Ma vie de libraire chez Duquesne (VIII) : réflexions et souvenirs divers sur 2026 et 2025

Cher JCG, mon petit doigt m'a dit qu'une fois de plus votre célèbre box Bouygues Telecom avait été pour le moins décevante en janvier…

Oui, elle a rendu de nouveau impossible tout paiement par carte bleue durant quatre jours pleins…On a beau avoir l’habitude de ce genre de panne (un mois complet, souvenez-vous, en novembre dernier), c’est toujours un grand déplaisir pour un vendeur de devoir refuser un client potentiel qui n'a pas d'autre moyen de paiement en sa possession. Prévenue par mes soins, «ma» maison mère demanda illico presto au technicien de BT (Bouygues Telecom) de revenir dans la boutique «voir où était le problème». Mais, comme la précédente, cette intervention n'a servi à rien -  si ce n'est à me crisper...

Je pense avoir compris...

Eh oui, BT n’était pas responsable de la situation, c'était Orange le coupable...

Rien de nouveau sous le soleil… 

Non ! Et je suis même allé chercher une fois de plus une clé 4 G dans la boutique de la rue de Rennes où je n’eus point cette fois l’honneur, la joie, le plaisir, de rencontrer de nouveau la très désagréable Aïcha, que j’ai déjà évoquée en novembre dernier sur notre site et celui de la boutique en question…

Espérons que ce genre de désagrément ne se reproduira plus en 2026… 

Il est possible qu’il disparaisse à jamais, car nous avons fini par accepter de « passer à la fibre » prochainement, d’abandonner ce qui fut jadis le « nec plus ultra », l’ADSL, « un top du top » que je vantais il y a plus de vingt ans dans le journal municipal de la Ville de Laval... Espérons qu’une fois la fibre parmi nous, Orange fera en sorte de ne plus jamais nous couper l’accès à l'internet...l

Jusqu’à ce que la fibre, à son tour, ne devienne ringarde et périmée..

Ce qui ne manquera pas d’arriver avant que nous ayons perdu toutes nos dents…

Ce sujet expédié, deux mots sur les municipales à Laval…

Oh, rien de bien excitant à en dire ! Du côté droit, que d’aucuns journaleux osent encore nommer « l’extrême-droite », je constate que la situation se dégrade avec le temps : car s’il y eut une liste soutenue par le FN en 2014 - une liste et - champagne ! - un élu (sa tête, bibi) ; une liste en 2020 aux couleurs du RN mais aucun élu (Cadenas avait mordu la poussière après une campagne de notable), à l’heure où je vous parle, 3 février 2026, aucune liste invoquant Bardella n’a encore été présentée…

Ce ne sont pourtant pas les problèmes qui manquent… 

Ah ça, non ! Les problèmes divers et variés et, bien sûr, le grand nombre d’étrangers inassimilables qui vivent à Laval depuis quelques mois ou plusieurs années sans que nous n'ayons jamais été consultés sur le bien-fondé de leur arrivée !

J’ai l’impression que plus le pays s’enfonce dans le chaos et moins de solutions politiques apparaissent… 

En tout cas, je continue de penser que le RN sera dans l’incapacité de monter une liste dans les semaines à venir. 

Avez-vous rencontré le leader de ce parti, le jeune Thomas Brisseau ?

Non, mais, vous le savez, je ne suis à Laval que deux jours par semaine. Et jamais le samedi midi où je pourrais éventuellement le croiser sur le marché de la place de la Trémoille quand il distribue ses tracts électoraux… 

Que vous inspire la brouille entre le maire actuel de Laval, Florian Bercault, et son premier-adjoint, l’homosexualiste Bruno Bertier…

Je félicite le jeune et insipide maire de Laval qui a réussi un coup de maître : virer de sa prochaine liste l’élu le moins populaire de son équipe ! Un élu qui, j'imagine, devait lui taper sur les nerfs depuis des mois voire peut-être des années. Bravo l'artiste ! Maintenant, dire que cette brouille me réjouit serait exagéré, mais je reconnais qu'elle ne m’attriste pas. 

Ces gens sont tellement fades, creux, prévisibles et, surtout, anti-français !

Je n'ai que du mépris pour toute cette clique de profiteurs... Même si je félicite le maire de faire des enfants avec la même femme, la sienne. Une femme dont le nom de famille est le même que le mien...

