro !, écrit Le Fol. De quoi désespérer Solférino… Les socialiste sont déjà bien chafouins depuis les révélations sur la jeunesse très droitière de leur héraut.
« Mitterrand va remettre une pièce dans le bastringue au cours de sa conversation avec son invité. Alors que ce dernier l’interroge sur l’affaire Bousquet, il lui répond : Vous constatez là l’influence puissante et nocive du lobby juif en France.
Ce n’est pas un scoop…
Non ! Mais ce que j’ai apprécié le plus dans ce chapitre plus littéraire que les autres, ce sont les lignes suivantes qui, je le répète, expliquent mon intérêt pour La Mitte :
« J’ai interrogé de nombreux écrivains ayant connu le chef de l’Etat pour savoir comment ils interprétaient son invitation à d’Ormesson. Il est le dernier président à avoir eu cette dévotion, cette fascination pour la chose écrite, me dit un jour Philippe Sollers devant un oeuf mayonnaise à la brasserie parisienne de la Closerie des Lilas Il a rêvé que le pouvoir était là. »
Cette explication me réjouit. Car j’ai moi aussi - et depuis toujours - cette dévotion, cette fascination pour la chose écrite. Et si j’étais au pouvoir je ferais en sorte d'aider matériellement un écrivain sans le sou à vivre décemment.
Un écrivain de talent bien sûr.
Je ne mets rien au-dessus d'un écrivain de talent, hormis les saints bien sûr !
Mais il y a si peu de saints, si peu de chrétiens qui méritent ce qualificatif…
Vous avez raison… Que lisez-vous en ce moment ?
J’ai plusieurs livres en cours, que je peux interrompre sans jamais avoir de mal à me replonger dedans : la biographie de Bernard Grasset par Jean Bothorel ; deux livres d’entretiens : l’un entre Philippe Muray et Elisabeth Lévy, Festivus festivus, l’autre entre François Nourissier et deux illustres inconnus, Mauvais genre.
Il y a, enfin, seul titre que je n’aie pas déjà lu il y a des années, un journal carcéral, celui de Pierre-Antoine Cousteau, Intra Muros.
Que des plumes de grande qualité…
Ces cinq ouvrages m’apportent un florilège de bons mots et de réflexions particulièrement réjouissants par les temps qui courent.
Nous en parlerons peut-être la prochaine fois…
Oui, ou d'un autre ouvrage que je vous présenterai...
Avec plaisir !