Avoir trois enfants aujourd'hui, bravo Bercault !

Bertier ira-t-il, d'après vous, jusqu’à se présenter sur la liste des Mélenchonistes ? 

Je l'en crois capable ! Mais il faudrait poser cette question à son politologue de «mari» qui le connaît mieux que moi…

Maintenant, quand vous retrouverez de nouveau Bertier à la cour d'appel de Poitiers en 2026, pensez-vous que ses frais d’avocat seront de nouveau intégralement payés par le contribuable local ?

Plusieurs Lavallois, réjouis de voir Bertier exclu de la prochaine liste de Bercault, m’ont posé la question… Je n’ai pas de réponse à leur donner. Je sais seulement que l’homofolie est pratiquée par tous les bords politiques. Je ne serais donc pas surpris que le maire élu en mars prochain soit d’accord pour financer l’avocate - ô combien coûteuse - de Bertier avec nos deniers…

Même si c’est Soultani ?

Oui, la « Belle Samia » est une LGBTiste de compétition, comme la plupart des membres de sa liste… Elle n'a rien d'une femme de droite.

Ces points évoqués, passons à d’autres sujets. A des choses vues, par exemple, que vous auriez dernièrement notées dans votre journal personnel. Des petits faits qui caractérisent notre époque et démontrent qu’il y a de bonnes raisons de s’inquiéter sérieusement pour l’avenir de nos enfants et petits-enfants… 

L'autre lundi, sur le parking du centre E. Leclerc de Saint-Berthevin où je m'étais rendu pour acheter, entre autres, mon pied de porc hebdomadaire confectionné, publicité gratuite, par Les Rillettes gorronnaises, l’autre lundi donc, un Sénégalais d’une quarantaine d’années m'interpelle avec un grand sourire. Peut-être a-t-il l’intention de me parler de son équipe nationale de balle au pied qui vient de gagner dernièrement la coupe d’Afrique contre le Maroc ?

Non, il veut me faire signer une pétition.

Tiens donc, une pétition, et contre qui ? contre quoi ? Macron ? L'augmentation du prix de l'électricité ? La gabegie administrative ? L’invasion de la France par les musulmans ? La baisse du niveau scolaire ? La pornographie gratuite dans les smartphones des enfants ? La montée du nombre d’Afghans en France ? 

Nenni ! Tenez-vous bien : contre l'excision !

Je lui réponds que ce sujet ne me concerne aucunement, en clair que je m'en tamponne la coquillette ! Je lui glisse également qu’avant l’arrivée massive d'immigrés musulmans en France, on n'en parlait jamais ! 

Il me répond, lui, que cette religion n’est pas la seule responsable à pointer du doigt, que c’est un sujet plus vaste, etc. 

Bien que je n’aie point envie d'évoquer un pareil sujet un lundi matin, j’accepte quand même de prendre son document pour lui offrir une signature… Qu’on en finisse avec cette histoire !  Mais le pétitionnaire veut davantage que mon nom de famille… J’aurais dû m’en douter : il veut du blé, un petit biffeton… 10 ou 20 euros, quoi ! Mon sang ne fait alors qu’un tour car j’ai horreur qu’on me prenne pour un abruti, surtout dans mon département. « Hein quoi ! vous voulez de l’argent alors que j’en gagne si peu moi-même avec des enfants à charge ! Et que ferez-vous de ce pognon hormis le dépenser au bistrot ou l’envoyer au pays ? Et en quoi vous donner de l’argent permettrait-il de lutter contre l’excision ?» Je suis de fort mauvaise humeur et trouve le moyen de lui signaler que, si j’étais au pouvoir, un type comme lui repartirait dans son pays d’origine le jour même de mon arrivée à l’Elysée… 

A-t-il été choqué par vos propos ?

Nullement ! Il a souri et fui sans demander son reste. C’était un arnaqueur intelligent, il a tenté sa chance, il a perdu…

Vous n’êtes pas très afro-friendly mon cher JCG…

Non, je ne le suis pas. Car la coupe est pleine. Pour moi, elle l’était déjà en 2014, quand j’ai pris le risque d'être le candidat aux municipales contre l'africanisation de la Ville de Laval, en pensant que de nombreux Lavallois appuieraient ma candidature...

Pour être franc, je ne suis plus afro-friendly que quand j’écoute du jazz de qualité supérieure (Armstrong...) ou que je tombe sur des Africains qui, peu ou prou,me font penser au cardinal Sarah ! Surtout, je n’apprécie pas qu’on vienne me poser ce genre de question à la noix quand je me rends au Leclerc de Saint-Berthevin pour me ressourcer auprès de Mayennais qui ressemblent à des Mayennais...

Qui pourrait vous en vouloir ?

Des Lavallois plus « ouverts» à tous les vents de la «mondialisation heureuse» que je ne le suis moi-même. Des gens qui trouvent très bien que la race blanche disparaisse de la planète terre en général et de la France en particulier. Des lecteurs de Libération,Ouest-Torchon, des auditeurs de BFM-VC…

Mais, pour être tout-à-fait précis, sachez que j’avais également été agacé ce matin-là par une nouveauté se trouvant à la piscine Saint-Nicolas où je m'étais rendu nager comme tous les lundis matins :  une douche dite «pédagogique»…

Mais qu'est-ce que c'est que ce binz ?

Une douche qui permet - via des couleurs qui scintillent autour de sa pomme - de mesurer la consommation de litres d’eau que nous utilisons ; une douche qui, pour moi, s’inscrit sans aucun doute possible dans un programme de contrôle social à la française…

En clair, on vient nous les briser jusque sous la douche de la piscine Saint-Nicolas !

Oui. On dépense des milliards pour un Ukrainen corrompu, pour loger et nourrir des populations inassimilables, des élus et des hauts-fonctionnaires qui ne font rien d’autre que de pondre des lois et des normes qui rendent nos vies insupportables, et on va maintenant culpabiliser des nageurs parce qu’ils utilisent dix litres d’eau supplémentaires ! Les culpabiliser et, bientôt, les taxer. Car je demeure persuadé que ce contrôle se retrouvera tôt ou tard dans la facture d’eau…

…le jour où, via une puce que nous aurons sous la peau ou dans notre maillot, le service des eaux pourra nous identifier…

Mais le plus grave dans cette affaire est que j’en ai parlé à une cousine en pensant la choquer…

Et alors ?

Alors, elle trouve cela très bien ! Et m’a certifié que cela se faisait déjà dans certaines entreprises du bâtiment quand leurs salariés passent à la douche…

A propos de cette cousine, que j’apprécie tout particulièrement depuis le mitan des années soixante du siècle précédent, sachez qu’elle m’avait déjà fortement déçu quelques jours avant. En m’annonçant qu’elle préférait assister au mariage d’un cousin homosexuel plutôt qu’à celui de mon fils avec ma future bru !  

La France est vraiment très, très malade… 

Quittons Laval et revenons à nos moutons, ou, plus exactement à Duquesne-Diffusion où vous travaillez maintenant depuis un peu plus d’un an…

Oui, et je m’en réjouis.Quel bonheur, je le répète, de vendre des ouvrages susceptibles d’élever les âmes et d’ouvrir les yeux de certains lecteurs sur le chaos actuel...  

Seules de bonnes lectures peuvent permettre de décrypter le Nouvel Ordre Mondial…

... et de mieux saisir la haine inexpiable que suscite la France catholique et royale chez les satanistes en col blanc… 

Vous êtes pourtant dans un secteur quasi-sinistré… 

Les temps sont durs, je le reconnais, les Français ont de moins en moins de pouvoir d’achat, et la concurrence des smartphones vient s’ajouter à l’absence de curiosité livresque de nombre de nos concitoyens.

Il y a aussi l’absence de solution politique à mettre en place. De leader digne de ce nom. En clair, et comme le disait Maggie Thatcher en son temps, il n’y a pas d’alternative… 

Néanmoins, il faut continuer à se battre sans relâche et à croire à ces trois notions si mal vues aujourd’hui,surtout quand on les assemble : le travail, la famille et la patrie..

J’aime également à dire que je ne fréquente à Paris que des Français qui lisent, qui aiment les livres au point de dépenser de l’argent pour s’en procurer.

C’est pourquoi mon humeur est toujours au beau fixe avenue Duquesne. 

Oui, il faut continuer de se battre, ne pas se laisser atteindre par le découragement. 

Il faut aussi avoir les yeux fixés sur les journées chouannes des 5 et 6 mai 2026, qui permettront de fêter les 60 ans de Chiré. Un anniversaire que nombre de librairies récentes ne fêteront sans doute jamais..  

En deux mots, cette première année…

Elle s’est achevée par une dédicace particulièrement suivie, celle de Pierre Hillard, qui a vendu fin décembre plusieurs dizaines de son dernier ouvrage, celui sur l’histoire politique et mythique du troisième temple de Jérusalem… Il y avait la foule des grands jours avenue Duquesne. Et le TPE fonctionnait ce jour-là…

Quel bonheur !

Même si, en pareille situation, le vendeur ne quitte pas sa caisse pour tailler une bavette avec ses clients… 

Peu de temps avant nous avions reçu un nonagénaire qui connaît bien et le cinéma français et l’oeuvre de Robert Brasillach, le très érudit Philippe d’Hugues… 

C’est à lui qu’est revenu l’honneur de préfacer le premier roman de Robert Brasillach, qu’il a écrit quand il avait 19 ans et qu’a édité tout dernièrement la maison Les Sept couleurs - édité, j'insiste, et non réédité : Les Vacances

Oh, sur Robert, j’ai l’impression que vous êtes incollable, cher Bois-Renard…

D’autres dédicaces marquantes…

La semaine dernière, nous recevions Albert Willemetz, le petit-fils du célèbre librettiste de l’entre-Deux-Guerres décédé en 1964. Ils portent tous les deux le même prénom mais celui qui s’est pointé ne put, lui, être un grand ami de Sacha Guitry : il est venu au monde en 1957, l’année de la mort de Monsieur Moa

Le nom d’Albert Willemetz ne dira rien à nombre de jeunes Français d’à c’t’heure, aurait dit ma grand-mère, mais il est l’auteur des paroles de 3000 chansons - je parle du grand-père - dont certaines ont fait vibrer des dizaines de millions de Français.

Je pense à des titres aussi célèbres que Ramona, Dans la vie faut pas s’en faire, Mon homme, Félicie aussi, Ah, si vous connaissiez ma poule

La saine gaieté des chansons de nos aïeux…

La semaine d’avant nous recevions, pour la seconde fois, Jean-Michel Vernochet, qui décrit avec tant de talent et d’intelligence la situation géopolitique de notre époque. Parmi les autres auteurs à être passés nous voir, citons encore Philippe Prévost, Philippe Pichot-Bravard, Jean-Yves Le Gallou, Adrien Abauzit, Eric Leclercq, le docteur Le Borgne…

Rien que du  beau monde ! Bravo, vous êtes de nouveau dans votre élément... 

Oui, et vous savez ce qui me touche tout particulièrement, cher Bois-Renard, c’est de revoir des anciens clients de la librairie qui m’employa entre juillet 2017 et novembre 2022. J'en ai revu une bonne centaine, je pense. Oui, une bonne centaine.

Chaque mois, j’en retrouve un qui ignorait que j’étais revenu à Paris.

Le 1e octobre, j'ai ainsi revu un ancien militant monarchiste, nationaliste et catholique qui a beaucoup donné dans sa jeunesse pour la cause. Il voulait sauver la France. Il a même entarté une pourriture de la politique française actuelle...

Je ne donnerai pas son nom, car il s'apprête à devenir ostéopathe.

Eh oui, il a enfin compris que le combat politique était aujourd’hui particulièrement délicat à mener tout en gagnant sa vie…

Tout le monde ne peut avoir autant de constance et de niaque que l'ami Yvan Benedetti !

Et que dites-vous en priorité à ces amis retrouvés concernant votre nouvelle enseigne ?

Que Chiré sort d’une grave crise informatique qui, espérons-le, sera totalement réglée en 2026. 

Ah, l’informatique !

Elle mène le monde professionnel, désormais ! 

Cher JCG, il serait bon que nous évoquions les lectures qui furent les vôtres depuis que vous êtes entré chez Duquesne...

Je suis d'accord mais il y en a eu trop pour que je les cite toutes aujourd’hui. Je me contenterai d’un roman de Michel de Saint-Pierre : La Passion de l'abbé Delance.

Ce livre dénonce une fois encore la « marxitude » de nombre de curés français des années 60 et 70.

Marx et Jésus, quand ce n'est pas Marx avant Jésus.

Oui. L’un des prêtres, Lucien Cornelli, tient ce discours : «Ah Paul je ne peux plus voir ces églises de riches ! Et je préfère à Saint-Pierre de Rome n’importe quelle écurie. Parce qu’au moins l’écurie, elle me rappelle la crèche ! » Un autre «accepte de faire un bout de chemin avec les marxistes qui ont relancé l’Evangile à leur façon ».

C’était dans l’air du temps…

Cette époque est révolue. Les curés de gauche d'aujourd'hui ne sont plus marxistes. Du reste, je me demande s’il existe encore des curés de gauche..

Ils ne croient plus au grand soir que Mitterrand a permis de connaître avec le succès que l'on sait.

Je suis très sensible à ce genre de roman parce que j'ai connu cette période, je n'y reviens pas l'ayant déjà traitée dans un entretien antérieur.

Ce que j'ai apprécié dans ce livre c'est le personnage de l'abbé Delance, et tout particulièrement ce qu'il a dit dit à un polémiste de droite, un intégriste comme on disait jadis, un certain Georges Gallart, après l'avoir confessé :

« Lorsque la confession de Gallart fut achevée, Paul laissa régner un court instant de silence avant de dire d’une voix que son pénitent ne lui connaissait pas. 

“ Un jour vous rencontrerez Celui que vous offensez ! Vous buterez dans ce Christ aux pieds sanglants. Vous vous trouverez nez à nez avec le porteur de la couronne d’épines… Et alors ? Que ferez-vous ? Que direz-vous ? Car rien en vous ne m’est un signe que vous ayez vraiment le ferme propos… Vous n’avez pas renoncé, au fond de vous-même ; cela dépendra des occasions et des humeurs. Vous êtes là parce que vous avez peur. C’est déjà une grâce de Dieu, oui, la grâce qu’il accorde aux âmes clochardes qu’il ne peut attraper autrement : la peur. Mais attention ! Cette peur-là est plus fragile qu’un remords.

Magnifique, et tellement vrai. La suite, vite…

«Ce fut Gallart qui murmura cette fois : Alors ? - Alors, dit le confesseur, prenez garde. Quand Jésus a travaillé longtemps en vain dans une âme,il reste la colère de Dieu…»

Je crains cette colère de Dieu et, en même temps, refuse trop souvent le chemin de la sainteté…

Nous sommes tous pareils, cher Bois-Renard…

La confession vous intéresse beaucoup, on dirait.

Oui, elle a pris une grande importance dans ma vie quand j’ai opté pour la messe en latin, la messe de toujours, après le motu proprio du 7-7-7, du 7 juillet 2007.

Un autre extrait, s’il vous plaît…

Oui, pour conclure cette conversation…

« Cette fois plus de cent personnes attendaient le prêtre. Paul, entrant dans sa cage aux grilles de bois, dut prendre son courage à deux mains. Il voyait déjà, il subissait déjà cet interminable défilé de la faiblesse humaine et du péché. Il accueillait d’avance les béquillards spirituels et les âmes lépreuses, il vivait ce contact répugnant et direct avec la danse macabre du Mal, cette agonie du prêtre accablé par de sordides petites misères, mêlées parfois à des aveux qui feraient fuir les anges. Mais, il ressentait l’honneur de présider - au nom du Maître - l’unique tribunal du monde où l’on se traduise soi-même en ne plaidant jamais que coupable. Saint Pie V ne disait-il pas : Donnez-moi des confesseurs, c’est là toute la réformation des consciences ? Et quelle religion a jamais imaginé quoi que ce fût de comparable à ce prétoire secret, sans toque ni toge, où le procureur n’est autre que le pécheur à genoux, où le juge n’est autre que Dieu lui-même ?»

Sublime. Une conclusion avant de se quitter…

Une remarque de l’abbé Delance, qui pense que l’Eglise a davantage besoin de saints que de polémistes. Je dis donc à ceux qui me conseillent : Soyez des saints ! Oh, nous n’inventons rien, vous savez, c’était déjà le conseil du curé d’Ars.

Cher JCG, merci, ce fut un plaisir de vous retrouver…

Plaisir réciproque. A très bientôt pour évoquer d’autres lectures ayant marqué mon année 2025…